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graves, La température s'élève à 396. La langue est rôtie, lés urines de plus en plus troubles, Cystostomie.
Peu à peu la température s'abaisse pour revenir à la normale et ne plus la quitter à partir du 30 août, A sa sortie, le 25 septembre, le malade à un état général excellent, L'appétit est revenu. Il garde ses urines pendant une heure et demie à deux heures.
Septembre 189%, — Etat général excellent. Continence parfaite. Au moment des besoins, l'urine est projetée à 1 mètre ou 1"50. Jamais plus le malade n’a eu de fièvre ni de frissons.
OBserRvATION XL (Tuffier, Société de chirurgie). — Rétention aiguë et infection. — Sonde à demeure. — Ponction, — Cystostomie, — Phlegmon prévésical, — Mort.
Le 22 septembre 1893, j'étais appelé à Marly pour voir un homme de soixante-trois ans, atteint de rétention aiguë complète depuis une quinzaine de jours.
Le cathétérisme étant devenu difficile le quatrième jour après la rétention, on avait placé une sonde à demeure. Après quarantehuit heures, la sonde fut retirée, mais de nouvelles difficultés survinrent pour en introduire une nouvelle le lendemain.
Quand je fus appelé, le malade n’avait pas uriné depuis vingtquatre heures, il était fébricitant, la verge était tuméfiée et laissait écouler une notable quantité de sang. Je pus mettre une sonde à demeure et évacuer une urine noirâtre et sans caillots.
Les jours suivants, l'état général restait mauvais, la fièvre persistait, la sonde était mal tolérée, on dut faire une ponction hypogastrique. Une nouvelle sonde à demeure fut placée avec beaucoup de difficultés et on m’envoya le malade le 7 octobre 1893.
Etat général grave, température, 38°5, le canal suppure.
J'administre la quinine, je prescris le régime lacté, l’antisepsie vésicale,
Le lendemain, l’état s’est encore aggravé ; j'enlève la sonde et, trouvant des difficultés à en introduire une autre, je me décide à pratiquer le soir même la cystostomie.
Opération simple, mais épanchement uro-purulent fétide dans la
cavité de Retzius.
Le lendemain matin, le malade, épuisé, succombait.
OBservarTion XLI (résumée). — (M. Debaissieux, Académie de médecine de Belgique, 1894.) — Rétention d'urine chez un prostatique. — La ponction hypogastrique au gros trocart et la sonde à demeure ne peuvent enrayer la marche des accidents. — Cystostomie. — Rétablissement de la santé. — Urètre hypogastrique continent.
H. M., soixante-dix-sept ans. Prostatique amené à l'hôpital le 8 février 1894 pour rétention d'urine datant de trois jours. M. Vercauteren ne parvenant pas à le sonder, évacue la vessie par une ponction capillaire aspiratrice. Le lendemain matin, la rétention s’est reproduite.
Cathétérisme impossible. Je pratique la ponction au gros trocart et j'introduis par la canule une sonde molle que je fixe aux téguments. Irrigation boriquée matin et soir. -
Au bout de douze jours, le liquide repassant par l’urètre, je supprime le drainage sus-pubien, Mais, à partir de ce moment, flèvre, soif vive. Le cathétérisme pratiqué ramène 500 grammes d'urine purulente.
Pour éviter le cathétérisme, que la difficulté de surmonter l’chstacle prostatique n’aurait pas manqué de rendre dangereux, je plaçai une sonde à demeure et fis chaque jour trois lavages boriqués de la vessie, Les accidents cessèrent,
Quinze jours plus tard, suppression de la sonde, reproduction des phénomènes de rétention et de septicémie. Température, 40 degrés. La sonde à demeure, appliquée de nouveau et des injections boriquées font renaître le calme, Mais la fièvre ne disparaît plus complètement, la température du soir restant à 38 degrés ou 38°5, La sonde à demeure commence à être mal supportée; elle irrite le canal, et le patient, fatigué, demande sa suppression.
À peine est-elle enlevée de vingt-quatre heures que les accidents septiques prennent une intensité menaçante, Dans ces conditions,
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Or la cystostomie m’apparaît comme le seul moyen de sauver le malade.
Je pratique l’opération de Poncet le 14 mars, suites de l’opération simples. Dès le troisième jour, la fièvre avait complètement disparu. À partir de la sixième semaine, il put retenir ses urines et bientôt après il quitta l'hôpital.
Trois mois après. — Etat général excellent. Urètre hypogastrique continent. Il urine toutes les deux heures la nuit, toutes les heures et demie pendant le jour. L’urine s'échappe quelquefois avec un faible jet, quelquefois en nappe ; elle est limpide, sans odeur.
OBsERvATION XLII (th. Auneau, résumée). — Rélention aiguë. — Etat général grave, — Cystostomie.
G..., soixante-huit ans, entre à la Pitié pour rétention d'urine.
Première rétention aiguë en 1889. Une deuxieme rétention s'est déclarée cinq jours avant son entrée, Sondé chez lui, à plusieurs reprises, il arrive avec un urètre saignant et une vessie distendue, La sonde à grande courbure pénètre seule dans la vessie et urétrorragie,
Température, 38°3, langue blanche, appétit nul.
Difficulté toujours grande du cathétérisme. Urétrorragie. M. Lejars pratique la cystostomie le 28 juin, soulagement immédiat, Disparition rapide des accidents généraux. Le fonctionnement du méat hypogastrique s’établit très rapidement.
Le malade sortit à la fin de juillet avec un appareil Colin.
Revu depuis à plusieurs reprises, il était très satisfait. Cependant, ces jours derniers, il est venu demander à ce qu’on lui ferme son méat hypogastrique,
OgsErvaTiON XLIII (ên th. Auneau, résumée). — Rétention aiguë. — Phénomènes généraux graves.
X...,soixante-dix sept ans, entre à l’Hôtel-Dieu en octobre 1893. Rétention aiguë durant depuis frente-six heures : cathétérismes D
infructueux pratiqués en ville et déchirure de l’urètre, Vessie très distendue, fièvre et symptômes d'infection urinaire grave. Prostate volumineuse.
Impossibilité du cathétérisme avec une sonde molle, puis avec une sonde métallique; du reste l’état de l'urètre déjà maïtraité et puis saignant au moindre contact, nous paraissait une contreindication à prolonger les tentatives.
Cystostomie. Grands lavages à l'eau boriquée chaude. Le soulagement est immédiat, l'état général s’amende rapidement, au dixième jour on enlève les fils. Quatorze mois après l'opération, l'état général est très satisfaisant, L’urine passe par l’un et l’autre canal, Le malade maintient son méat sus-pubien en le cathétérisant.
OzservarTIoN XLIV (in th. Boutan). — Rétention aiguë. — Infection urinaire grave.
X..., soixante. seize ans, Dysurie depuis trois ans. Il y a dixhuit ans rétention d'urine qu’un cathétérisme fit cesser.
Entré à la Pitié le 29 janvier 1893 pour une rétention d’urine datant de quarante-huit heures avec mauvais état général et symptômes d'infection grave. La sonde amène des urines sanglantes. Lavage boriqué.
Le soir cathétérisme difficile avec une sonde en gomme qu’on laisse à demeure. Urines sanglantes.
30 et 31 janvier la sonde fonctionne bien ; mais le malade souffre tellement que dans la nuit du 31 au 1° janvier il arrache sa sonde.
Le 1% février il souffre beaucoup. Une sonde en gomme aisément introduite donne issue à un liquide sanglant sans soulagcment, Débouchée par aspiration, la sonde laisse sortir une grande quantité d’urines noirâtres. Dans la journée, la sonde laissée à demeure cesse de fonctionner, d'où vives souffrances.
2 février. Mêmes difficultés d'évacuer, Sonde à demeure très douloureuse,
Jusqu'au 4 février la sonde à demeure ne fonctionne pas. Douleurs violentes, Urines toujours sanglantes.
AGO Le 4 février, en présence des accidents, des difficultés du cathétérisme et des douleurs intenses, M. Tillaux pratique la cystostomie. Température 38°2.
Soulagement immédiat, Le soir température 37°5. 5 février. Dyspnée, râles fins aux deux bases.
Get 7 février. Douleur à la pression au niveau du rein gauche. Mort le 10 février.
OgsErvATION XLV. — Rétlention et infection aiguës. — Cyslostomie, — Guérison.
T. C., soixante et un ans, charron. Entre à l'Hôtel-Dieu, salle Saint-Philippe le 4 septembre 1825.
Troubles urinaires remontant à un an. Envies fréquentes d’uriner surtout la nuit, mictions plus abondantes, gêne dans la mic tion. Troubles plus prononcés à la suite des excès.
Il y a un mois à la suite d’excès de boisson il fut pris d’un accès de rttention aiguë. La rétention d'urine resta complète pendant huit jours, et on dut avoir recours au cathétérisme.
Depuis le malade urine par regorgement d'une manière continue, |
A l'entrée, la vessie est distendue. La miction se fait par regorgement, Au toucher on sent une prostate grosse et lisse, Le malade a de la fièvre, la langue est sèche, la soif vive.
On traite le malade par des cathétérismes réguliers et des lavages, mais la température augmente et monte rapidement à 41 degrés le 9 septembre.
Etat général grave ; langue sèche rouge sur les bords. Le malade est anxieux.
En présence de ces accidents M. Gurtillet pratique là cystostomi2 sus-pubienne.
On arrive facilement sur la face antérieure de la vessie. Le cul-de-sac péritonéal re descend pas très bas, Incision de deux centimètres environ. Les parois de la vessie sont d’une très grande épaisseur, par hypertrophie de la couche musculaire. Cette grande épaisseur rend dificile la suture de la vessie à la peau qui ne se
fait qu'incomplètement sur plusieurs points. Quatre points de suture, Vessie à colonne. Grosse prostate surtout développée du côté de son lobe moyen qui fait une forte saillie en arrière, mais qui ne forme pas une tumeur pédiculée.
Les muscles grands droits forment une boutonnière extrêmement résistante qui serre fortement les doigts, mais malgré cela on ne les incise pas.
13 septembre, —Il s’est produit une notable amélioration, mais la température oscille entre 38 et 39 degrés.
Jusqu'à présent l'urine s’est écoulée avec quelques difficultés à cause de la suture imparfaite de la muqueuse à la peau et peutêtre de la très grande résistance des grands droits.
15 septembre. — La température baisse peu à peu, l'état général s'améliore,
18 septembre. — La température est tombée à la normale, tous les accidents ont disparu. L’urine s’écoule constamment par le méat sus-pubien.
30 septembre, — Le malade sort en très bon état, mais incontinent, :
20 novembre, — Nous revoyons le malade. L'état général est bon. Le malade urine à la fois par la verge et par le méat suspubien. Mais les mictions par la verge deviennent de plus en plus fréquentes et abondantes. Quand il est couché il retient ses urines très longtemps; quand il est debout, il a souvent de l’incontinence.
OBSERVATION XLVI. — Prostatique avec rétention d'urine. — Infection aiguë. — Cystostomie. — Guérison.
G... J.,., soixante-dix-huit ans, charpentier, entre à l’Hôtel- Dieu, salle Saint-Philippe, le 10 novembre 1895, pour rétention d'urine.
Blennorragie à dix-huit ans.
Il y a deux mois, début des troubles urinaires. Les mictions sont plus fréquentes et plus pénibles, surtout pendant la nuit et le matin au réveil. Le jet est moins fort.
= TPS
Ces phénomènes s’accentuent après un repas copieux.
Consécutivement, inappétence et insomnie.
Subitement, le lundi 4 novembre, sans cause connue, la miction devient impossible. Après de nombreux efforts, la miction se fait goutte à goutte. Un médecin appelé ne pratique pas le cathétérisme,
Depuis, le malade a continué à uriner par regorgement et d’une manière inconsciente.
À son entrée, la vessie est très distendue, la langue sèche et rôtie, l’état général médiocre,
L’interne de garde réussit à passer une sonde sans grande difficulté et retire 1 litre 1/2 environ d’urine claire et limpide.
11 novembre. — La miction se faisant toujours par regorgement, on pratique des cathétérismes et on fait des lavages de la vessie,
Le toucher rectal permet de sentir une prostate grosse, bosselée,
12 novembre, — La langue est sèche et grillée. Température, 382, Nouveau cathétérisme.
Le soir, la température s'élève à 40 degrés
La langue est sèche et rôtie, le malade est dans un état grave. Une intervention immédiate s'impose. M. le D: Villard, chef de clinique, pratique la cystostomie sus-pubienne d'urgence.
L’incision de la vessie donne issue à À litre environ d’urines troubles. La muqueuse vésicale est friable et très fortement congestionnée. Prostate très volumineuse, de la grosseur d’un petit poing. Le toucher prostato-vésical dénote une hypertrophie en masse, à forme trilobée, Une prostatectomie n'aurait évidemment rien donné. Quatre fils à suture unissent la paroi vésicale à la peau.
13 novembre, — Amélioration très notable, Le malade à pu dormir pendant la nuit. Température, 38°5.
16 novembre. —"La température est complètement tombée à la normale. Le malade dort et mange bien; il accuse un bien-être inaccoutumé.
20 novembre, — L'état général est bon. Disparition de tous les
symptômes, Le malade songe à se lever,
O8sERvATION XLVII (th. Bonan). — Proslatique faisant depuis longtemps usage du cathétérisme. — Accidents suraigus de rétention. — Sondage impossible. — Cystostomie. — Mort.
J... N.,. soixante-quatorze ans, Entré le 25 mai 1890 pour accidents urinaires.
Début, il y a dix ans, par pollakiurie abondante.
On pratique le cathétérisme pendant plusieurs années.
Depuis deux ans, incontinence par regorgement. Depuis un mois, le malade ne se sonde qu'avec une extrême difficulté.
IL y a huit jours ne parvenant pas à introduire sa sonde, il fit appeler un médecin qui y parvint avec beaucoup de difficulté et provoqua une urétrorragie.
28 mai. — Le malade eut une vraie hématurie et vint à Lyon.
A son entrée, vessie pleine, distendue, On essaye en vain le cathétérisme avec une sonde molle.
Etat général mauvais. Incontinence par regorgement.
30 mai. — Cystostomie.
A la suite, légère amélioration. Mais la fièvre persiste.
2 juin. — Température normale. Langue sèche, soif, état somnolent, Le malade se fait ramener chez lui et il meurt deux jours plus tard.
OBservaTION XLVIII (th. Bonan). — Accidents urinaires d'origine prostatique remontant à dix ans. — Cachexie. — Cathétérisme mal supporté. — Rétention aiguë. — Cystostomie. — Mort.
D... F..., soixante-neuf ans. Douleurs vésicales remontant À dix ans.
Rétention brusque, il y a quelques années, ayant cédé au cathétérisme. Mais depuis, dysurie continuelle et douloureuse, Polyurie diurne et nocturne.
Il n'a jamais voulu se soumettre à un cathétérisme régulier,