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La première fois que M. Preneux a vu le malade, il l’a trouvé dans une situation grave ne pouvant passer que des sondes d’un très petit calibre. Quelque temps après le cathétérisme devint impossible, et, le malade étant dans le coma et n’ayant que quelques heures à vivre, dit M. Preneux, je l’envoyai à M. Poncet.
Le malade avait déjà eu plusieurs accès de rétention. Depuis, le cathétérisme était souvent nécessaire; le malade s'était fait des fausses routes et avait eu des urétrorragies.
Cystostomie (avril 1888).
Quelques jours après le malade voulut retourner dans sa famille et ne prit aucune précaution ni du côté de son canal ni de sa plaie vésicale,
Incontinent,
Il mourut en janvier 1890, avec de la cystite purulente,
OBSERVATION LIIT (th. Bonan). — Infection urinaire chronique. — Rétention. — Phlegmon prévésical. — Cystostomie.
H..., soixante- douze ans, amené à l'hôpital de la Croix- Rousse, avec une rétention absolue et un état général grave, le 29 avril 1892.
Depuis longtemps dysurie qu’il combattait à l’aide d’un long fil de fer terminé par une sorte de bouton en os.
À son entrée, état général grave, Cathétérisme extrêmement difficile et douloureux et détermine des hémorragies. L’interne du service pratique d’urgence la ponction capillaire hypogastrique. Urine horriblement fétide et très trouble,
Le lendemain rétention aussi complète. Ecoulement purulent abondant et urétral faisant penser à une prostatite suppurée vidée dans l’urètre,
Cathétérisme très difficilene pouvant être évacuateur,car l’urine s’écoulait très difficilement. Existence d’un corps étranger.
L'état général était des plus graves, M. Gangolphe se décide séance tenante à faire la cystostomie.
Coloration verte et gangreneuse du tissu cellulaire prévésical.
« Tenant compte de l'état général du sujet, dit M. Gangolphe et des lésions locales, notamment de la gangrène du tissu
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cellulaire prévésical nous supposions que la mort surviendrait dans les vingt-quatre heures. »
Lavages abondants, deux fois par jour. Tubes de Perier maintenus pendant huit jours.
Le malade est toujours agité et délire, mais c’est un alcoolique,
Le 24 mai 1892, le malade va beaucoup mieux. Il répond bien aux questions qu’on lui pose, peut s'asseoir sur son lit et lire son journal,
« En résumé, la cystostomie a certainement préservé cet homme d’une mort imminente. »
Rétablissement des fonctions normales.
OBsERVATION LIV (th. Lagoutte). — Prostatique avec rétention chronique et cachexre urinaire. — Cystostomie. — Incontinence partielle.
L. G.., soixante-huit ans. Antécédents prostatiques depuis huit ans.
Obligé de recourir définitivement au cathétérisme depuis son dernier accès de rétention.
Depuis quinze mois, envies fréquentes d’uriner. 20 cathétérismes dans les vingt-quatre heures. Urines fétides ammoniacales, symptômes de cachexie urinaire,
M. Poncet appelé pratique la cystostomie le 27 mai 1892. La vessie était un véritable égout rempli de détritus.
Suites excellentes. Reprise de la vie habituelle.
Incontinence à peu près complète,
17 novembre 1892. — M. Poncet retire 5 calculs.
La muqueuse est lisse et saine et ne présente plus ni fongosités ni ulcérations.
À la suite, incontinence partielle.
Chez ce malade, les phénomènes de cystite n'ont jamais complètement disparu. Chaque jour, lavage soigné de la vessie.
Malade revu en octobre 1894, revenant de la campagne, où il avait engraissé de 5 kilogrammes,
OBsERVATION LV (th. Lagoutte), — Rétention prostalique. — Ponction. Infiltration urinaire consécutive, — Cystostomie,
M. M..., soixante-trois ans. Depuis {rois ans, cathétérisme tous les soirs avant de se coucher.
Il y a trois jours, rétention brusque; le malade ne peut se sonder.
Un médecin appelé fait une fausse route. Trois ponctions.
Lorsque M, Poncet vit le malade, le 17 juin 1892, le ventre était un peu ballonné, surtout au-dessus du pubis, avec empâtement, Pas de vomissements.
Malade anxieux, langue sèche, température, 38°5.
Cystostomie. Issue en abondance d’urines ammoniacales infil trées dans le tissu cellulaire prévésical,
On enlève 3 calculs phosphatiques.
Après avoir présenté un état général mauvais, le malade voit sa santé s'améliorer de jour en jour.
4 juillet. — Le malade va très bien.
Deux mois après, oblitération du méat, Mais aussitôt phénomènes de cystite et d'empoisonnement urinaire.
Cachexie progressive et mort.
OpservATION LVI (th. Lagoutte). — Cystostomie sus-pubienne pour cyslile infectieuse chez un prostatique déjà atteint d'infection urinaire chronique.
M. B..., soixante-quinze ans, Troubles de la miction depuis deux ans.
Malade très affaibli.
Le 22 octobre, rétention d'urine, Pendant les trois premiers jours, cathétérisme et soulagement bien net.
Le 25 octobre, envies plus fréquentes d'uriner. Dysurie.Ténesme.
Les jours suivants, douleurs continuelles. Accès paroxystiques.
Cathétérisme douloureux et mal supporté.
Fr. er 1% novembre. — Injection de XV à XX gouttes de nitrate d’argent à 1/50. Le malade urine seul.
2 novembre, — Face pâle, décolorée, œil vitreux. Urines troubles très ammoniacales. Cystostomie.
3 novembre. — Cystalgie disparue, mais état général grave. 6 novembre, — Mort causée par les accidents d’empoisonnement
urinaires.
OBservarTion LVII (th. Lagoutte). — Æmpoisonnement urinaire chronique. — Diabète. — Cystostomie. — Mort d'érysipêle.
S, P.., soixante-dix-huit ans. Troubles de la miction depuis plusieurs années.
Obligé d’avoir de temps à autre recours à le sonde.
Depuis un mois, cystite intense. Urines purulentes, langue sèche, anorexie. Pas de fièvre, Diabétique.
Les premiers jours, le cathétérisme est assez facile.
25 novembre. — Fausse route et hémorragie. Etat général très mauvais, Cystostomie par M. le D' Orcel.
27 décembre. — Erysipèle occupant tout le dos,
31 décembre. — Mort,
Autopsie. — Fausse route dans la région bulbaire. Cystite purulente. Pyélonéphrite suppurée,
OBservaTiON LVIIT (th. Lagoutte). — Znfection wrinaine chro- nique. — Difficultés du cathétérisme. — Ponctions. — Cystotomie. — Mort,
J.-B. F..., soixante-quatorze ans, entré le 15 juillet 1893, hôpital de la Pitié, service de M. Reclus.
Troubles urinaires en 1888, améliorés par un traitement suivi à l'hôpital Neker, dans le service de M. Guyon.
Depuis, premier accès de rétention, en janvier 4891, qui cède en deux ou trois jours, et deuxième accès, le 12 juillet, qui amène e malade à l'hôpital, avec des fausses routes dues à des tentativesinfructueuses de cathétérisme,
M. Reclus parvient à passer une sonde à béquille n° 17 qui est laissée à demeure. Lavages réguliers.
23 juillet. — On enlève la sonde pour la nettoyer et on passe des Béniqué 31 et 32.
25 juillet. — Nouvelle exploration avec les Béniqué, mais à la suite, il est impossible de remplacer la sonde à demeure. Le soir à 2 heures, nouvelle tentative infructueuse. Ponction de la vessie.
27 juillet. — M. Reclus essaye sans résultat de remplacer la sonde, nouvelle ponction qui donne 1800 grammes d’urine fétide, état général grave.
28 juillet, — Même état. Nouvelle ponction. Température, 3893,
29 juillet, — M. Poncet pratique la cystostomie. La paroi abdominale est infiltrée de produits inflammatoires indiquant la formation d’un phlegmon prévésical,
La vessie est remplie d’urines purulentes horriblement fétides.
Le lendemain, le malade paraît en voie d'amélioration ; la température revient à la normale.
Mais les jours suivants, les symptômes d’empoisonnement urinaires continuent à évoluer, la température remonte, l’auscultation donne des signes de broncho-pneumonie. Enfin, le 4 août, le malade meurt.
Autopsie. — L'urètre présente deux fausses routes en arrière de la symphyse pubienne, Vessie à colonnes.
Uretères légèrement dilatés à la partie inférieure
Reins remplis de petits abcès miliaires.
OservaTion LIX (th. Lagoutte, résumée). — Prostatique. — Fièvre urineuse. — Grandes difficultés du cathétérisme, — Cystostomie, — Résullats aprés quatorze mots.
M. M..,soixante-cinq ans, atteint depuis longtemps d’accidents vésicaux, fut pris le 48 septembre 1891 de rétention à peu près complète. M. Hartman appelé ne pratique pas de cathétérisme.
Le 25 septembre, nouvelle rétention. Le cathétérisme étant très difficile, M, Hartman laisse une sonde à demeure, Amélioration.
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Le 9 octobre, le cathétérisme étant devenu des plus faciles, on engage le malade à se sonder lui-même et on ne laisse la sonde à demeure que le nuit,
Le 41 octobre, à 10 heures du soir, onze heures après une miction spontanée, le malade est pris d’un grand accès avec frissons, chaleur, sueur, Température, 4095.
Le 12 octobre, la température, le matin de 37 degrés, remonte le soir à 38 degrés pour tomber ensuite à la normale.
Le 18 novembre, le malade ayant uriné sans sonde est pris de nouveau d’un grand accès urinaire,
Le malade continue à se sonder jusqu'au 30 mars 1893, où le cathétérisme devenant impossible, le malade se présente à M.Hartman qui, parvenant dans la vessie après avoir éprouvé les plus grandes difficultés, laisse la sonde à demeure.
La sonde à demeure est continuée jusqu’au 18 mai, où M. Guyon au moment de l’ablation de la sonde passe facilement avec une sonde anglaise à grande courbure, La cystostomie que l'on avait agitée est alors laissée de côté, à moins d’accidents imprévus.
Deux heures après la consultation, le malade est pris d’un vif besoin d’uriner. On est obligé de recourir au cathétérisme avec les mêmes manœuvres qu'antérieurement. Le soir il est pris d'un grand accès urineux qui le jette très bas, affaibli déjà par deux mois d’alitement.
La cystostomie est décidée et pratiquée le 28 mai.
Suites bonnes. Guérison rapide.
Petits accidents de cystite ayant cédé à l'instillation du nitrate d'argent à 1/100.
De temps à autre, dilatation du nouveau canal avec une tige de laminaire,
Quatorze mois après, le malade va très bien et a repris complètement depuis un an ses occupations antérieures. La nuit il garde facilement ses urines ; le jour, il ne sait au juste comment l'urine passe, ayant constamment un appareil devant sa fistule, La prostate est toujours énorme et le cathétérisme par l’urètre est impossible,
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OBsrRvATION LX (Routier, Société de chirurgie). — Infection chronique. — Rétention aiguë,
D. H.., entré à Necker, le 5 mars 1894.
Accidents urinaires remontant à plus de cinq ans et auxquels il remédie en se sondant lui-même. Ces jours derniers la sonde n’a plus pu passer et il urine par rengorgement.
La prostate est énorme, on ne peut passer qu’une bougie filiforme qui favorise la miction pendant quelques jours.
L’urine est rouge et purulente, l’état général mauvais se gâte de jour en jour. Cystostomie le 20 mars.
Dès le lendemain eongestion pulmonaire intense et mort trois jours après.
Je suis convaincu, dit M. Routier, gw'avec ou sans intervention, la terminaison eût été la même et dans le même délai,
OBservarioN LXI (Routier, Société de chirurgie). — Rétention aiguë. — Intoxication progressive
Homme de soixante-cinq ans, atteint de troubles urinaires depuis douze ans, a eu à plusieurs reprises des attaques de rétention. C'est pour la dernière qu’il rentre à la salle Civiale, le 28 mars.
Il fut traité par le cathétérisme : mais malgré tout les mictions restaient fréquentes et incomplètes, Il ne vidait pas sa vessie et l'urine restait ammoniacale et purulente.
Accès de fièvre fréquents, pas d'amélioration produite par la sonde à demeure et les lavages. L'état du malade s’aggravait de jour en jour. Il allait certainement nous glisser entre les mains, lorsque je résolus le 7 juin de faire la cystostomie,
Cinq jours après son état général se relevait, et il a pu quitter le service en parfait état avec une sonde de Nélaton.
Je n'hésite pas à affirmer, ajoute M. Rouvier, que la cystostomie l'a sauvé,
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OBsERYATION LXII (in thèse Vignard). — Cystite intense. — Douleurs atroces, — Cyslostomie.
\ X.., soixante-dix ans, prostatique. Entre à l'hôpital en proie
à une cystite intense. Les douleurs atroces qu'il éprouve le mettent dans un état d’excitation excessive, JL a de véritables crises quand on lui passe la sonde, Il ne veut pas supporter la sonde à demeure. On pratique la cystostomie sus-pubienne. Résultat immédiat excellent. Les douleurs cessèrent, le calme revint, Les accidents d'infection urinaires n'en continuèrent pas moins et le malade mourut au bout de quelques semaines,
OBsERVATION LXIII (in th. Vignard). >
C..., soixante-sept ans, soigné à plusieurs reprises pour calculs.
En janvier 1890, symptômes de cystite intense. Médication générale. Son état s'aggrave. Il entre à Necker au mois d'avril 1890 en proie à une rétention d'urine.
M. Schwartz pratique la cystostomie d'urgence.
Résultats immédiats excellents, la douleur disparaît, l’état général se relève etle malade sort en bonne santé avec un urinal,
OBsErvATION LXIV (in th. Auneau). — Rétention. — Cathétérisme difficile et devant être souvent repélé. — Cystostomie, — (ruérisôn.
G. G.…., soixante-cinq ans. Troubles urinaires datant de sept ans.
Depuis 1886 4 eu trois accès de rétention qui ont été traités par des cathétérismes et des lavages.
Entre en février 1884 à la maison Dubois pour un nouvel accès de rétention, Etat général médiocre.
Les mictions sout fréquentes, tous les trois quarts d'heures, malgré les cathétérismes et les lavages, le cathétérisme est difficile,
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Get état ne s’améliorant pas, cystostomie le 5 juillet par M. Second.
Au bout de huit jours, amélioration notable, les fils sont enlevés.
OBsERvVATION LXV (in th. Auneau). — Rétention complète chronique. — Cystite purulente, — Cystostomie. — Mort,
D.J,.., entre à la Pitié le 5 décembre 1893 pour accidents urinaires avancés,
Rétention complète, Vessie distendue.
Cathétérisme facile quoique douloureux. Prostate énorme.
On place une sonde à demeure qui laisse passer une abondante quantité d'urine trouble. L'état du malade s'aggravant, on enlève la sonde à demeure au bout de trois jours et M. Lejars pratique la cystostomie.
L’incision de la vessie donne issue à une grande quantité de pus. Lavages boriqués.
Grands lavages les jours suivazts, Le pus diminue, mais l’état du malade ne s'améliore pas.
Mort le 19 décembre.
Autopsie, — La muqueuse de la vessie est tomenteuse et toute infiltrée de pus. Reins petits, Calices et bassinets remplis de pus.
OgservATION LXVI. — Rétention complète. — Incontinence par regorgement. — Empoisonnement grave. — Cystostomie. — Mort.
M. J. , soixante-trois ans, employé de commerce, entre à l'Hôtel-Dieu, salle Saint-Philippe, le 18 mars 1895, avec une rétention complète d'urine et de l’incontinence par regorgement.
Les troubles de la miction remontent à deux ans. D’abord mictions fréquentes et laborieuses, puis rétention complète. Depuis un an, cathétérisme quotidien pour vider sa vessie,
Il y a huit jours, accès de rétention. Le malade n'ayant pu se gonder urine par regorgement.
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À l'entrée vessie remontant jusqu’à l’ombilic. Le cathétérisme est rendu assez difficile au niveau de la portion prostatique proéminente en avant par hypertrophie surtout du lobe médian ainsi qu'on peut s’en assurer par le toucher rectal. Les urines sont absolument laiteuses et fétides.Le cathétérisme douloureux provoque une assez notable hémorragie, bien qu’on ait eu soin d'évacuer lentement et progressivement la vessie. d
Etat général très mauvais; le malade a de ia fièvre chaque soir ; langue rôtie et dysphagie buccale, Pourtant, pas de signes d'infection rénale ascendante. Les urines décantées sont relativement claires au-dessus de la zone du dépôt purulent. Pas de douleur sur le trajet des uretères. Pas de ballottement ni d'empâtement dans les loges rénales.
En présence de cet état grave, M. Rollet pratique la cystostomie sus -pubienne le 20 mars.
Opération simple, sans incidents. L’urine émise dans la journée est très sanguinolente, et, dans la nuit qui suit l'opération, le malade à une véritable hémorragie vésicale, arrêtée d’ailleurs spontanément.
Grands lavages journaliers de la vessie, sans que l’on arrive pourtant à éclaircir les liquides ramenés de la cavité vésicale.
24 mars. — Le malade est constamment assoupi et présente des vomissements incoercibles, Pas de Gheyne-Stokes. Pouls ralenti, Température abaissée,
Le malade est très faible.
Il meurt le 26 mars.
Autopsie, — Plaie hypogastrique non décollée. Thrombose des plexus veineux prévésicaux. Parois vésicales épaisses et colonnes assez accentuées. Hypertrophie notable du lobe médian, Muqueuse vésicale tomenteuse et rougeâtre est tapissée de muco-pus, Les reins sont un peu gros et blanchâtres, les bassinets ne contiennent pas de pus, Congestion hypostatique des bases,
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OBsERVATION LX VII, inédite. (Due à l’obligeance de M. le médecin-major de 2 classe Sieur.) — Cystostomie sus-pubienne chez un prostatique atteint de rétention aiguë d'urine avec menaces d'accidents infectieux. — Mort,
X, quatre-vingts ans, souffre d'accidents urinaires depuis longtemps. Depuis cinq ans, n’urine plus seul et est obligé de se sonder plusieurs fois par jour avec une sonde semi-rigide en caoutchouc.
Etat général assez satisfaisant, sujet maigre, A eu depuis quinze jours une bronchite qui l’a beaucoup affaibli et vient de faire des marches longues et pénibles,
Le 31 septembre 1894 au soir, sans cause appréciable, X n’a pu se sonder. La nuit suivante et toute la journée du 1° novembre il prend des boissons diurétiques qui ne font qu’augmenter la tension de la vessie et causer des douleurs intolérables aggravées encore par des tentatives réitérées de cathétérisme. Ces dernières, faites
à l’aide d’une sonde éraillée, provoquent une légère hématurie
urétrale,
Le 2 novembre à 6 heures du matin, soit trente-six heures après le début des accidents, deux de nos confrères mandés auprès du malade, font avec la plus grande prudence des tentatives de cathétérisme avec des sondes de divers modèles montées sur bougies conductrices et ne peuvent arriver à pénétrer dans la vessie.
Appelé nous-même auprès du malade, nous le trouvons abattu, anxieux, la peau chaude et le ventre tendu par la présence du globe vésical qui remonte presque à l’ombilie, Toute idée d’intervention immédiate ayant été rejetée par la famille, on fait une ponction de la vessie en s’entourant de toutes les précautions antiseptiques utilisées en pareil cas, et avec le plus fin trocart de la boîte de Potain. Issue de 1200 à 1400 grammes d’urine trouble et ammoniacale,
Dans la journée, calme relatif, mais inappétence, langue sèche,