PAT RON
praticiens, sur la nécessité de recourir dans des cas bien déterminés à la cystostomie sus-pubienne. Nous ne décrirons pas de nouveau le manuel opératoire aujourd’hui classique de cette opération, nous nous contenterons de renvoyer pour cette question à la description complète qu’en à faite M. Poncet dans la Semaine médicale (1893) et qui est exposée dans les thèses de Lyon précitées de Bonan et de Lagoutte.
Qu'il nous suffise de faire remarquer en passant que cette opération d’une exécution facile doit être considérée comme étant tout à fait sans gravité. Ici encore, comme dans une hernie étranglée où le pronostic de la kélotomie relève exclusivement de l'intestin et non de l’opération, celui de la cystostomie sus-pubienne dépend non moins exclusivement de l’état des voies urinaires, de la gravité de l'infection, etc., et non de l’acte opératoire.
Cette affirmation de la bénignitéde l'opération de Poncet, west pas du reste une vue de l’esprit, car dans les nombreuses observations que nous avons dépouillées, le malade opéré, nous n’avons pas vu une seule fois la cystostomie incriminée comme ayant été la cause d’accidents plus graves, d'accidents mortels. Aussi pensons -nous avec M. Poncet que c’est malgré l'opération et non de son fait que la mort est survenue.
Dans un premier chapitre, nous étudierons les indications que nous considérons comme urgentes de la cystosto-
mie et qui relèvent le plus souvent de deux ordres de causes
parfois isolées, mais aussi souvent associées : Causes mécaniques sans infection générale, avec asepste relative des voies urinaires ; causes générales relevant d’une infection plus ou moins rapide et devant étre considérée comme meltant à brève échéance les jours du malade en danger.
Nous suivrons du reste dans cet exposé, en ce qui concerne les prostatiques, le plan adopté par M. Poncet dans la Gazette hebdomadaire, 1894, et par M. Lagoutte dans son important mémoire sur les résultats éloignés de la cystostomie sus-pubienne {loc. cit.)
Dans un deuxième chapitre, nous rechercherons comment agit la cystostomie sus-pubienne, et par quel mécanisme elle permet seule de conjurer des complications dont la gravité est bien connue.
- Le troisième chapitre rappellera quelques-uns des procédés uniquement employés autrefois et encore aujourd’hui, selon nous trop souvent mis en pratique, nous voulons parler des ponctions de la vessie et de la sonde à demeure.
Enfin notre quatrième chapitre comprendra l'exposé des observations dont l’analyse nous permettra de formuler des conclusions basées sur l'expérience clinique.
Nous diviserons naturellement nos observations en différents groupes répondant à leurs indications. Ici encore le non numerandæ sunt observationes, sed pendendæ est de toute nécessité si l’on veut judicieusement apprécier
la valeur de l’opération que nous proposons.
ad) et tt nb