RE 00 2 PER
sion de la paroi antérieure du sac lacrymal, nous avons eu l’occasion d'examiner un très grand nombre de sacs atteints de catarrhe. De nos observations personnelles et de celles que nous venons de reproduire, nous croyons pouvoir tirer les conclusions suivantes :
1° L'inflammation est presque toujours le fait primitif dans la dacryocystite. Le rétrécissemenf, qui. peut d'ailleurs manquer et qui manque assez souvent, n’est que là conséquence et non la cause de l’inflammation., contrairement à ce que l’on à cru pendant longtemps. En général peu serré, il est dû au gonflement de la muqueuse enflammée ; le rétrécissement vrai, fibreux, est rare.
2° La dilatation du sac est une complication précoce du catarrhe des voies lacrymo-nasales. Toutes les fois que par la pression on peut faire sourdre du liquide glaireux par les points lacrymaux, on doit considérer le sac comme dilaté, alors même qu'il n'existe pas de tumeur lacrymale.
3° Hors les cas de lésions osseuses, on trouve rarement dans le sac des végétations fongueuses qui puissent être détachées à la curette. |
Cette assertion, nous le savons, est contraire à l’opinion généralement admise ; elle est en contradiction avec quelques-unes des observations que nous avons rapportées plus haut, puisque Béraud, dans un cas, signale l'existence de fongosités sur la muqueuse et que Berlin prétend les avoir rencontrées six fois dans six autopsies; ce qui donnerait à penser qu’elles sont fréquentes. Nous n’hésitons pas cependant à soutenir qu’elles sont
Ur) us
rares. Nous avons vu curetter près d’une centaine de sacs atteints de catarrhe non compliqué de carie de l’unguis. En aucun cas, nous n'avons vu l’instrument ramener des fongosités.