‹ De la dacryocystite chronique et de son traitementChapitre 9 sur 35 · MES" PE · texte numérisé non relu

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que cette cavité ainsi que le canal nasal étaient remplis de mucus comme on l’eut fait par une injection. La muqueuse du sac était rouge et parsemée de glandules. À part l’oblitération du point lacrymal inférieur, il n’y avait nulle coarctation, ni dans le sac ni dans le canal nasal.

€ Dans un cas analogue au précédent, Béraud trouva le sac et le canal nasal remplis d’un liquide puriforme. La muqueuse du sac rouge et épaissie, offrait en outre, une excroissance polypeuse de la grosseur d’une tête d'épingle. Les mêmes lésions phlegmasiques existaient sur la muqueuse du canal nasal.

« Sur une quatrième pièce, Béraud trouva les points et les conduits lacrymaux sains. Le sac, réduit de moitié par suite de l’épaississement de ses parois, était littéralement criblé à sa surface interne de pertuis glanduleux. Son contenu consistait dans une petite quantité de matière puriforme. Le canal nasal, presque comblé par suite de l’engorgement de sa muqueuse, surtout prononcé à son orifice nasal, n’offrait ni valvules, ni aucun rétrécissement circulaire.

« Dans un dernier cas où il existait une fistule lacrymale double, le même auteur a trouvé des deux côtés une diminution de calibre égale à la moitié à peu près aussi bien des conduits lacrymaux que du sac; celui-ci renfermait du pus. La muqueuse gonflée et fongueuse offrait des glandules développées; le canal nasal était obstrué à gauche par le gonflement de la muqueuse sur laquelle on remarquait des fongosités et des brides réunies entre elles.

« Berlin ayant eu occasion de pratiquer sept fois dans un but thérapeutiquel’ablation du saclatrymal enflammé, trouva constamment, à l'exception d’un seul cas où le sac avait été cautérisé préalablement au fer rouge, la muqueuse rouge et tapissée d’excroissances polypoides de différente grosseur. Au microscope, cette muqueuse lui apparut, dans certains cas, recouverte d’épithélium, tandis qu’elle en était dépourvue dans d’autres. Il ajoute qu’elle était imprégnée de gouttelettes de pus.

« P. Ollivier, à la dissection d’une double tumeur lacrymale ancienne, rencontra les lésions suivantes : Du côté le plus affecté, la muqueuse du sac, qui avait d’ailleurs macéré, était d’un gris rosé et d'un aspect chagriné, ce que l’auteur attribue à la présence d’orifices glandulaires. Un diaphragme membraneux peu épais interceptait toute communication avec le canal nasal. Les parois du sac étaient épaissies. Le sac du côté opposé, moins affecté que le précédent, fut trouvé rempli de muco-pus. Il semblait séparé du canal nasal par un rempli membraneux valvulaire.

€ Monayer a eu deux fois l’occasion de pratiquer l’excision partielle du sac, ce qui lui permit de se rendre compte de l’étät des parois. Dans l’un de ces cas, la muqueuse enflammée offrait une coloration rouge, dans l’autre, la coloration ardoisée; dans les deux cas, l'épaisseur des parois se trouvait considérablement augmentée. »

Enfin, nous-même, à la clinique des Quinze-Vinets, où M. le docteur Kalt emploie depuis longtemps déjà comme méthode de traitement de la dacryocystite l’exci-

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