‹ De la dacryocystite chronique et de son traitementChapitre 6 sur 35 · AN CV · texte numérisé non relu

AN CV

examiné la muqueuse pituitaire, nous l'avons trouvée normale.

La syphilis et la scrofule tiennent aussi une large place dans l’étiologie de l'affection.

L'influence de la première est un fait bien prouvé. Lagneau fils en a rapporté sept observations incontestables. Nous-même à la clinique des Quinze-Vingts, nous avons eu occasion d'observer des dacryocystites manifestement liées à la syphilis. Dans tous ces cas, il vavait des exostoses ou des nécroses des os rentrant dans la constitution du canal nasal. Mais nous croyons aussi que la muqueuse des voies lacrymales peut s’enflammer sous l'influence de la diathèse, en dehors de toute lésion osseuse. C’est également l'opinion de M. Lancereaux. Le fait suivant rapporté récemment par Wickerkiewicz, nous semble tout à fait probant à cet égard. Une petite fille de 4 ans est atteinte d’un catarrhe des voies lacrymales ; celui-ci est traité par les moyens ordinaires, mais sans résultat, pendant une année. Au bout de ce temps, il se déclare une kératite parenchymateuse, et le catarrhe et la kératite guérissent sous l'influence du traitement spécifique. Weiss cite un cas analogue.

Mais, la syphilis est en somme une cause assez rare de dacryocystite.

La scrofule au contraire, une des plus fréquentes. La plupart des dacryocystites chez les enfants et les adolescents sont d’origine scrofuleuse. C’est chez eux qu’on voit surtout l'affection se compliquer d’ozène, plus souvent encore, de carie des os du nez.

Enfin, signalons le lymphatisme qui prédispose au

Se ag

catarrhe des voies lacrymales comme à celui des autres muqueuses. N

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