‹ De la déclaration des maladies épidémiques faite par les médecinsChapitre 9 sur 13 · ARR · texte numérisé non relu

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1884. Le ministère Crispi fondait en 1887 la Direction de la santé publique ayant pour chef le professeur Louis Pagliani. À ce service spécial était confié tout ce qui a trait à l’hygiène et à la santé publiques ; on y adjoignit un Bureau d'ingénieurs sanitaires, des laboratoires scientifiques et un institut vaccinogène.

La loi sanitaire qui régit actuellement. lItalie a été votée le 22 décembre 1888. à

La prophylaxie de toutes les maladies se rapportant à la santé publique est confiée à des Conseils sanitaires. 1° Conseil supérieur de santé se composant de :

5 Docteurs en médecine (examen spécial d'hygiène publique). 2 Ingénieurs (experts en génie sanitaire).

4 Naturalistes.

2 Chimistes.

1 Vétérinaire.

1 Pharmacien,

1 Docteur en droit.

2 Administrateurs.

Six membres au moins doivent résider dans la capitale. Ensuite viennent les Conseils sanitaires provinciaux, comprenant 2 docteurs, Î pharmacien, 1 vétérinaire, 1 ingénieur, etc. Ils sont chargés de tout ce qui concerne l'hygiène et la santé publique des communes de la province. |

Puis viennent les médecins provinciaux nommés au concours et siégeant dans la préfecture.

Les médecins départementaux, un par sous-préfec ture.

Les officiers samtarres, un par commune.

Les communes de plus de 20.000 habitants doivent posséder en outre des laboratoires chimique et bactériologique.

Prophylaxie générale des maladies infectieuses. — La loi impose aux médecins italiens, sous peine d’une forte amende, l'obligation de dénoncer toute maladie contagieuse ou suspecte. Tout médecin qui exerce dans une commune est tenu, en temps d'épidémie, dese mettre à sa disposition ; s’il succombe, une pension viagère est faite à sa famille. Chaque commune doit se pourvoir d’un local approuvé par le Conseil sanitaire où elle pourra isoler ses malades. Les désinfectants sont fournis gratuitement aux familles pauvres. L'autorité communale est chargée des désinfections ordonnées par l'officier sanitaire. Les villes ou communes qui ne sont pas assez riches pour créer de leurs deniers leur organisation sanitaire sont autorisées à emprunter sur le Trésor royal.

La loi sanitaire italienne s’exprime ainsi:

Article 25. — Ceux qui exercent la profession de médecins sont tenus d'informer le médecin provincial des faits et des circonstances qui peuvent intéresser la santé publique. Ils doiven toujours déclarer au maire le nom de la maladie qui a causé la mort. Les contraventions à cet article encourent une peine de 5 à 25 francs.

Article 45. — Tout médecin qui a observé un cas de maladie infectieuse doit immédiatement le dénoncer au maire et au médecin communal, et les aider au besoin dans l'exécution des plus urgentes dispositions ordonnées pour en empêcher la diffusion. Les contraventions sont punies d'amende jusqu’à 500 francs à laquelle, dans les cas prévus, il sera ajouté la prison, sauf les peines plus graves prévues par le code pénal pour les dommages apportés aux per-

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