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— O6 canal FF, et couvrant ainsi près de la moitié du pourtour de l’excavation dans sa partie supérieure (1). Ces vitrifications ressemblent à des scories de fourneau; elles sont boursouflées, irrégulières, minces; elles empâtent, du côté de leur surface non exposée au feu, des débris de terre, de sable, d’argile et de cailloux de même nature que les parois naturelles du sol qu’elles recouvrent. Elles n’ont pas 2 centimètres d'épaisseur , et derrière elles on ne rencontre aucun vestige de mur. C’est ce mince revêtement du sol que M. F. Lenormant a le triste courage de transformer en des murs vitrifiés! Et quoique dans notre premier rapport nous ayions appelé parement la partie trouvée au point O, pour la distinguer d’un mur, ce jeune homme affirme que nous y avons découvert un pan du mur de sa prétendue chapelle (25-913).
D’après M. F. Lenormant, le squelette placé au milieu de la crypte aurait presque reposé sur un lit de cendre recouvrant une couche de chaux de 50 centimètres (p. 12-900 et le plan). Or, la chaux était amoncelée çà et là, principalement aux deux extrémites du canal FF; la couche de cendre formait au contraire le sol de l’excavation, et le squelette a été trouvé 90 centimètres au-dessus, comme le marque la coupe donnée planche Il. Les pieds du squelette étaient au point H, et la tête un peu au-dessus de l'entrée intérieure du canal FF. Tout annonce que le cadavre, placé obliquement, avait été déposé, sans
(1) Nous n'avions fait dégager l’excavation que dans sa partie inférieure, comme l'indique assez la coupe du terrain donnée planche II; on y voit des masses de terre comme suspendues entre le point O et les fouilles pratiquées au-dessous; ce sont ces terres qui se sont éboulées et ont découvert les vitrifications supérieures.
beaucoup de précautions, au milieu des terres qui avaient servi à combler le fourneau.
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L'un de nos premiers soins, en arrivant sur les lieux , fut de parcourir et d'examiner avec attention les terrains qui environnent la propriété de Boutel ; nous y cherchions les vestiges d’un cimetière, ou au moins ceux des fouilles que M. Lenormant avait dû faire pour en constater l’existence. Nous pensions, pauvres provinciaux que nous sommes! que pour être absolument certain (1) de la présence d’un cimetière antique, un membre de l’Institut n’était pas dispensé d'ouvrir le sol et d’y trouver les ossements ou les cendres d’un certain nombre d'individus. Or, aucune trace de fouilles n’apparaissant au delà du terram marqué PP RR sur notre plan, nous eûmes la bonhomie de croire que M. Lenormant y plaçait son cimetière, et nous lui dîimes : Vous n'avez trouvé qu’un squelette, ce squelette n’est pas ancien (2);
(4) « Le cimetière seul était absolument certain. » M. F. Lenormant, De l'authenticité (p. 32-920).
(2) Notre confrère M. le docteur Bidault, nous a remis à ce sujet la note suivante :
« M. le docteur Cayol, consulté par M. F. Lenormant sur l'antiquité du squelette, aurait répondu ne pouvoir pas en dire autre chose si ce n’est que c’étaient les os d’une jeune fille de dix-huit à vingt ans, os qui avaient séjourné pendant plusieurs siècles, en contact direct avec la terre dans un so! conservateur.
« On remarquera que M. Cayol, tout en paraissant appuyer de
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SE — fût-il ancien , il ne suflirait pas pour former un cimetière ; vous n’avez donc pas vu de cimetière, mais des inscriptions qui vous en ont fait présumer l'existence.
Nous ajoutions, 1l est vrai, sur le témoignage formel de Boutel, que tous les fragments de tuiles chargés d'inscriptions provenaient du canal CC; M.F. Lenormant répond qu'aucun de ces fragments n’y à été trouvé (p. 24-912). Entendons-nous : à votre arrivée, le canal CC n’existait plus, Boutel lavait détruit; mais il en avait déposé les tuiles à côté avec les autres déblais ; or, elles ne sont plus sur le terrain ; après les avoir examinées en présence de Boutel,
son autorité l’opinion de M. Lenormant, n’est pas bien éloigné de nos conclusions, puisque la condition d’un ferrain conservateur lui paraît nécessaire pour que l’inhumation puisse remonter à plusieurs siècles, et que cette condition est loin de se rencontrer dans la circonstance qui nous occupe. Il nous paraît, en effet, difficile d'admettre qu'un cadavre directement en contact avec le sol, à peu de profondeur , dans des terres rapportées se laissant facilement pénétrer par l'humidité, soit placé dans un milieu conservateur.
« Si les honorables médecins auxquels s’est adressé M. Lenormant ont réellement partagé son opinion sur la merveilleuse antiquité du squelette découvert à Saint-Eloi, il est regrettable qu'ils n'aient pas fait connaître sur quels signes ils se fondent ; car ils savent très-bien, ce que M. F. Lenormant semble ignorer, qu’en matière scientifique l'autorité préférable est celle qui apporte la meilleure preuve. La présence de la gélatine dans ces os est incontestable, nous nous en sommes assuré par l’analyse chimique. La pénétration de la terre dans les cellules du rocher n’indique pas qu'une inhumation remonte à plusieurs siècles; cette circonstance prouve seulement que le corps se trouvait dans un sol pénétré par de l’eau tenant en suspension des molécules terreuses, et par conséquent peu conservateur.
« Nous persisterons donc à croire, jusqu’à preuve du contraire, que des ossements encore solides, compactes, pesants, n’offrant ni la transformation graisseuse , ni l’aspect terreux , ni l’état de friabilité ou de pulvérulence des os privés de matière organique et réduits à leurs sels, n’ont pu séjourner pendant quinze siècles sous le sol, à moins qu’ils ne se soient trouvés dans un milieu miraculeusement conservateur. »
vous avez emporté toutes celles qui contenaient des inscriptions ; qu'importe alors que vous ayez trouvé d’autres inscriptions dans les petits prés! Notre raisonnement subsiste dans toute sa force : votre prétendu passage du baptistère contenait des inscriptions funéraires postérieures, d’après vous , au baptistère lui-même.
Quant aux découvertes faites dans les petits prés, et surtout dans le pré Coulbeau, voici, au rapport d’un témoin irrécusable, ce qui s’est passé. Le pré Coulbeau est une mauvaise petite pâturé qu’on ne fauche jamais. Un jour que les membres de la famille Lenormant le parcouraient en divers sens, écartant l'herbe, les dames avec l’extrémité de leur ombrelle, les hommes avec leur canne, ils eurent le rare bonheur d’y rencontrer, l’une un vase antique, d’autres des inscriptions mérovingiennes; un autre encore, toujours dans l’herbe et à fleur de terre, quelques débris d’ossements, avec une tuile portant le nom de Gentianus, etc. (1). Aucune fouille ne fut faite ; et à notre avant-dernière visite, dans les premiers jours d'octobre 1855, après la publication de de M. Lenormant fils, on n’avait pas encore remué la moindre motte de terre (2). C’est néanmoins du pré Coulbeau que M. Charles Lenormant écrit : «...Nous « avons trouvé, sur le terrain d’un cimetière atte-
(1) Dans notre premier rapport, nous avions conclu de l’état de conservation du squelette de la prétendue crypte, à l’impossibilité de le faire remonter à plusieurs siècles. M. F. Lenormant nous foudroie par un prodige bien plus extraordinaire, les ossements du mérovingien Gentianus conservés à fleur de terre dans le pré Coulbeau !!!
(2) Il en était de même des autres prés, MM. Lenormant n’y avaient encore pratiqué aucune espèce de fouilles.