DE L'ÉGLISE
Parmi les assertions de M. Lenormant pére, il en est une surtout que, pour l’honneur de la science, nous aurions voulu oublier, c’est celle qui concerne l’église; mais son fils ne l’a pas seulement reproduite, il a tracé d’une main ferme le plan de l'édifice auquel il veut bien donner le nom plus modeste de chapelle. Nous avons déjà expliqué (p. 26) ce qu’étaient les vitrifications de la partie supérieure du fourneau et le fragment que nous en avions découvert au point O (1). Ce fragment, qui n'avait que 2 centi-
(1) Sur le plan de notre première édition, le lithographe avait donné à ce fragment une trop grande épaisseur, ce qui ne nous
situ mètres d'épaisseur, devient pour M. F. Lenormant une partie du mur de sa chapelle (le mur D de son plan), c’est la seule trace qu’on retrouve sur le terrain de quelque chose correspondant au plan de cet édifice. Non-seulement on n’y trouve nul vestige des murs, mais ces Messieurs n’ont fait aucune fouille pour les découvrir; en sorte que leur plan de chapelle se borne à des lignes tracées sur le papier, auxquelles rien ne correspond sur le terrain. Parlerons-nous maintenant de la pierre, dénuée de toute espèce de sculpture, sur laquelle on a tracé le mot Baudulfus? Cette pierre est dans l’intérieur de la maison de Boutel et forme l’angle d’un manteau de cheminée. L'inscription, que nous avons pu examiner à loisir, est certainement gravée depuis peu de temps. D'ailleurs cette cheminée, d’après les déclarations de Boutel, a été construite en 1831, et la pierre qui porte aujourd’hui le nom de Baudulfus a été achetée, par son père, en 1830, d’un nommé . Amiot, qui l'avait fait extraire des carrières de Goupillières. Admettons pour un moment que M. Lenormant ait ignoré ces dernières circonstances, admettons même qu’il n’ait pas dû s'en instruire, était-il pour cela autorisé à écrire : « Un Baudulfus s'est inscrit « sur une des pierres de l’église attenante au baptis- « tère. » (Notice, p. 15). Son fils pouvait-il ajouter (p. 25-913) : Cette pierre « est encore engagée dans « une maçonnerie sur la propriété de Boutel, dans
avait pas paru important pour notre première publication, parce qu’il ne s’agissait alors que de marquer le point où nous l’avions trouvé. Le parement O ne différait des vitrifications qui le continuent jusqu’au point F qu’en ce que le sol paraissait y avoir reçu un revêtement de mortier.
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« un endroit très-apparent :. .. c'est sa place ex- « ceptionnelle qui nous l'a fait considérer comme « provenant de l’église. » Et ne serait-ce pas le cas de dire avec le poëte : ÆRisum teneamus amici, Si un sentiment plus grave et plus sévère ne dominait toutes les impressions ?
Sue