MONSIEUR
« Quelques amis m'ont obligeamment demande d'exprimer mon opinion sur les importantes découvertes d’antiquités qui ont signalé, l’an dernier, les fouilles du Vieil-Evreux. Après ce qu’une plume expérimentée a déjà dit à ce sujet dans votre journal, j'avoue que j'éprouve un certain embarras. Mon devancier n’a-t-il pas épuisé la matière? Et d’ailleurs, quand il s’agit des antiquités du département de l'Eure, ne serait-il pas du devoir de tous de réserver la parole à celui qui, par ses travaux, a déjà jeté tant de lumières sur les souvenirs historiques de notre contrée? Faire de l'archéologie, sur le terrain de M. Aug. Le Prévost, c’est presque un sacrilége. J’ignore si c’est l'amitié qui m'aveugle; mais je trouve, dans cet