‹ De la découverte d'un prétendu cimetière mérovingien à la Chapelle-Saint-ÉloiChapitre 3 sur 42 · ES J · texte numérisé non relu

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tion , l’'illustre savant a pu voir un baptistère, une église, un cimetière, un bourg, une villa, et déterminer, du ton le plus affirmatif, l'emplacement de chacun d’eux. M. Lenormant n'a réellement vu aucune pierre en place, et ceci est très-important à constater ; car le savant professeur dit bien, page 3, que le rustique architecte, arrachant jusqu'au dernier moellon, a fait un monceau de tous ces matériaux ; mais , à part cette seule ligne, il s'exprime de telle facon dans tout le cours de sa brochure, que le lecteur se le représente contemplant de véritables ruines, touchant de vrais monuments. Ainsi, quand le célèbre antiquaire décrit cette cuve baptismale grossièrement taillée dans un bloc du pays, ressemblant aux, cuves de Metz et de Saint-Denis, il faut entendre non pas qu'il a vu cetle cuve où au moins des fragments de. cette cuve, mais bien qu’il en suppose l'existence et en décrit la forme d’après la forme elliptique de Pencuvement B, où, selon lui, elle devait être placée; quand :ïl parle de ce cimetière attenant, sur le terrain duquel il a ramassé ces merveilleuses épitaphes, inscrites sur des fragments de tuiles à rebord; il faut entendre non pas qu’il a vu ce cimetière, mais qu'il en conclut l’existence de l’existence même des inscriptions; quand, enfin, il cite ce Baudulfus qui à écrit son nom sur l'une des pierres de l’église attenante, 1 ne faut pas croire qu’il a vu cette église ou au moins quelque petit pan des murailles dont cette pierre faisait partie, mais entendre que, ramassant dans le monceau E une pierre qui porte le nom de Baudulfus, il a vu, par cette puissance de divination qui lui est propre, que cette

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