‹ De la découverte d'un prétendu cimetière mérovingien à la Chapelle-Saint-ÉloiChapitre 6 sur 42 · NID · texte numérisé non relu

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médiatement celles qui portaient des inscriptions. On nous à raconté cependant que les choses ne se passèrent pas ainsi; que les inscriptions furent découvertes successivement, dans l’espace de plusieurs semaines, et qu'à mesure que le beau poëme que vous connaissez se développait dans l'imagination de M. Lenormant, une ou deux inscriptions venaient confirmer les conjectures du maître. On ajoutait même, qu’un des amis du savant académicien lui ayant dit : « Mais ces inscriptions sont toutes fraiches, elles viennent d’être tracées , » celui-ci avait répondu : « Lorsque des inscriptions anciennes sortent de terre, elles ont toujours cette apparence de nouveauté et de fraicheur. » Pour nous, nous n’avons pas attaché d'importance à ces on dit, parce que nous pensons connaître le faussaire, l'endroit d’où les fragments de colonne ont été extraits et l’époque probable de leur dépôt sur le terrain du sieur Boutel. Toutefois, nos recherches n’ont pas amené jusqu’à présent assez de clarté sur ces faits pour que nous puissions vous en entretenir aujourd’hui.

Si un archéologue ordinaire eût annoncé cette découverte, le plus rapide examen nous eût suffi pour la rejeter; mais M. Lenormant est un professeur d'archéologie et l’un des princes de la science. Nous avons cru répondre à vos intentions et accomplir un devoir en nous livrant à un eXamen minutieux pour appuyer nos conclusions sur des preuves matérielles inattaquables. Nous croyons avoir assez fait pour que le cimetière mérovingien de Saint-Eloi reste comme lun des plus curieux monuments des singulières aberrations où la science peut conduire, quand elle se met au service d’une trop brillante imagination.

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