‹ De la découverte d'un prétendu cimetière mérovingien à la Chapelle-Saint-ÉloiChapitre 7 sur 42 · UE CS · texte numérisé non relu

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l'a découvert au Vieil-Evreux, à plus de 8 kilomètres d’Evreux, et au milieu de ruines exclusivement romaines (1). Quand après cela M. Lenormant nous demandera, page 79 de sa notice: « Les monogrammes « de la Vierge, gravés après coup par une main ro- « maine sur la colonne d’un temple romain, ne four- « nissent-ils pas une preuve irrécusable à l'appui du « fait rapporté dans la vie de saint Taurin ? » il nous permettra de lui répondre : 1° Rien n’indique que le fût de colonne trouvé au Vieil-Evreux appartienne à un temple romain; 20 1l n'appartient certainement point au temple de Diane transformé en église chrétienne; 3° par conséquent, ce fût de colonne n’a aucun rapport avec la légende de saint Taurin, et tous les commentaires qui s’y rattachent n’ont aucune espèce de fondement.

(1) Cette pierre a été trouvée au Vieil-Evreux, au mois d’octobre 1840, en même temps et dans le même édifice que les belles statues de bronze du musée d'Evreux. Elle a été dessinée en 1843 par M. Muret, que M. Bonnin, auteur de la découverte, avait appelé près de lui pour dessiner tous les objets provenant des fouiiles du Vieil-Evreux. Enfin, le dessin de cette pierre, lithographié par M. Muret lui-même, a été publié en 1845 par M. Bonnin, dans son Atlas du Vieil-Evreux, planche XLII, fig. 7, 8 et 9. On comprendra difficilement après cela que M. Lenormant , qui de son propre aveu tient ses renseignements de M. Muret, ait pu écrire que le monument qu’il explique a été trouvé dans la maison de M. Delhomme et sur l’alignement des anciens murs d’Evreux.

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