CHAPITRE VIII
Preuves historiques des principes exposes précédemment. Section i. Exemples tirés de l'histoire ancienne. Section h. Exemples tirés de i histoire moderne,
Cjhactjn sait que dans les sciences pratiques , les exemples sont préférables aux meilleurs préceptes. C'est pourquoi j'ai consacré ce chapitre à la notice de plusieurs sièges fameux, tant de l'antiquité que des temps postérieurs , afin de confirmer par cette série de faits les principes exposés ci-dessus.
11 est constaté par les journaux des sièges modernes, que la défense par les armes à feu ne peut guères se prolonger au-delà de 4o jours, pour les meilleures places; et telle est la base de la doctrine actuelle éta-
blie par M. de Cormontaingne. Il s'agit maintenant de savoir ce que les journaux de siège des places défendues à l'arme blanche nous apprendront.
Or, il résulte du parallèle de ces deux méthodes , que la défense par l'arme blanche est constamment plus brillante , plus efficace , plus longue que la défense par les armes à feu. D'où il suit que c'est la première qui doit faire la base des procédés de l'assiégé , et qu'il doit s'appliquer à convertir toutes les opérations du siège en une suite de coups de main et d'actions de vive-force , ainsi que cela sera développé dans la seconde partie de cet Ouvrage.
Ce chapitre étant fort étendu, je le diviserai en deux sections ; la première contiendra la notice des sièges anciens , que j'étends jusqu'à Charlemagne; et la seconde y celle des sièges modernes , c'està-dire depuis cette époque. Ces notices sont extraites presque littéralement de divers historiens.
DES PLACES FOUTES.