‹ De la dégénération et de l'extinction des variétés de végétaux propagés par les greffes, boutures, tubercules, etc., et de la création des variétés nouvelles par les croisemens et les semisChapitre 4 sur 18 · VII · texte numérisé non relu

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Quelques auteurs pensent et Knight entr’autres qu’une variété ne durerait guères que l’espace de temps que dure l'individu primitif qui en est le type: ñous ne partageons pas entièrement cette opinion. La variété greffée “successivement sur de jeunes arbres, renouvelle à cha- | que fois plus ou moins sa vigueur, et elle parcourt, en quelque sorte, une nouvelle vie. Cet arufce prolonge; nous le pensons, sa durée beaucoup au-delà de celle de son type: ainsi, nous avons encore le Bezy-Chaumontel quand son type semble éteint depuis un grand nombre d’années, nous avons le Saint-Germain ou {nconnue la Fare qui montre encore de la vigueur, quand l'arbre qui l’a produit ne se rencontre plus depuis long-temps dans la forêt. de St-Germain où il était né et qu'on ne sait plus même en assigner la place.

Il est encore fort.remarquable que les variétés ere sur cognassier s’amoindrissent sensiblement dans leurs dimensions et deviennent successivement d'une moindre durée. En Belgique, entr'autres, il est devenu tout-à-fait inapte à recevoir la greffe de fruits améliorés; il nous semble qu’on peut en assigner la raison :-le cognassier. s'obtient de boutures ou de marcottes; sa variété qui sert de sujet pour greffer a déjà beaucoup perdu de vi= gueur; elle a passé l’âge de maturité, et les jeunes cognassiers ne peuvent plus atteindre la taille des vieux

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qu'on retrouve encore dans les jardins. Les espèces qu’on greffe sur ce sujet participent plus ou moins de son âge avancé , et par conséquent développent moins de vigueur et une durée beaucoup moindre que si on UE avait greffées sur des sujets venus de pepins.

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