TROISIÈME EXPÉRIENCE
Chien de taille assez forte, très gai, très caressant.
8 septembre 1882. Opération du côté gauche, comme dans les c.'is précédents. Pas de phénomènes giratoires après l'opération, aucun trouble des mouvements. Le soir, tristesse, abattement ; ne pr.Mid aucune nourriture.
9-10. Môme état que le 8 au soir ; ce chien reste constamment couché, et, le fait-on lever, immédiatement il cherche à se coucher
Je nouveau; aucun trouble paralytique. Olcatrisatiou de la plaie ré},'ulière.
11. Pas de fièvre ; commence à manger, mais moins qu'avant l'opération ; toujours très-triste; sentiment de peur très marqué ; lorsqu'on le conduit hors de sa niche, il est pris de véritables tremblements de peur ; tout l'effraie, et il faut le tirer pour le faire avancer.
12, 13, 14. Môme état que le 11 ; cicatrisation de la plaie très avancée.
15. Au sentiment de peur, qui reste aussi marqué que précédemment, s'ajoute une modification complète du caractère; ce chien, autrefois très doux, est devenu méchant, irritable, se sauve dès qu'on s'approche de lui ou cherche à mordre; abandonné à lui-môme, il se coucbe ou bien il prend l'attitude que nous avons cherché à rendre dans la fig. 1 de la Pl. IX, et qui, en môme temps que la tristesse, exprime la méchanceté. A certains moments, il se met à aboyer, sans motif, comme s'il entendait ou voyait quelque chose ; le moindre bruit, la moindre ombre, l'effraient.
16, 17, 18, 19, 20, 21. Même état.