DIAGNOSTIC
déviation de la commissure labiale, donnent à réûéclnr et entraînent vers l'idée que derrière ce délire, si franc en apparence, pourrait se cacher une altération organique du cerveau. Puis, lorsqu'on suit pendant quelques jours les malades, cette impression première s'affirme. Pendant les périodes de calme existe un état d'héi^étude, d'obnubilation intellectuelle, sur lequel les malades attirent eux-mêmes l'attention ; et souvent alors on est étonné de voir combien grande est déjà au fond rétendue de la démence ; les troubles somatiques se précisent, les malades accusent des sensations d'endolorissement, de fourmillements dans les membres, principalement clans les membres supérieurs, et la courbe thermique indique à certains moments une élévation de la température centrale. Enfin, quand on peut remonter au mode de développement de la maladie, on trouve souvent des renseignements d'une grande utilité pour le diagnostic : ce sont des vertiges, des troubles passagers dans Pavticulation des mots ; c'est Pexistence d'un état fébrile, etc.; tous phénomènes qui ne se rencontrent pas dans l'aliénation mentale simple.
Diagnostic cUfféroUiel entre la démence mélancolique et la paralysie générale.— k la période d'état, le diagnostic entre la démence mélancolique et la paralysie générale ne peut plus se poser. Ces deux types cliniques, quoique appartenant à la même famille, sont trop dissemblables l'un de l'autre pour qu'il y ait aucune hésitation. En eiïet, tandis que les troubles paralytiques sont localisés dans le premier, ils sont diiïus dans le second.
Les différences sont moins nettes à \d,période de début;
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on peut trouver alors, au point de vue psychique et au point do vue de l'haljitus extérieur dos malades, des symptômes absolument semblables dans les deux cas.
A ce moment, pour établir le diagnostic, indépendamment de Tétude des causes, c est surtout à la différence que présentent les troubles dans l'articulation des mots qu'il faut avoir recours.
Dans la paralysie générale, nous l'avons déjà dit, les troubles du langage, quoique fugaces, sont constants et caractérisés par une hésitation, un bégaiement tout particulier, et dont il faut chercher l'origine au niveau des cellules de la couche grise périphérique.
Dans la démence mélancolique, ces troubles peuvent manquer, et, lorsqu'ils existent, ils offrent une modahté toute différente que dans la paralysie générale. Relevant en effet, dans ce cas, delà paralysie de certains des muscles qui président à la phonation, et plus particuHèrement de la paralysie des muscles orbiculaires des lèvres et des muscles de la langue, ces troubles se traduisent à l'extérieur par des secousses des muscles paralysés, par un espèce de tremblement et de bredouillement dans l'articulation des mots, qui n'a rien de commun avec ce qui existe dans la paralysie générale.
Quant aux fausses paralysies générales liées, par exemple, à la syphilis et à l'alcoohsme, si les troubles de la parole peuvent être absolument semblables à ceux qu'on rencontre dans la démence mélancolique, l'extension, dans ces cas, des troubles paralytiques à une plus ou moins grande étendue du système musculaire empêche toute confusion dans le diagnostic. Cette confusion, si elle pouvait exister, l'étude de l'étiologie et de l'ha- Jjitus extérieur des malades la ferait bientôt cesser.