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bris d'objets, menaces à l’entourage, langage incohérent. On note aussi à cette époque une orientation et une mémoire assez bien conservées.
L'examen physique ne révèle rien du côté des gros appareils; les urines sont normales. Les réflexes patel-. laires sont normaux; les pupilles qui réagissent, présentent une légère inégalité au profit de la droite.
Les crises épileptiques deviennent rares et groupées; elles sont constatées à plusieurs reprises par des médecins et sont caractérisées par une chute brusque avec perte de connaissance, pâleur du visage, mouvements cloniques dans les membres, aussi prononcés des deux côtés du corps, émission involontaire d'urine, morsure de la langue et salivation mousseuse ; le stertor consécutif dure quelquefois plusieurs heures. On note 3 crises en 2 jours, en septembre 1917, une seule en août 1918, aucune en 1919 et six en 2 jours en septembre 1920. Depuis lors les phénomènes épileptiformes ont complètement cessé.
L'état mental, au contraire s'aggrave; entre ses accès d’agitation d’une violence extrême et s’accompagnant de refus des aliments, la malade reste sans aucun rapport avec l'extérieur, déchire ses vêtements, barbouille les murs de matières fécales, se montre très incohérente.
Etat actuel. —- L'examen du fond mental décèle un affaiblissement de toutes les facultés intellectuelles et une disparition à peu près complète de l’affectivité. L’attention est difficilement fixée, la mémoire très troublée; les troubles du jugement sont profonds et la malade se désintéresse complètement du sort de son mari et de sa fille. Les réponses sont incohérentes ou n’ont aucun rapport avec la question; éclats de rire fréquents, et soliloques incompréhensibles, balancements stéréotypés du corps; pas de catatonie; tenue sordide. Il ne semble plus exister actuellement d'idées délirantes, ni de troubles psycho-sensoriels.
SE A AT A Examen physique. — L'état général est bon. Les réflexes patellaires sont normaux; la légère inégalité pupillaire persiste, mais les pupilles réagissent. L'examen des grands appareils ne décèle rien de particulier. Le Wassermann est négatif dans le sang; on ne trouve ni sucre ni albumine dans les urines.
En résumé, il s’agit.d’une malade, dont l’hérédits est chargée, qui est atteinte d’épilepsie à l’âge de 30 ans. Les crises se reproduisent irrégulièrement tous les mois. À l’âge de 41 ans, des troubles mentaux caractérisés par de l’incohérence du langage, des idées vagues de persécution, des hallucinations auditives, des troubles du caractère, des impulsions violentes apparaissent et nécessitent l’internement. Les crises épileptiques se manifestent encore pendant plusieurs années mais deviennent de plus en plus rares. Elles cessent complètement à l’âge de 47 ans. L'état mental présente depuis plusieurs années les symptômes de 1a démence précoce : affaiblissement intellectuel, incohérence du langage, disparition des sentiments affectifs, gestes et mouvements stéréotypés, éclats de rire sans motifs, périodes d’agitation catatonique avec bris d'objets, violences vis-à-vis des personnes de l’entourage; la malade déchire ses vêtements et se barbouille de matière fécale. Cet état persiste depuis sans changement. La malade est actuellement âgée de 50 ans.