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raitre au cours de différentes maladies cérébrales (1). Les lésions cortico-méningées qui se traduisent si souvent chez les jeunes sujets par des crises épileptiques, au lieu de se fixer, peuvent évoluer, devenir plus profondes, plus diffuses et se traduire cliniquement par les symptômes die da démence précoce. Ainsi on peut comprendre que les mêmes lésions cérébrales corticoméningées peuvent se rencontrer dans des syndromes mentaux aussi divers que la démence précoce avec épilepsie, la démence épileptique à forme de démence précoce, le mal comitial précédant l’évolution de la démence précoce.
Dans des cas comme les nôtres, on peut se demander pourquoi l’épilepsie a cessé au moment où sont apparus les troubles démentiels. Nous ne pouvons répondre à cette question. Nous constatons cependant que le fait se rencontre dans d’autres affections. Au cours de certaines observations de tumeur cérébrale, de paralysie générale, de démence épileptique même, on peut voir les crises convulsives survenir longtemps avant l’apparition des troubles intelléctuels et devenir plus rares et même disparaître à mesure que progresse l’affaiblissement intellectuel. Ce sont là des constatations cliniques dont l’explication reste encore obscure.
D'ailleurs, nous ne pouvons prévoir si les crises épileptiques ne reparaîtront pas un jour chez ces malades. Ne voyons-nous pas fréquemment des épileptiques ne plus présenter de crises convulsives pendant plusieurs années et celles-ci reparaître ensuite sans cause apparente.
() De l’épilepsie (Gaz. des Hôp., 2 février 1909, p. 147).