‹ De la Démence Précoce consécutive au mal comitialChapitre 9 sur 23 · LT · texte numérisé non relu

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eu de convulsions, n’a pas fait de fausses couches, mais présente un certain degré de débilité mentale. Le père, âgé de 58 ans, a eu des convulsions dans son enfance, très nerveux, il n’a jamaie eu de maladies graves. Il nie tout excès alcoolique, mais comme sa femme c’est un débile mental. La grand-mère maternelle, morte à 61 ans du diabète, aurait été sujette à des crises d’hystérie, durant des heures, deux ans après la mort de son mari, survenue à la suite d’une hernie étranglée. Le grand-père paternel, atteint de sciatique, est mort d’un cancer à l'estomac, à 70 ans. La grand’mère paternelle est morte de pneumonie à 78 ans. Les oncles et les tantes paternels et maternels sont rhumatisants, sans présenter rien de particulier.

Antécédents personnels. — Mile R.. est née à terme, après un accouchement normal et fut allaitée par sa mère. Elle a marché à 16 mois et n’a jamais eu de convulsions. À 18 mois, elle fait une rougeole, et est atteinte de la variole à 5 ans. D’intelligence ouverte, elle apprend facilement, sait lire à 4 ans et écrire à 5. Une fièvre muqueuse qu'elle eut à 8 ans et demi la laisse nerveuse.

A 10 ans et demi, en 1887. Mlle R... présente une première crise convulsive, elle perd subitement connaissance, tombe, est agitée de secousses cloniques et devient noire; la crise dure trois minutes environ et est suivie de stertor sans émission d’urine ni de matières. A l’occasion d’une coqueluche, elle fait en 1889, à l’âge de 12 ans et demi une deuxième crise analogue à la précédente et qui est suivie d’une danse de Saint-Guy qui dure trois mois. L'année suivante une troisième crise est suivie d’un délire hallucinatoire, avec incohérence dans les idées, qui dure une quinzaine de jours. En 1892, peu après l'établissement de ses règles, la malade, âgée de 14 ans et demi, présente quatre crises dans l’année dont deux sont suivies d'accès délirants.

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