I.MIluniJCTION, s III
créés. » Kl \>Ui^ l âiVl vj.is l'eiiliîirlri;/, dann son cjnWliî meut, redire à Henri IV v;iin(|iieiir : « La couronne d(» France n'est point hén'*(liLiire, mais éleelive... ; nous olxHssons aux rois el non aux tyrans (I). i>
Mais celle (iémoeratie sera-l-elle plus sinciTe clie/ les lijifuenrs (|u'elle ne l'avait été chez les calvinistes? Ce n'est pas le moment de le dire. Au moins elle ira plus loin : des livres elle |)assera dans les faits, et cherchera à s'organiser.
Uemaniuons seulement le sin^Milier allia^^e, IVirange escorte de ces deux radicalismes laij^uenot et ligueur. Le premier fil cause commune avec l'aristocralie, le second avec le vieil esprit pontifical du moyen âge. C'est ce qu'on a pu appeler les folies thêovratiqucs 1^4) de la Ligue.
Les docteurs catlioli(jues, en elTel, emprunlèrent aux publicistes italiens, mm pas leurs théories absolutistes (:j), mais
(1) DiaL du Mah. ap. Ménipp., éJ. de Ralisb., IT26, t. III, p. 403,
(^) Bossucl dit les fureurs de la Lijue, ligœ furoribui ; il affirme d'abord que lu révolte des ligueurs fut couverte du voile de la religion , religionis obtoito studio ; \}ms il assure que les bons Français, curdatiorcs Frauci, furent charmés de la résistance opposée au pape Sixte- Quint par Henri IV, ce roi de tous les rois le plus débonnaire et le plus intrépide, ownium clementissimus atquc furtissinius ; enûn il termine ainsi :
« Neque enim attendi débet quid pars adversa senserit ; quippe quae « jam inde ad Henrici tertii temporibus, Religionem fœdae rebellioni « oblendebat : non enim attendi débet quid illi senserint vel fece- « rint, qui Guisianos , si Deo placet, Capetis regibus, sanctique Lu- « dovici posteris anteferrent, hispanicisque artibus, imo hispanico auro « corrupti, ad ha?c ligœ furoribus dementati, liispanos Lotharenosque si « esse quam Francos malebant, hiac ergo febricitantium deliria con- M temnamus... »
Defensio déclarât, cleri gaUicayii, I, m, cap. 28; œuvr. de Bossuet, éd. Lebel, t. XXXI. p. 695.
(3) Le jésuite Botero disait en 1589 dans son Ragione di Stato : « ... Qiianto i su Iditi saranno più coslum.ti e più ferventi nella via di Dio, tanto si moslraranno più trattabili et ubi lienti al suo prencipe. » (P. 113 B, de Téd. de Chappuys.) Cela est curieux à comparer avec le De regc du jésuile Mariam, publié dix ans plus t.ird.
leurs idées papales, leurs souvenirs de Grégoire VII ei d'Innocent III, formulés par Bellarmin (1).
N'insistons pas : ces emprunts, ces tendances se retrouveront sur notre route. Maintenant qu'on connaît les doctrines politiques du calvinisme, réelles ou teintes, nous pouvons entrer dans notre sujet et reprendre d'un peu plus haut l'histoire de la chaire.
(1) On lit dans son De summo pontifice (1586), 1. V, c. vi : « Papa polesl mutaro régna et uni auferre atque alteri conferre. »
LKS
PRÉDICATKLUS