ARTICLE HUITIEME
1. Il est permis au sénat ou à la chambre des représentants de proposer un ou plusieurs amendements à la présente constitution. Si la proposition d'amendement est appuyée par la majorité des membres élus des deux chambres , l'amendement ou les amendements proposés seront transcrits sur leurs registres , avec les votes pour et contre, et remis à la décision de la législature suivante.
Trois mois avant l'élection de cette législature, ces amendements seront publiés 5 et si , lorsque cette nouvelle législature entrera en fonctions^
JigitizedbyVjOO
les amendements .proposés sont adoptés par les deux tiers d^ tous les membres élus dans chaqae chambre, la législature devra les soumettre au peuple , à l'époque et de la manière qu'elle prescrira.
Si le peuple, c'est-à-dire si la majorité de tous les citoyens ayant droit de voter pour l'électioi^ des membres de la législature approuvent et ratifient ces amendements, ils deviendront partie intégrante de la constitution.
• ABTICUB HsmnàMS.
1. La présente constitution deviendra exécutoire à dater du 31 décembre 1822. Tout ce qui y a rapport au droit de suffrage, à la division de l'Etat en districts sénatoriaux, au nombre des membres à élire à la chambre des représentants et à la convocation des électeurs pour le premier lundi de novembre 1822, à la prolongation des fonctions de la législature actuelle jusqu'au 1" janvier 1823 , à la prohibition des loteries, ou à la défense d'appliquer des propriétés et des revenus publics , à des intérêts locaux ou privés , à la création, changement, renouvellement ou prorogation des chartes des corporations politiques , seront exécutoires à dater du dernier jour de février prochain.
Le premier lundi de mars prochain , les membres de la présente législature prêteront ej signe-
ront le serinent ou l'obligation de maintenir la constitution alors en vigaeur.
Les shérifs , greffiers de comté et les coroners seront élas dans les élections fixées par la présente constitution au premier lundi de novembre 18ââ; mais ils n'entreront en fonctions que le 1**' janvier suivant ..Les brevets de toutes les pcr* sonnes occupant des emplois civils le 81 décembre 18ââ expireront ce jour-là ; mais les titulaires pourront continuer leurs fonctions, jusqu'à ce que les nouvelles nominations ou élections prescrites par la présente constitution aient été faites.
â. Les lois maintenant existantes sur la convocation aux élections , sur leur ordre , le mode de voter, de recueillir les suffrages et de proclamer le résultat , seront observées aux élections fixées par la présente constitution au premier lundi de novembre 1822, en tout ce qui sera applicable, et la législature actuelle fera les lois qui pourraient encore être nécessaires pour ces élections, conformément à la présente constitution.
Fait en Convention , au Capitole de la ville d'Albany , le dix novembre mil huit cent vingtun , et le quarante-sixième de l'indépendance des Etats-Unis de l'Amérique.
En foi de quoi nous avons signé.
Daniel D. Tohpkins , Président.
Samuel s. Ga«di«r, Secrétaires.
John F. Bacon ,
m AMÉRIQUE.
Jii«|a'à présent j'ai examiné les institutions, j'ai purcoum les lois écrites, j'ai peint les formes actuelles de la société politique aux Etats-Unis.
Mais y au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes , réside un pouvoir fiourerain : celui du peuple , qui les détruit ou les modifie à son gré»
Il me reste à faire .connaître par quelles voies procède ce pouvoir, dominateur des lois; quels sont ses instincts, ses'passipns ; quels ressorts se^ crets le poussent , le retapent , ou le dirigent dans sa marcbe irrésistible ; quel effet produit sa toute-puiisanoe , et quel avenir lui est réservé.
«OMMKNT ON PEUT DIRE RIGOUREUSEMENT Qu\uX ETATS- UNIS C^EST LE PEUPLE QUI GOUVERNE.
En Amérique , le peuple nomme celui qui fait la loi et celui qui l'exécute ; lui-même forme le jury qui punit les infractions à la loi. Non-^eule- II. 9
ment les institations sont démocratiques dans leur principe , mais dans tous leurs développements; ainsi le peuple nomme directement ses représentants, et les choisit en général tous les ans, afin de les tenir plus complètement dans sa dépendance. C'est donc réellement le peuple qui dirige , et , quoique la forme du gouvernement soit représentative, il est évident que les opinions , les préjugés , les intérêts , et même les passions du peuple ne peuvent trouver d'obstacles durables qui les empêchent de se produire dans la direction journalière de la société.
Aux États-Unis , comme dans tous les pays où le peuple règne, c'est la majorité qui gouverne au nom du peuple. ^ *^
Cette majorité se compose principalement des citoyens paisibles qui , soit par goût , soit par intérêt , désirent sincèrement le bien du pays. Autour d'eux s'agitent sans cesse les partis, qui cherchent à les attirer dans leur sein et a s'en faire un 4ippui.
Q^£^a«t?aia 3q«