‹ De la democratie en AméricqueChapitre 36 sur 48 · NOT£S · texte numérisé non relu

NOT£S

{A) pagbSI.

II est vrai que les puissances de TEurope peuvent faire à r Union de grandes guerres maritimes ; mais il y a toujours plus de facilité et moins de danger à soutenir une guerre maritime qu^uue guerre continentale. La guerre maritime U' exige qu^une seule espèce d^efforts. Un peuple commerçant qui consentira à donner à son gouvernement Pargent nécessaire est toujours sûr d^avoir des flottes. Or , on peut beaucoup plus aisément déguiser aux nations les sacrifices d^argent , que#es sacrifices d^hommes et les efforts personnels. D^ailleurs des défaites sur mer compromettent rarement Pexistence ou Findépendance du peuple qui les éprouve.

Quant aux guerres continentales , il est évident que les peuples de TËurope ne peuvent en faire de dangereuses à PUnion américaine.

Il est bien difficile de transporter ou d^entretenîr en Amérique plus de 25,000 soldats ; ce qui représente une nation de 2,000,000 d^bommes à peu prôs. La plus grande nation européenne luttant de cette

manière contre PUnion est dans la même position où serait une nation de 2,000,000 d^habitants en guerre contre une de 12,000,000. Ajoutez à cela que rA-* méricain est à portée de toutes ses ressources , et TEuropéen à 1,500 lieues des siennes , et que Timmensité du territoire des États-Unis présenterait seule un obstacle insurmontable à la conquête.

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