DE LS
On a encore employé des dérivés de lopium, comme l'extrail thébaïque, lélixir parégorique et le laudanum. On voit des malades qui absorbent des verres à liqueur de laudanum : ils mesurent leur dose au verre au lieu de la mesurer avec un comple-goutles.
Certains préfèrent le laudanum de Rousseau au laudanum de Syvdenhaim ; ils le trouvent plus actif et lui attribuent un pouvoir euphoristique plus marqué.
Enfin il va des morphinomanes qui associent l’opium à la morphine et prétendent trouver une différence marquée entre les deux : l'action de l’'opium, outre qu'elle serait moins rapide que celle de la morphine, permettrait mieux le travail intellectuel ; cependant la plupart des médecins qui ont observé de tels malades ont noté chez eux un amaigrissement rapide. ainsi que la perte précoce de l'appétit ; ils attribuent ces symptômes à la saveur âcre, amère et nauséabonde de l'opium et de ses dérivés ; quand ils sont pris par la voie buccale, des nausées et des vomissements ne tardent pas à se produire : si l’on examine la langue, on note qu'elle est épaisse et saburrale ; la bouche est pâteuse, l'haleine très fétide. Mais ce qui a surtout frappé ces médecins, c'est la constipation opiniâtre accompagnée parfois de teinte ictérique, et alternant souvent avec des périodes de diarrhée pro-
fuse s’accompagnant de ténesme rectal et de prurit intense.
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