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l’hémato-spectroscope d’Héuocque. 11 sufit d’une grosse goutte. Souvent il faut presser un peu le doigt pour avoir une grosse goutte, je ne crois pas que ce soit un inconvé nient bien marqué.
La goutte de sang est recueillie dans une petite pipette de verre absolument semblable à celle de Lloyd Jones. Puis on fait tomber une goutte de sang dans les solutions d’eau glycérinée et l’on obtient, après quelques tâtonnements la densité cherchée. |
Telle est la méthode employée, mais il convient de revenir sur quelques points en particulier.
Et d’abord les solutions vont-elles garder leur densité ? Ne vont-elles pas se modifier au contact de l'air, et par suite des gouttes de sang introduites chaque fois? Les bouchons à lémeri ne ferment peut-être pas d’une manière bien absolue, mais ils ferment assez bién pourtant, la surface en contact avec l'air est fort petite, il ne parait donc pas y avoir de grosses causes de changements de ce côté la. Mais, dira-t on encore, l'introduction des gouttes de sang dans le mélange doit le modifier forcément ? II peut évidemment se produire quelques changements après des examens très nombreux. Mais la quantité de la solu. tion est de 180 grammes ct chaque fois on introduit une petite goutte insignifiante de sang. De plus, le sang introduit a une densité ordinairement voisine de celle de la solution et ce n’est plus comme si on introduisait de la glycérine ou de l’eau. Du reste, après un mois et demi d'essais fréquents, j'ai changé toutes mes solutions, plusieurs n'avaient pas bougé même celles qui me servaient le plus souventcommèe 1055 par exemple ; les autres n'avaient varié que dans de très petites proportions.
Comme Lloyd Jones je me sers de la même pipette pleine de sang pour faire plusieurs essais. 11 faut aller très vite pour éviter la coagulation. C’est un tour de main à prendre. Ilfaut encore faire attention à ce que l’eau glycérinée ne remonte pas dans la pipette ce qui vien— draittout gâter; pour cela il suffit de prendre une colonne desang un peu longue et de plus de maintenir une cer taine pression dans le reste du tube en souflant légèrement dans le tuyau de caoutchouc qui lui est adapté, Quand il y a coagulation il faut recommencer, car le résultat est faussé complètement.
Une fois que la pipette a servi, il faut la nettoyer soigneusement avec de l’éther et souvent la détruire si elle ne se nettoie pas très bien. Il vaudrait même mieux changer chaque fois de pipette.
La construction de la pipette est facile avec un peu d'habitude, il faut cependant une dimension presque invariable pour obtenir de bons résultats. Si le diamètre est trop grand, le sang se coagule plus vite, l’eau glycérinée vient se mêler au sang. Si le tube est trop étroit au contraire on a de grandes difticultés pour le remplir ou pour en chasser le ang.
Les solutions dont je me sers different de deux degrés entre elles, j’ai cherché en effet non pas des résultats absolument exacts, mais seulement une approximation suffisante. La plupart du temps je n’ai pas trouvé une so lution dans laquelle la goutte se tint absolument immo : bile : ou elle montait ou elle descendait, j’essayais alors une autre solution immédiatement au-dessus ou au-dessous et le phénomène inverse se produisait. La densité du sang était entre les deux densités. Ce fait va expliquer un résul-
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tat qui pourrait étonner, mes solutions ayant des nombres impairs, mes densités ont presque toutes des nombres pairs, c’est encore une erreur, mais ne dépassant pas de faibles limites. Ce que j’ai cherché, je le répète, ce n’est pas à avoir des densités mathématiquement exactes, j'aurais alors employé la méthode des pesées, j'ai sur tout voulu savoir si la densité élait normale, augmentée ou diminuée, et je crois que le procédé employé n’a pleinement réussi.