‹ De la densité du sang: Sa détermination clinique Ses variations physiologiques et pathologiquesChapitre 14 sur 31 · BA AUS · texte numérisé non relu

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Pour les éviter, Devoto dit qu'il faut examiner le sang du 1alade loin du repas. Scholkoff à fait ses examens deux heures et demie à trois heures apres les repas. C’est aussi ce que j’ai fait dans la majorité des cas.

: 4 L' Exercice.

I convient d'envisager deux cas avec Lloyd Jones.

L'exercice est modéré; dans ce cas il y a une diminution de la densité.

Au contraire, l'exercice est un peu violent ou continu et la densité s’élève. Ainsi, l’auteur anglais cite le cas des boating men de l'Université de Cambridge, et celui de deux jeunes filles faisant un violent exercice équestre dans la Buffalo Bulls £xhibition. Chez ioutes ces personnes la densité était élevée. |

Il faut faire probablement Jouer un grand rôle à la sudation. En effet, Leichtenstern a trouvé plusieurs fois une augmentation de l'hémoglobine après une sudation un peu forte. Nack a vu une augmentation de 10 pour 100 de l’hémoglobine,

Lloyd Jones et Hammerschlag ont trouvé une augmen— tation de la densité, tandis que Schmaltz n’a pas trouvé de variations.

Les bains turcs (Lloyd Jones), les bains de vapeur élévent la densité, mais Scholkoff n°’ose pas bien affirmer ce fait. De même pour l’action de la pilocarpine, l’auteur en question est réservée, elle se contente de dire qu'après les bains de vapeur et la pilocarpine il y avait une augmentation de la densité. Les sueurs augmenteraient, l’hémoglobine surtout.

UT = Dans un cas (obs. LI), j'ai pu étudier l'influence de la sudation forcée. Chez un malade atteint de néphrite ayant une densité de 1050, j'ai constaté, après une injection de #,03 de pilocarpine, une augmentation de la densité très marquée, puisque huit heures après l'injection la densité était encore de 1058. |

5 Le Sommeil.

D’après Lloyd Jones, le sommeil élèverait un peu la densité du sang bien que ce ne soit pas absolument constant.

Aussi, la densité est-elle plus forte le matin, plus faible dans la journée (Hammerschlag, Lloyd Jones, Trangott, Schmaltz), le soir elle atteindrait le même chiffre que le matin. Il est probable que cette élévation le matin tient au repos nocturne (Schmaltz).

Déjà, Reineke, par la numération des globules, avait montré une augmentation le matin ; Grosglick a observé de même que, chez les chiens contenus, il se produit une concentration du sang. Ê

Roy pense qu’il faut faire jouer un rôle, dans cette élévation de la densité le matin, aux liquides bus dans la journée et qui abaissent la densité.

6° Les Pays.

Un certain nombre de travaux ont été faits récemment sur les modifications du sang dans les endroits élevés. B:LL.

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Muntz ‘, en portant des lapins au sommet du pic du Midi, a vu que la quantité de matières fixes, d’hémoglo bine, augmentait. Il est certain que la densité doit aussi augmenter.

Viault * (de Bordeaux) a trouvé que l'altitude augmen-tait aussi lenombre des globules rouges. Il a étudié surtout le sang des habitants des hauts plateaux du Pérou. Il cite son propre exemple. A Lima, il avait 5.000.000 de globules ; à Marococha (4.392 metres), après quinze jours de montagne, il avait 7.100.000 ; apres vingt -trois jours,

*1l était arrivé à 8.000.000. Dans ces cas, la densité doit certainement s'élever aussi, car non seulement il a constaté plus de globules, mais aussi plus d’hémoglobine.

Ges faits prouvent que le sang s'adapte parfaitement à ces altitudes. Comme l'air est raréfié, il augmente la quantité d’hémoglobine et les globules.

L'action du climat a aussi une très grande importance.

Eijkmann, directeur de l’Institut pathologique de Veltevieden à Batavia à trouvé qu'il y avait une densité à peu près normale. Il a trouvé sur 20 Européens une moyenne de 1057,4 et sur 10 personnes indigènes une moyenne de 1057,5. Il a vérifié l’opinion de Treille que l’anémie tropicale est due à de l’hydomie.

Glogner, de Padang, dans l'ile de Sumatra, a examiné

! De l'enrichissement du sang en hémoglobine suivant les conditions d'existences (Acad. des sciences, 1891).

* Sur l'augmentation considérabte du nombre de globules du sang chez les habitants des hauts plateaux de l'Amérique du Sud (Acad. des Sciences, 15 déc. 1890). — Sur la quantité d'oxygène contenue dans Le sang des animaux des hauts plateaux de l'Amérique du Sud (Acad. des Sciences, 2 fév. 1891).

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20 hommes bien portants de dix-huit à quarante-quatre ans : il a obtenu une moyenne de 1053,6, ce qui est un chiffre un peu faible. Il attribue cela à la diminution de l’'albumine du sérum, il se ferait une hypo-albuminose.

Les indigènes auraient un saug un peu plus dense que les Européens.

Lloyd Jones a éludié aussi la race. Il a un certain nombre de densités chez les Noirs, les Rouges, mais il n’est pas arrivé à des résultats bien frappants.

7° Le Tempérament.

Lloyd Jones prétend qu’à un simple examen extérieur de la personne on peut prévoir un peu quelle sera la densité de son sang. Chez les gens nerveux la densité est plus variable, elle est plus fixe chez les lymphatiques.

Les personnes à cheveux blonds, aux yeux et au teint clairs, ont une densité plus basse, tandis que celles qui ont les yeux et les cheveux noirs ont une densité un peu plus forte.

Mais il faut faire des réserves avec Copemann. Ainsi Oppenheimer, en comptant les globules, avait déjà trouvé des variations nombreuses indépendantes de l’aspect extérieur. Hammerschlag a vu quelquefois ces gens pâles et amaigris avoir une densité plus élevée que des gens tres robustes, et Leichtenstern a fait pour l’hémoglobine les mêmes constatations.

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& Différentes parties du corps.

Gopemann admet que, dans toutes les parties super cielles du corps, la densité est la même.

Lloyd Jones a étudié la question d’une façon assez com plète. Il montre par des exemples que la densité est la même dans la veine médiane basilique que dans le doigt. Il n’a pas trouvé de grande différence entre les deux côtés du corps. Il a trouvé un peu plus de densité dans le sang des jambes que dans celui du doigt. La partie antérieure de la cuisse a une densité plus forte que le reste du corps.

Les différences tiennent à la rapidité du courant sanguin. Le froid par exemple fera augmenter la densité. C’est ainsi que pour les bains froids , Si la peau devient anémique, la densité augmente, tandis qu’il n’y a pas de changement si la peau n’est pas modifiée. La chaleur au contraire qui détermine un libre cours du sang abaisse la densité.

Dans un cas (obs. XLIV) j'ai examiné en même temps le sang du doigt et celui de la veine et je n’ai pas trouvé de différence,

9 Congestion active ou passive.

La congestion active ou passive d’une partie du corps a une grande influence sur la densité du sang qui circule dans cette région.

Gopemann à fait l'expérience suivante. Il a placé une ligature de corde sur le membre d’un lapin pour amener une stase de la circulation. Cela produit ordinairement

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He: NEU une élévation considérable de la densité du sang dans la partie liée.

Il donne le tableau suivant :

Avant la ligature Après la ligature

De i007 1060,6 Globules — 6.550.000 8.463.500

D'=40678 1062 Globules — 6.625.000 8.966.000

DE U0ES 1068,6 Globules — 6.322.310 10.288.900

D — 1058,6 1058,3 Globules — 6.183.300 6.092.750

Dans la quatrième expérience, il a employé un fil fort au lieu d’une corde, le sang artériel a été arrêté en même temps que le sang veineux.

Copemann explique cette élévation de la densité par le passage du sérum dans les espaces lymphatiques.

Lloyd Jones a fait des expériences analogues pour étudier l'influence de la congestion passive. Il détermine la densité du sang, fait une ligature au doigt et trouve aussi une depsité augmentée. Puis on retire la ligature et deux minutes après la densité redevient normale.

Lloyd Jones pense que cette élévation tient à ce que, le sang artériel continuant à circuler alors que le sang veineux est arrêté, il se fait une exsudation de sérum à travers les vaisseaux. L’issue de ce sérum laisse le sang plus riche en globules et par conséquent plus lourd. Il fait alors remarquer les erreurs qui doivent se produire avec le compte- globules de Malassez quand on fait une ligature au doigt. Il ne pense pas que ces résultats tien-

proue nent à ce que le sang artériel est plus dense que le sang veineux, car ces différences sont très petites (chez le chat).

Frierdrich Kruger {, Privat docent et assistant à l’Institut physiologique de l’Université de Dorpat, a pourtant constaté que chez le chien il y avait une assez notable différence entre le sang artériel et le sang véneux. Le sang artériel serait plus dense (artères et veines rénales).

On peut rapprocher ces expériences de celle de Landois. Si l’on fait, d’après cet auteur, circuler artificiellement à plusieurs reprises à travers les vaisseaux d’un organe une certaine quantité de sang, le poids spécifique s’élève parce que le sang s’est chargé en matières solubles et qu’il a perdu une partie de son eau.

La congestion active au contraire, celle qu’on peut obtenir après avoir provoqué l’anémie momentanée de l'oreille du lapin, ne s’accompagne pas d’élévation de la densité, il y a au contraire diminution, fait intéressant.

Ces troubles circulatoires peuvent être produits souvent, grâce à des phénomènes d’ordre nerveux. C’est l'opinion de Lloyd Jones qui se demande même si les atrophies qui suivent les lésions nerveuses ne sont pas plutôt dues à des changements dans la circulation qu’à l'intervention des nerfs trophiques.

C’est bien encore par linfluence du système nerveux que l’on peut expliquer l’élévation de la densité du sang qui suit les opérations sur l’abdomen et même la simple ouverture du péritoine comme l'ont constaté Copemann et Sherrington. |

! Beitrage zur Kenntniss des arteriellen und venosen Blutes

verschudner Gefässbezirke (Zeitschr. f. Biologie, XVNI, 4, 1390).

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