‹ De la densité du sang: Sa détermination clinique Ses variations physiologiques et pathologiquesChapitre 5 sur 31 · MORE · texte numérisé non relu

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capillaires. Le sang doit remplir, sans être mélangé d’air, le capillaire inférieur, toute la poire, et le capillaire supérieur. On pèse rapidement: sur la balance chimique. En connaissant le poids du ballon, celui de l’eau à 37,5 qu'il pent renfermer, on connaît facilement la densité.

Ge procédé, de l'avis de Trangott, est très exact, mais extrêmement compliqué. Pour chaque détermination, il faut prendre un nouveau ballon, parce qu’il est impossible de laver parfaitement le ballon rempli de sang. Pour chaque analyse, il faut trois pesées, et chaque fois préparer de l’eau à la température voulue. De plus, il est très difficile de bien remplir ce piknomètre, parce que sou vent le sang se coagule avant que le ballon soit rempli, ce qui rend l'opération impossible. Il est difficile de se garer des bulles d’air qui entrent dès qu’on sort le capillaire de la goutte de sang dans lequel il est. Pour éviter la coagu— lation, il faut bien nettoyer le piknomètre avant de s’en servir en le tenant dans une solution faible d’acide acé tique pendant quelques heures, puis on nettoye avec de l’eau et on dessèche avec de l’alcool et de l’éther. Il faut prendre le tube avec des pinces et non pas avec les doigts. Pour éviter l’entrée des bulles d'air, l’incision de la peau doit être assez profonde.

En somme, comme le fait observer Trangott, chaque examen demande trois heures. C’est done un procédé qui ne satisfait pas aux besoins de la clinique, mais qu’il est bon d’avoir pour vérifier les autres procédés plus rapides, mais Moins exacts.

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3° Procédé de Tzyboulsky.

N.-0. Tzypoursky!, au laboratoire du professeur Tarkhanoff a modifié légèrement la méthode de son maître. Le sang est recueilli dans un petit vase en verre, fermé

‘ avec un bouchon à l’émeri. Le vase contenant 1 centi-

mètre cube, on le sèche d’abord, on le pèse vide, puis rempli d’eau distillée à la température du sang, enfin rempli de sang. On n’a plus ensuite qu’à faire le calcul.

Tzyboulsky a fait ses recherches sur les animaux, Sur l’homme, la méthode n’est pas bien appliquable, car il est difficile de recueillir rapidement la quantité voulue de sang par une goutte, sans presser le doigt. En remplissant doucement, le sang se coagule avant qu'on ait pu boucher le vase; avec de l'habitude cependant on peut obtenir de bons résultats.

Je ferai remarquer que les procédés de ces deux auteurs russes ne sont cités nulle part. La méthode de Schmaltz que je décrirai tout à l’heure n’en est qu'une copie réduite, et n’a rien d’original du tout par conséquent. Il n’est question maintenant dans tous les travaux que de la méthode de Schmaliz. Il faudrait dire je crois Tarkhanoff- Schmaltz si l’on voulait être juste.

4° Procédé de Schmaltz.

R. Scamazrz (de Dresde) est l’auteur d’une méthode que Gilbert dans le Traité de médecine de Charcot, Bou

1 Vratch, 1880.

Be. Le 5.

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chard, Brissaud, déclare très ingénieuse. J'aimerai mieux dire très minutieuse, ou très laborieuse, car cette méthode n’est qu’une réduction de celles que je viens d’exposer, c’est la méthode du flacon en miniature; la seule partie originale est peut-être la difficulté de son exécution. Quoi qu’il en soit, c’est un procédé extrêmement exact s’il n’est bien aisé, et l’on doit à Schmaltz une série de travaux trés importants sur cette question.

Le sang est obtenu par une piqûre faite à la pulpe du doigt avec une lancette spéciale. Il faut une piqûre qui donne une quantité suffisante de sang. La congestion de la peau n’a d'importance que dans le ralentissement extrême de la circulation, on peut donc presser un peu sur le doigt pour faire sortir le sang.

On recueille le sang dans un petit tube de verre, C’est le pyhnomètre capillaire de Schmaltz. Ce tube à 12 centimètres de longueur, 1 millimètre 1/2 de diamètre, il est effilé aux deux bouts en capillaires de 1 centimètre de longueur et de 2/3 de millimètre de lumière. C’est, comme on le voit, un simple tube à vaccin.

Ce tube est d’abord pesé avec beaucoup de soins sur une balance chimique sensible à 1/10 de milligramme et bien vérifiée. Puis on le remplit d'eau distillée on le sèche à l'extérieur et on le pèse à nouveau. La différence des deux chiffres exprime le poids de l’eau contenue dans le tube et par suite sa capacité. On débarrasse de l’eau avec

! DieUntersuchung des Specifischen Gewichtes des menschlichen Blutes (Deutsch. Archiv f. klin. Med. 1890). — Das Verhalten des specifischen Gewichtes des Blutes bei Kranken {Deutsche med. Woch., n° 16, p. 555, 1891). — Congrès de médecine interne tenu à Wiesbaden en avril 4894.

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de l’éther et de l’alcool puis on remplit le tube de sang, il suffit de 0®",1 de sang, c’est à-dire deux gouttest, Pour remplir le tube on le plonge simplement dans la goutte de sang oblenue par la piqûre, et l’on s'efforce d'éviter l'entrée de l'air. Le tube rempli de sang est à nouveau pesé à la balance et par un calcul assez simple on a la densité du sang.

Soit a& le poids du tube capillaire vide, le tube capillaire plein d’eau, « le tube capillaire plein de sang la densité du sang sera :

Schmaltz donne les exemples suivants qui montrent la

marche de examen.

4° Poids du tube capillaire vide . . . . (0,1730 — — — read e.2 cD: 002 aalbauseuion. mi co: «0122 — du tube capillaire + le sang : . 0,3025 SP -durate soul Mt ge MU. 0,1295

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Une fois que le tube a servi, il doit être nettoyé très soigneusement, c’est capital. On souffle pour chasser le

! Gilbert parle à tort d’un dixième de millimètre cube. Ge serait par trop infinitésimal.

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sang, on remplit de soude caustique en solution faible pour débarrasser le tube des dernières traces de sang. Après plusieurs heures on enlève la soude caustique et on passe successivement de l’eau distillée, de l'alcool absolu pour obtenir la déshydratation, de l’éther pour chasser l'alcool. Avant chaque examen, on doit nettoyer le tube minutieusement à l’eau, à l’alcool et à l’éther. Le lavage à la soude aurait un inconvénient d’après Schmaltz, il se ferait un peu d'usure au verre.

La méthode est certainement très exacte. Schmaltz en a vérifié l’exactitude en comparant les résultats fournis par elle et ceux obtenus en prenant avec un flacon ordinaire la densité d’une grande quantité de sang après une saignée. On constate encore l'exactitude de la méthode en employant des solutions salines au lieu de sang.

Quelles sont les principales sources d’erreurs? Et d'abord la température joue- t-elle un rôle? Il semblerait naturel de le penser. Il n’en est rien cependant. Le sang est toujours plus chaud que l’eau distillée, mais la différence qui en résulte esttres minime d’après Schmaltz. Il n'y a pas en effet de différence sensible quand on emploie l’eau à la température de l’appartementou l’eau à la températuredusang.

Le ménisque de l’eau et celui du sang n’est pas le même, mais cela n’a pas d'importance d’après Schmaltz.

Que la goutte soit grosse ou petite, cela ne change rien au résultat non plus.

Les critiques faites sur la méthode de Schmaltz sont nombreuses.

Siegl constate qu’elle demande beaucoup de temps, et qu’elle est par suite peu appliquable aux recherches celiniques. Elle est pourtant la première comme exaclitude ;

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