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prononcée ; le membre supérieur présente une légère contracture ; quand on étend les doigts, on provoque de la douleur.
La jambe gauche est fléchie dans le lit, et quand on veut l'étendre on provoque de la douleur.
La sensibilité est conservée. Pas de mouvements réflexes.
La face est déviée à droite, sans paralysie du buccinaleur.
La tête est en rotation habituelle sur le cou, la face tournée du côté droit, le menton porté du côté de l'épaule droite. Les deux yeux sont fortement tournés à droite ; elle peut cependant, quand on le lui demande, les porter à gauche jusqu'aux commissures palpébraies de ce côté; mais dès qu'on laisse la malade à elle-même, les deux yeux se reportent invariablement à droite en gagnant les commissures palpébrales de ce côté.
Cette malade fut transportée le 12 juin 1867 à la Salpêtrière, où elle est actuellement dans l'état suivant :
Elle est confinée au lit, gâteuse, démente, et pleure dès qu'on lui adresse la parole.
Couchée dans le décubitus dorsal, on peut remarquer que sa tête inclinée légèrement sur l'épaule gauche est en rotation sur le cou, la face étant tournée du côté droit ; le muscle st erno-cléidomastoïdien gauche est saillant, cependant il n'y a pas de raideur du cou, et l'on peut ramener la tête dans toutes les positions sans difficulté et sans occasionner de douleur ; la mala4e peut d'ellemême porter la tête du côté gauche, mais aussitôt qu'elle est abandonnée à elle-même, elle tourne invariablement la face du côté droit.
Les deux globes oculaires sont habituellement tournés tous les deux également à droite, le bord des iris atteignant l'angle palpébral de ce côté. Les pupilles sont égales, contractiles, et la malade voit bien des deux yeux ; il n'y a pas de strabisme. Elle peut porter ses deux yeux à gauche, les iris atteignant même alors les angles palpébraux de ce côté ; mais il faut évidemment pour cela un efl"ort soutenu de la malade ; dès qu'on la laisse à elle-même elle porte de nouveau son regard du côté droit.
Les sillons droits de la face sont plus marqués que ceux du côté gauche, la bouche est tirée h droite, surtout quand elle parle ; il y a un
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soulèvement évident du buccinateur gauche quand la malade imite le mouvement que l'on fait en souillant une chandelle. L'œil gauche est un peu plus fermé et paraît plus enfoncé dans l'orbite que le droit. La paupière gauche est légèrement froncée. La langue n'est pas déviée.
Les mouvements spontanés sont complètement abolis daas le membre supérieur gauche, et presque complètement dans le membre inférieur. Du côté giuclie, le chatouillement provoque des mouvements réflexes prononcés surtout dans le membre inférieur ; la sensibilité, obtuse du côté gauche, y est cependant conservée.
Le bras gauche est contracturé, le coude fléchi avec raideur, la main en extension forcée sur l'avant-bras et les doigts demi-fléchis sur la paume de la main. A la face dorsale de la main, au niveau de l'articulation métacarpo-phalangienne du médius, existe une petite eschare offrant un diamètre d'environ un demi-centimètre, trace de la pression que subit constamment cet endroit.
Les deux membres inférieurs sont contracturés, surtout le gauche, ils sont en demi-flexion, ils reposent le membre gauche sur sa face externe, le droit sur sa face interne (côté opposé à la rotation de la tête) .
On ne peut vaincre la contracture des membres, et quand on cherche aie faire on excite des douleurs.
La température est plus élevée dans la main gauche que dans la droite.
11 y a de la rougeur et de la tendance aux eschares sur le sacrum et surtout sur la fesse gauche.
Observation LVIII.
Hèniplégie gauche ancienne avec contracture. — Rotation de la tête et des ijeux à droite sans raideur du cou, subsistant depuis plusieurs mois. — Cécité absolue.
Marie H..., 67 ans, entrée le 30 avril 1867 à l'infirmerie de la Salpêtrière. (Service de M. Vulpian.)
Cette fenuue qui a eu souvent des étourdissemenls et, il y a quatre ans, dit-on, une attaque apo|)lectique avec hémiplégie du
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côté droit ét perte de connaissance, est prise le 30 avril d'une nouvelle attaque apoplectiforme avec perte de connaissance.
A son entrée à l'inlirnierie, on constate que la malade voit trèsmal, surtout de l'œil droit, dont la pupille est un peu plus dilatée que la gauche.
Il n'y a pas d'hémiplégie bien nette.
15 mai. — La vue est complètement perdue, les deux pupilles sont contractiles. La tète est habituellement tournée vers l'épaule droite, les yeux regardent toujours du côté droit.
Hémipli^gie bien nette du côté gauche, le membre supérieur letombe inerte quand on le soulève, la sensibilité y est presque abolie. L'intelligence est très-obtuse.
29 mai. — iUème attitude des yeux et de la tête; nystagmus; pupilles égales.
2k juin. — L'hémiplégie gauche a augmenté; elle remue cependant encore spontanément le membre inférieur.
Il y a dans le bras une contracture douloureuse.
Pendant la fin de l'année 1867, on vit la contracture du bras gauche augmenter. La malade conserva toujours la même attitude des yeux et delà tête qui sont tournés habituellement du côté droit, quoiqu'elle puisse aussi les porter du côté gauche avec une certaine difficulté.
Elle reste dans son lit à peu près dans la même position où on la met. Le 15 octobre, on remarqua que, placée sur ses jambes, elle avait une tendance à tourner de gauche à droite sur son axe.
Iti janvier 1868. - La malade est aujourd'hui dans l'état suivant :
Confinée habituellement au lit, démente et gâteuse, cette femme peut cependant faire quelques pas. Quand on la soutient, elle ne présente plus alors de tendance à tourner plus d'un côté que de l'autre. Sa tête est habituellement légèrement inclinée du côté de l'épaule gauche, la face tournée du côté droit, mais sans raideur; elle peut porter sa tête à gauche.
, La malade ne voit point, les pupilles sont égales et contractiles, les deux globes oculaires sont habituellement dirigés du côté droit, l'iris atteignant généralement l'angle palpébral de ce côté. Cepon-
dant la malade peut tourner ses globes oculaires du côté gauche et atteindre même les angles des ouvertures palpébrales de ce côté. Quand on l'abandonne à elle-même, elle porte invariablement son regard du côté droit.
II. n'y a pas d'hémiplégie faciale bien accusée; cependant les sillons de la face sont un peu plus marqués du côté droit.
Quant aux membres gauches, elle peut les remuer, quoique moins bien que les droits.
Le bras gauciie qu'elle peut porter jusqu'à son oreille et non jusqu'au-dessus de sa tête , est contracturé, l'avant-bras demilléchi sur le bras et les doigts recoqueviilés dans la paume de la main, et cela si fortement que l'on fut obhgé pendant quelques temps de lui mettre un linge dans la main pour qu'elle ne s'écorchât pas avec ses ongles. Si l'on cherche à vaincre la contracture, on occasionne des douleurs.
La sensibilité, quoique moins accusée qu'à droite, est cependant conservée à gauche. On ne provoque pas de mouvements réflexes par le pincement ou le chatouillement des extrémités.