L'UTILISATION DU SOL
Le but final des services publics est de permettre aux activités individuelles de s’exercer dans les meil-
DRCRE 27mYAl19170(S025355)
(8) Réponse de Cambacérès à Regnauld de Saint Jean d’Angély, qui demandait « que l’on définisse le mot utilité publique pour prévenir les difficultés qui quelquefois se sont élevées à ce sujet » (Conseil d'Etat, séance du 20 vendémiaire, an XII).
(2) Loi, 4 avril 1873, etc.
(10) Loi, 13 février 1900, articles 19-21.
(11) Loi 2$ mars 1925 (applicable seulement aux terrains non bitis).
leures conditions possibles. Au point de vue pratique, la conséquence en est qu'il incombe à l'Etat comme plus essentielle mission de préparer sur le sol national un cadre favorable aux entreprises particulières. Il devra de ce chef assurer la défense du sol, son exploitation rationnelle et la possibilité des communications.
1. — La défense du sol consiste à protéger l’habitat humain contre les éléments qui tendent à le détruire. Ces éléments sont au nombre de trois l’envahissement de la vie, la menace des eaux et la brutalité des sociétés humaines.
a) Le parisitisme est une des grandes lois de la nature : chaque espèce vivante est limitée dans son développement par une autre espèce qui s’en nourrit. Dès la plus haute antiquité, l’homme a dû lutter contre les plantes et les bêtes pour se maintenir au nombre des vivants. Aujourd’hui encore, la lutte se poursuit.
Si elle est parfois une source de richesse et un centre d'attraction humaine, la forêt constitue le plus souvent un infranchissable obstacle aux progrès de la vie sociale. Dès qu’une société veut s’accroître, le défrichement s’impose; il fut, à deux reprises, aux temps néolithiques puis au moyen-âge, une véritable institution publique; il demeure tel aujourd’hui dans certains pays coloniaux. Mais la question ne se pose plus dans l’actuelle France continentale; elle est même remplacée, comme nous le verrons plus loin, par la préoccupation toute contraire de la conservation et de la reconstitution des surfaces boisées. Cependant, il vaudrait mieux parler d’une évolution que d’une