LA DISTRIBUTION DES RICHESSES
Il serait vain de prétendre que l’on peut isoler l’une de l’autre la puissance et la propriété. Qui dit richesse dit pouvoir : un monde qui fait place aux soucis matériels ne peut éluder cette loi. L'Etat ne peut donc pas se désintéresser de la question de savoir comment les richesses se trouvent distribuées entre ses sujets. Le passé comme le présent nous montrent qu'il peut, au besoin par dévolutions forcées, régler lui-même cette distribution. En le voyant réprimer les excès de la mainmorte et favoriser l'accession des petits à la propriété nous songerons aux paroles de
l'Evangéliste : « Esurientes implevit bonis et divites dimisit inanes »; il sera plus intéressant encore de le suivre dans ses efforts pour réaliser la collaboration forcée du capital et du travail.