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mie L’élimination de cestoxines étant favorisée et maintenue régulière par l’action du bain froid. Les bons effets d’ailleurs de cette médication, qui a fait ses preuves, ne
sont plus à constater.
La présence d’albumine dans lPurine ne modifie en
rien la diazoréaction. Cette constatation ést du réste en
conformité avec l'opinion des auteurs qui antérieurement ont étudié la question.
Les produits physiologiques de déassiiiilation et d’excrétion (urée, urates, résidus solides de l’urine) même en quantité anormale, n’influent pas davantage sur la diazoréaction.
Diazoréaction et quantité d'urine. — La quantité d'urine émise par les érysipélateux, moins considérable d’une manière générale que chez un individu sain, ne semble pas être un appoint à la production de la diazoréaction. Nous ne croyons pas du tout que la concentration de l’urine suffise à produire la diazoréaction.
A cet effet, nous avons plusieurs fois concentré des urines ét la recherche de la réaction diazoïque pratiquée dans ces conditions après diminution de volume de moitié n’a pas donné une coloration plus intense que dans l’urine pathologique non concentrée.
De même, nous avons concentré des urines normales et après réduction à 173 du volume primitif, la diazoréaction a été négative et dans l’urine primitive et dans
J’urine concentrée. .
Nous avons également réalisé la concentration d’une urine pathologique donnant la réaction diazoïque en
So même temps que nous procédions comparativement à des dilutions au double et au triple du volume primitif.
Dans ce cas, pour les urines concentrées, la réaction diazoïque n’est pas plus intense que dans l'urine pathologique témoin.
De même, pour les urines diluées — même au triple de leur volume — la réaction diazoïque n’est pas atténuée d’une facon appréciable. Seule, la coloration du liquide varie. Mais comme nous l’avons dit plus haut, nous ne jugeons que sur la coloration de l’écume. Et les résultats ont été dans toutes les expériences que nous avons pratiquées toujours conformes à ceux que nous exposons. Par conséquent la quantité d'urine n’influe pas sur la réaction diazoïque. .
Diazoréaction et suppurations. — Les suppurations si fréquentes durant la convalescence immédiate de lérysipèle paraissent atténuer l'intensité de la diazoréactisn. Témoin le cas, d’ailleurs mortel, rapporté observation VI. |
Diazoréaction et éthylisme. — Ees éthyliques présentent une diazoréaction très forte. Faut-il en conclure-que chez ces malades, l’état général est plus atteint etle pronostic plus sévère — constatation d’ailleurs classique —? Pour nous, nous ne saurions trop recommander de rechercher les signes et les stigmates de l’éthylisme, lorsque chez un malade dont l'état clinique n’esi pas très inquiétant, la diazoréaction se présente avec une exceptionnelle intensité. À cet effet, nous citerons l'observation V. Cette malade, atteinte de délire
LATE infectieux a présenté une diazoréaction d’une intensité que ue justifiait pas l’examen clinique. Ultérieurement elle à fait du délire éthylique avec les rêves et les divagations classiques.
Diazoréaction et leucocytose. — Il nous a été donné au cours de nos recherches, d'observer un malade dont notre ami, le D' Rey, examinait quotidiennement ie sang au point de vue de la teneur leucocytaire. Ces deux moyens d'investigation mis en œuvre, ont donné dans le cas que nous rejatons des résultats concordants. Il s’agit de l’observation III.
AU moment où s’est produite l’atténuation d'intensité de la diazoréaction, en imminence de l'issue fatale, l'examen de la formule hémo-leucocytaire impiiquaitun pronostic d’une exceptionnelle gravité.
Diazoréaction et pronostic. — De même le résultat de nos recherches sur la diazoréaction s’est trouvé en parfaite concordance en vue du pronostic avec les examens du sang. Par exemple, dans les cas d'érysipèle habituel, le Dr Rey signale dans sa thèse une faible perturbation de l’équilibre leucocytaire (Observation 1 in thèse Rey, Paris, 1899). De même, nous avons constaté l'absence presque normale de la diazoréaction chez les malades qui présentent des érysipèles habituels. C'est ainsique notre malade(observation XXIV)qui est atteint d'un érysipèle à peu près tous les ans, n’a jamais eu la diazoréaction. Cela nous paraît être en raison de la bénignité de ces processus infectieux qui, en des circons-
pe
tances déterminés, s’atténuent progressivement et ne portent qu’une très légère atteinte à l'organisme.
Dans ces derniers cas, la diazoréaction,parson absence totale, vient se joindre aux autressignes cliniques pour attester le peu de souffrance de l’organisme. Dans les cas graves, au contraire, par sa constance et ses variations d’inténsité, nous avons vu qu’elle fournirait un moyen facile d'apprécier jusqu’à quel point l'organisme est touché. Aussi croyons nous, avec Michaelis, que, d’une façon générale, la diazoréaction donne la mesure de l'infection.
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