FACE EXTERNE
Du côté externe, nous avons à signaler quatre différences apportées par le grand oblique de l’adbomen, l’intercostal commun, le scalène et le transversal des côtes, hormis la différence déjà citée et relative au dépôt graisseux de couverture.
a) La portion charnue du grand oblique est plus large chez la chèvre que chez le mouton; elle déborde le cercle cartilagineux des fausses côtes, dans presque toute son étendue, tandis que chez ce dernier animal elle le dépasse en arrière pour se continuer vers le flanc; son bord inférieur par lequel se fait la continuilé avec l’aponévrose est convexe dans le type caprin et à peu près rectiligne dans le type ovin.
b) L’intercostal commun ou long costal est notablement plus développe chez la chèvre que chez le mouton, et il se détache de la masse commune, tandis qu'il se perd en arrière sous cette masse chez ce dernier.
c) Le scalène présente trois parties dont l’une offre une différence de première valeur, signalée la première fois par Cor-. NeviN et LesBre. Ce muscle est facilement explorable et présente, comme chez le bœuf, un scalène supracostal très développé.
La première portion ou scalène inférieur est très épaisse et
De LE
S étend de la première côte aux apophyses transverses des einq lernières vertèbres cervicales.
La deuxième partie, ou scalène supérieur, est beaucoup plus petite et séparée du précédent par le plexus brachial, est insérée d’une part sur les apophyses transverses des cinquième, sixième et septième vertèbres cervicales; d'autre part, à l'extrémité supérieure de la première côte.
Une troisième partie, ou scalène intermédiaire, qui est un muscle aplati triangulaire, confondu en avant avec le scalène supérieur el s'épanouissant en arrière à la surface du muscle grand dentelé qu'il traverse pour s’insérer sur le bord antérieur de la quatrième côte au moyen de quelques languettes aponévrotiques.
Dans l'espèce ovine, le scalène inférieur et surtout le supérieur sont beaucoup moins développés que dans l'espèce caprine. Le scalène intermédiaire fait défaut, exceptionnellement; il apparaît sous la forme d’une bandelette pâle de deux à, trois millimètres de largeur ne dépassant pas la deuxième côte; la confusion de cet organe avec celui de la chèvre, qui est lui, très développé, est donc pratiquement impossible: il suffit pour faire apparaître ce muscle de lever l’épaule: cette opération ne porte aucun préjudice dans la vente du cadavre, car il constitue le morceau de boucherie connu sous la dénomination d'épaule.
Si ces faits sont reconnus exacts sur un grand nombre d’animaux, il n'en est pas moins vrai que la chèvre présente de fréquentes anomalies pouvant apporter quelques incertitudes.
Tantôt le scalène inférieur manque totalement ou se prolonge à l'intermédiaire jusqu'à la quatrième côte; tantôt le supérieur fait défaut: enfin, dans quelques exceptions, le scalène intermédiaire est uniquement représenté, comme chez le mouton, par une mince bandelette aponévrotique.
Si le fait de lever l’épaule ne porte aucun préjudice au boucher, il n’en est pas moins vrai qu’il dépare le cadavre qui n'a plus de ce fait le cachet voulu d'une bonne présentation.
BERGER à ' 2