COLONNE VERTÉBRALE
po
Elle présente des différences numériques et des différences morphologiques.
La region lombaire comprend normalement six vertèbres dans l'espèce caprine; elle en présente aussi souvent sept que six dans l’éspèce ovine. Par contre, le sacrum ovin n'a ordinairement que quatre. vertèbres landis que le sacrum caprin en présente le plus souvent cinq. La différence numérique la plus importante est offerte par la région coccygienne qui comprend en moyenne de onze à treize vertèbres chez la chèvre et de dix-huit à vingt chez le mouton. La brièveté de la queue du premier animal est un caractère très manifeste mais qui n'a pas une valeur absolue, car il ÿ à des races de moutons à queue
courte et même des races sans queue.
Quant aux différences morphologiques, elles sont assez peu tranchées; voici celles qui paraissent avoir quelque constance.
Les vertèbres de la chèvre sont d’une manière générale plus allongées, plus évidées au nivéau dé léur corps, plus sveltes en un mot que celles du mouton, mais cette différence peut être annulée par les variations dues à l'âge.
Les deux cavités articulaires condyliénnes de l'atlas sont séparées sur le plan vertébral inférieur par une légèré échancrure qui affectée généralement chez la chèvre et le mouton une disposition différente. Cesar à été le premier à signaler ce fait.
Chez la chèvre, les plans articulaires inférieurs sont séparés sur la ligne médiane par une gorge comprise entre deux reliefs latéraux qui sont parallèles. Chez le mouton, l’échancrure médiane forme une éncoche limitée par deux rebords qui se rejoignent en avant. On peut donner une idée plus exacte et mnémoltechnique de cette disposition en disant que chez la chèvre les reliefs qui bordent l’échancrure représente les deux branches de la lettre H et chez le mouton les deux branches de la lettre V.
Malheureusement, il ne s’agit là que d'un caractère qui n'est pas rigoureusement constant. (C’est un signe qu'on pourra chercher comme élément d'appréciation dans fous les cas dou teux sans cependant lui aécorder une valeur absolue.
L'axis caprin présente une apophyse épineuse prolongée en avant au-dessous du trou verttbral et qui se continue d’autre part jusqu’au niveau de l’échancrure qui sépare les deux apophyses articulaires. |
Dans l’axis ovin, cette apophyse est moins allongée, elle ne surplombe pas le trou vertébral ou le surplombe peu et elle est én retrait sur les apophyses articulaires.
Les vertèbres cervicales suivantes jusqu'à la septième se font remarquer chez cet animal par la forte antéro-version de leur apophyse épineuse qui ést plus ou moins aplatie sur lé bord postérieur, par l'épaisseur dela crête qui réunit les apophyses
ET pr &
articulaires du mème côté, erte surmonté d'un tubereule d'insertion plus où moins accentué. Chez le mouton, les apophyses épineuses de ces vertèbres sont aplaties d'un oùte à l'autre, dressées, fortes et tubérenses. à Les vertèbres dorcales de celui-ci sont recomnaisables à leurs æpophyses transverses plus où moins nettement hicuspides: elles-sont en effet surmontées d'un tubercule mamillaire distinct. à leurs apophyses épineuses, épaisses et tubéreuses à l'extrémité, à leur échancrure postérieure ressemes. Celles de le chèvre ont des apophyses transrerses allongées horirontalement et comme aplaties de haut en bas: les apophyses mam-* millaires ne s'en distinguent que sur ces dernières: les facettes articulaires répondant à la tubérosité des côtes regardent principalement en bas et en dehors, tandis que chez le mouton. celles des six où sept premières vertèbres regardent en avant: E les échancrures posttrieures sont moins étroites- que chez œ
dernier amimal. è i à
Les vertèbres lombaires sont manifestement plus longues À dans le type caprin que dans le type ovin: kur CPS MES sur là section, dépasse en moyenne 3 centimètres à et peuvent …
atteindre le cou, tandis que chez le mouton les dimensions | oscillent autour de 3 centimètres. Les apophyses es A inclinées en bas dans la chèvre, rarement relevées à l'exté . mité, comme cela s'observe généralement chez le mouton: elles __ "+ présentent toutes chez le premier animal un petit crochet antérieur à l'extrémité, lequel manque souvent ou est moins Ron tué chez le second. Les échancrures postérieures sont plus ke ges que chez le mouton comme dans la région dorsale. Les » -apophyses mammillaires, ès convexes latéralement Rs + -Situées plus près des apophyses costiformes que thez ce derni
Le sacrum de la chèvre se tait remarquer par une large médiane inférieure et par le soudure plus hâtive et lus plète des vertèbres qui le constituent: les apophyses ip sont Lg ra: rues pe au sommet, tandis q
… coupe des corps vertébraux est sensiblement plus mince dans ce dernier; Lesene et Pssisssr ont mésuré sur un grand nornbre d'animaux la partie postérieure de l'os : ils ont trouvé 3 miimèêtres chez La chèvre et 5 riimètres chez le mouton.
Quant aux vertébres cocc vsieunes, étant donné leur nombre inférieur chez la chèvre, elles se dégradent plus rapidement que chez le mouton: es apophyses marmmillaires externes exislent seulement sur les trois premières, Jes apophyses transverses disparaissent dès la sixième ou la septième,
Tess sont les caractères or phologiques différents de 14 colonne vertébrale; la plupart ne peuvent être constatés que … fur dés vertèbres débarrasées des parties molles, ce qui leur enléve beaucoup de valeur au point de vue de j hic des viandes de boucherie,
LA ÉSTEBSCM
Re -. Le slernum des ovidés comprend ordinairement sept sterné- | | bres, L première articulée per diarthrose avec les suivantes; R- mais Î n'est pas rare chez le mouton de trouver V’avant-der- | nière sternébre plus où moins atrophiée, réduite à une ou deux | petites enclaves latéiaies
Le sternums de ce dernier animal est toujours moins long et HR courbé que celui de la chèvre, s8 longueur non compris Je EE da xyphoïdien est inférieur à Ja distance vertébrojenne (disimétre vertical de la cavité pectorale). Le sternurs de la chèvre, plus long, moins épais, n’est relevé rs sa première sternébre; il est droit dans le reste son étendue, sa longueur est au moins égale au diamètre ertical de Va cavité pectorale; ele était chez une chèvre de
LE mi longues de 11 millimètres chez celui-ci et de
ps mètres et chez un mouton de 190 millimètres, et
beaucoup plus épaisse chez le mouton que chez la chèvre (quelques millimètres seulement chez celle-ci, et 1 à 2 millimètres au moins chez celle-là).
PAROI COSTALE
D'une manière générale, les côtes de la chèvre sont plus longues et plus étroites que celles du mouton; leur rétrécissement se fait remarquer surtout à la partie supérieure; les trois ou quatre dernières côtes sont particulièrement étroites et grêles. L'espèce de crochet antérieur que forme l'extrémité vertébrale est plus accentuée que dans le type ovin.
Les dernières présentent sur champ une inflexion en $ qu'on ne remarque pas en général chez le mouton. Enfin la première côte de celui-ci est particulièrement courte; sa longueur mesurée au compas d'épaisseur, cartilage non compris, équivaut à peine à la moitié de la côte la plus longue, tandis que chez la chèvre la proportion est bien supérieure à 1/2.