ÉPAULE L
Ce qui frappe à première vue quand on compare une épaule de chèvre à une épaule de mouton, c'est l'allongement «de la * première portant sur la région brachiale et antibrachiale; c’est aussi l’aplanissement de la région scapulaire, contrastant avec son incurvation chez le mouton où elle apparaît comme moulée sur la cavité thoracique. En rapportant la distance du som-
met du trochiter (pointe de l'épaule) au sommet de Folécrâne à la distance du coude au sus-carpien on trouve 0.90 chez la chèvre et 0.95 chez le mouton.
Les différences musculaires sont presque nulles: les auteurs signalent seulement que la portion radicale du perforant chez la chèvre est plus développée que celle du mouton ; elle est charnue dans presque toute son étendue et couvre en haut toute la face postérieure du radius, tandis que chez le mouton elle n’est musculeuse que dans sa moitié supérieure et moins étalée.
Examinons maintenant les os. La principale différence du scapulum consiste dans sa courbure sur plat chez le mouton et son aplatissement chez la chèvre. Son épine présente chez le mouton une tubérosité plus ou moins développée, légèrement renversée sous la fosse sous-épineuse, tubérosité souvent absente chez la chèvre.
Par contre, le bord antérieur est plus épais chez celui-ci que chez celui-là et la cavité glénoïde sensiblement plus large, ce qui lui donne un contour à peu près circulaire au lieu d’être elliptique.
L'humérus caprin est proportionnellement plus long que l'humérus ovin. La longueur prise d'une surface articulaire à l’autre, comparée à celle du radius, donne un rapport qui varie de 0.86 à 0.90 chez le mouton et de 0.90 à 1 chez la chèvre.
La fossette d'insertion que l’on trouve au côté externe de l'extrémité inférieure est surmontée d’une crête très saillante chez le mouton et beaucoup moins développée chez la chèvre.
La différence la plus importante des os de l’avant-bras porte sur la direction de l’olécrane, qui est plus renversé en arrière chez les ovins que chez les cfprins, et notablement moins long. La mensuration de la flèche de l’arc décrite par le bord postérieur du cubitus donne 2 centimètres chez la chèvre et 3 centimètres chez le mouton. Le rapport de la longueur à la largeur, mesurée à mi-hauteur à la longueur prise du bec au sommet dépasse peu 1/2 dans les chevres tandis qu’il approche de 2/3 dans le mouton, la dite longueur atteint rarement 4 centimè-
tres chez celui-ci, elle est en moyenne de 4 cent. 1/2 chez celle-là, signalons enfin l'épaisseur plus considérable du radius caprin. Cette dimension prise au milieu de l'os et rapportée à la largeur au même endroit donne un indice de 0,70 chez la chèvre et 0.55 chez le mouton.
Quant aux os du carpe, ils sont notablement plus volumineux et surtout plus larges chez la chèvre que chez le mouton, et le pisiforme est plus allongé. LesBre et PaNISSET ont mesuré chez une chèvre 29 millimètres d'un côté à l'autre de la deuxième rangée 16 millimètres d'avant en arrière du pisiforme. Chez un mouton, ces dimensions ont (té respectivement de 21 millimètres et de 12 millimètres.