GIGOT
Le gigot de la chèvre est, comme l'épaule, manifestement plus aplati et plus allongé que celui du mouton.
La région du bassin se distingue particulièrement, comme il a été dit précédemment, par l’allongement de la tige ae l'illium et l’abaissement de la crête sus-cotyloïdienne.
Le fémur est moins large à son extrémité supérieure que chez le mouton par suite de la moindre* divergence du trochanter. La dimension transverse de cette surface articulaire est à peine égale à la moitié de sa hauteur, tandis que chez le mouton elle dépasse notablement la demie-hauteur ; en outre,
il existe ordinairement une fossette synoviale à la partie inférieure de la gorge de la trochlée ; à ce sujet BouEer et Saxpa- NARI ont confirmé cette chose déjà notée et décrite par Panisser. Ces auteurs ont montré :
a) Que Ja fossette n’est pas constante chez les chèvres adultes. |
b) Qu'elle peut exister chez le mouton.
c) Qu'elle se rencontre dans une proportion de 15 % chez
les chèvres adultes et 10 % chez les moutons.
DEVAR TRE
Il convient d’ajouter que les chevreaux de 10 à 15 jours destinés à la boucherie ne présentent pas cette fossette synoviale.
Ce caractère fait défaut chez les animaux jeunes avec plus de régularité qu'il n’existe chez les adultes.
Cette fossette apparaît vers l’âge de 10 mois et représente à ce moment une légère érosion du cartillage articulaire.
À l’âge adulte, cette fossette apparaît quelquefois plus nette- . ment marquée chez certains moutons que chez certaines chèvrs et ne peut figurer chez l’un et chez l’autre qu'à l’état de trace, à ce point qu'il est bien difficile d'affirmer l'existence d’une véritable fossette.
Ce caractère différenciel, basé sur la fossette de la trochlée fémorale pour l'identification des gigots des chèvres et des moutons, est donc bien incertain.
En rapportant la largeur du fémur prise à son extrémité supérieure à sa longueur prise d’une surface articulaire à l’autre, on obtient un indice de 0.22 à 0.23 chez la chèvre et de 0,26 chez le mouton.
Le tibia n'offre pas d’autre différence que sa largeur plus grande chez la chèvre.
Le calcanéum est plus caractéristique : sa partie apophysaire est manifestement plus longue chez la chèvre que chez le mouton ; cette partie mesurée du bec au sommet l'emporte sur le double de la largeur prise au niveau du bec, tandis qu'elle est à peine deux fois plus longue que large chez le mouton.
L'astragale caprin est aussi allongé que l’ovin, le rapport de sa largeur à sa hauteur arive à peine à 0.65 tandis qu'il atteint 0.70 chez les ovins. |
La pièce cubodo scaphoïdienne et les autres os du tarse sont, toutes proportions gardées plus étendues transversalement chez la chèvre que le mouton, ce qui.est en rapport avec la largeur plus grande du canon.