‹ De la différenciation de la chèvre et du mouton du point de vue de l'inspection des viandes de boucherieChapitre 22 sur 27 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

DE L'EMPLOI DE LA METHODE BIOLOGIQUE DU SERO-DIAGNOSTIC DANS LA DIFFERENCIATION DES VIANDES DE CHEVRE ET DE MOUTON

Dans le but de différencier les viandes des différentes espèces animales, incorporées dans les préparations de charcuterie, Nicoras et VALLÉE ont perfectionné une méthode, qui, aujourd'hui donne des résultats dans le diagnostic des viandes appartenant à certaines espèces.

Pour ce faire, ils utilisèrent le filtrat du complexe de macération de muscle, formé des matières albuminoïdes du sang et des matières albuminoïdes du muscle ; ils injectèrent ce filtrat sous la peau d’un lapin qui, de ce fait, fut hyperimmunisé. Les anticorps du sérum de ce lapin constitueront alors l'élément qui permettra la discrémination des viandes des différentes espèces animale qui servirent à la confection des produits carnés suspects de fraude et soumis à l’interrogatoire de la méthode biologique.

La réaction précipitante n’est point étroitement spécifique pour toutes les espèces animale. Elles ne l’est seulement que pour le porc, le cheval et le chien. On peut accorder toute confiance dans les indications fournies par cette méthode, lorsque l’on sollicite des viandes appartenant aux trois espèces précitées. Au contraire, -lorsqu'il s'agit de différencier les viandes issues des espèces suivantes, du bœuf, du mouton ou

de la chèvre, la précipitation des différents albumines des ma-

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