HUE
ondulant. On sent dans la région pylorique une tumeur fixe du volume d’un œuf de poule. |
Le 26 mars 1898, laparotomie médiane par M. Jaboulay. Sang rosé et fluide. Le pylore mis à jour se montre envahi par une tumeur cancéreuse empiétant surtout sur sa partie postérieure et inférieure, et du côté de l'estomac. En avant du pylore part une bride fibreuse venant du ligament suspenseur du foie et reliant le pylore étroitement et au foie et à l’ombilic. Estomac très dilaté. Pas de généralisation cancéreuse évidente. Rétrécissement serré du pylore. On pratique d’abord une dilatation bidigitale lente et graduelle, puis on décortique l’adhérence qui est très résistante. Cette dernière opération produit une petite ouverture en clapet de la face antérieure du pylore qui oblige l’opérateur à terminer par une pyloroplastie. On ouvre largement le pylore dans son sens longitudinal et on suture transversalement. Par dessus, sutures multiples de Lembert. On laisse dans l’abdomen deux tampons de gaze aseptique. Durée 25 minutes. L’anesthésie à l’éther à amené une secrétion bronchique intense et on à été contraint de pincer la langue.
Deux jours après le malade ne souffre plus. La température qui avait monté à 38° et 380,5 est rêdescendue à la normale. Les bronches sont encore un peu obstruées. Le malade se sent bien et se déclare guéri. Il prend de l’eau par petites gorgées. 4 jours, après deux selles abondantes. Il prend et supporte du lait, du champagne, des potages. 8 jours après, le malade mange à peu près le régime commun de la salle. Au bout de 15 jours on enlève les tampons laissés dans ie péritoine et qu'on avait retiré petit à petit à chaque pansement. Le malade augmente de poids et part, se déclarant complètement guéri. 2 mois après il revient se faire faire un pansement pour un léger suintement séreux provenant de sa
cicatrice. Il a engraissé, mange et boit comme à 20 ans (sic)