‹ De la diminution de l'urée dans le cancerChapitre 13 sur 20 · OC · texte numérisé non relu

OC

Moyenne

. 27sr-79

d'urée.

Pas d’albumine ni de sucre.

Nous insisterons davantage sur l’utilité des du laboratoire dans le diagnostic différentiel du Y ulcère stomacal.

constatations cancer et de

— fifi —

Ce diagnostic est quelquefois entouré des plus grandes difficultés. On ne trouve, en effet, dans les traités classiques aucun signe franchement pathognomonique qui affirme nettement, dans un cas donné, f existence de l’une ou l’autre affection , les auteurs se bornent à enumerer un ensemble de caractères dont la réunion, plus ou moins complète chez un sujet, fera plus ou moins pencher la balance d’un côté ou de 1 autre. En faveur du cancer, on fera valoir l’âge avancé du malade, la localisation de la douleur au creux épigastrique, la manifestation tardive des vomissements après l’ingestion des aliments, la coloration noirâtre des hématémèses, la dilatation stomacale, la présence d’une tumeur ou d’une induration dans la région de l’épigastre, la cachexie jaune-paille, la production de l’œdème blanc douloureux, la marche rapide et régulièrement progressive de la maladie. L’ulcère bénéficiera du syndrome suivant : jeunesse du sujet, irradiation de la douleur épigastrique à la colonne vertébrale, vomissements précoces, teinte rutilante des hématémèses, absence de dilatation, d’induration épigastrique, de cachexie spéciale, marche variable de l’affection et rémissions fréquentes au cours de son évolution.

Malheureusement, il est nombre de cas dans lesquels une partie des signes spéciaux qui viennent d’être énumérés font défaut, ou encore dans lesquels on observe le décevant mélange des symptômes propres à chacune des deux affections. Un sujet, atteint d’ulcère stomacal, qui se trouvait récemment dans nos salles, a présenté, à quelques mois d’intervalle, un vomissement de sang noir et une hématémèse rutilante. On a vu, d’un autre côté, la sclérose hypertrophique, si fréquente aux abords de l’ulcère, être confondue avec une induration spécifique. Enfin, l’aspect anémique du malade, épuisé par des hémorragies tenant à la présence d’un ulcus peut-être fort difficile à distinguer de la « cachexie par intoxication » du cancéreux.

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