‹ De la Distinction des Combattants et Non CombattantsChapitre 22 sur 27 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

tence d'un droit international et de l’efficacité de ses préceptes. C'est pour en assurer l'observation que les nations se sont élevées contre l’amoralité politique de l’Allemagne, et la sanction nécessaire (1), pierre de touche du caractère obligatoire de toute convention, sera renfermée sans doute dans le traité qui consommera la déchéance des Empires centraux. Les règles méconnues et partois décriées du droit des gens apparaîtront alors avec une force nouvelle et il conviendra de réédifier, avec les données qu’aura suggérées l'expérience, l'édifice dont aujourd’hui nous n’apercevons plus que des ruines.Au premier rang des principes dont il conviendra de restaurer l’autorité absolue figurera sans aucun doute la distinction des combattants et des non combattants. Sans elle, nulle règle n'est possible. Elle s'impose à la base de toute tentative de ce senre. Mais on évitera de se renfermer dans des textes trop minutieusement prévoyants ; on se bornera aux principes généraux dont l'application plus facile et plus large ne permettra plus de faux-fuyants à la mauvaise foi de l'adversaire. Ainsi compris, le principe dont nous venons de terminer l'étude pourra constituer véritablement la base du droit futur et apporter, dans les guerres qu’aura fatalement à subir encore l'humanité, une atténuation certaine qui en diminuera le caractère

barbare.

(1) V. à cet égard, Rev. dr. int. publ., 1916, p. 243.

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