‹ De la Distinction des Combattants et Non CombattantsChapitre 5 sur 27 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

On a pu apercevoir, par les développements qui précèdent, la grande importance pratique que présente la distinction des combattants et des non combattants. Elle constitue la pierre angulaire du droit de la guerre, la restriction la plus importante, la plus juste, la plus humaine, qui ait jamais été apportée au droit du belligérant. Les conséquences en sont immenses. Suivant qu'un individu sera combattant ou qu'il sera non combattant, il demeurera exposé à toutes les horreurs de la guerre, où, dans une certaine mesure, s’y trouvera soustrait. Par suite, la séparation des combattants et des non combattants forme le fond même du droit de la guerre moderne : l'immunité revendiquée pour ceux-ci constitue la règle capitale de ce droit. C'est ce que, au cours des diverses guerres qui ont ensanglanté la dernière moitié du xix° siècle, avaient compris les peuples en litige, qui, plus ou moins parfaitement, plus ou moins complètement, mais avec des efforts réels pour arriver à une

équitable observation des lois de la guerre, s’étaient

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