‹ De la domesticité chez les peuples anciens et modernesChapitre 15 sur 34 · ET · texte numérisé non relu

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pierre n’auroit jamais pu décrire la courbe néces- Saire pour atteindre la porcelaine dans le lieu où elle étoit placée , et la menteuse fut congédiée.

Williamson dans son Z’ade recu aux Grandes- Indes , publié en 1810, emploie plusieurs pâges à détailler les tromperies des domestiques. (1) L’année précédente , un anonyme avoit fait paroître à Dublin, dans le genre de Swvift , Un pamphlet, destiné à démasquer celle des cochers. (2) Ces deux écrits ne me sont connus que par un compte rendu dans des Journaux , au dire desquels le second est souillé de détails obscènes, sans avoir l'ironie fine du doyen de Saint-Patrice. |

Pour atteindre au même but que Swift, le docteur Whiterspoon a suivi une autre marche, dans un roman ingénieux sous ce titre : Æfistoire d’une corporation de domestiques découverte, il y a quelques années , dans l’intérieur de P A mérique Méridionale (5), |

(1) V, The East India, Vade Mecum, by Williamson , 2 Vol. r810, V. Le Monthly répertory, mai 1819, p. 197.

(2) Vis Advrcetand : ditéction :t0 hackney conchmen, élec, ën—-12 , de 55 pages, Dublin, 1805. — Dans The Belfast monthly magazine, de juin 1809, p. 459.

(3) The History of a corporation Of Servants discovered a few years ago in the interior parts of south America. —

Dans The Works of the rev. John. Whiterspoon, in-8. Philadelphia, 1802, t, 3.

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( 116 ) Le chef d’un état de cette partie du monde ayant échappé à une conspiration par la fidélité d’un serviteur, prend la résolution non seulement de le récompenser , mais encore d'améliorer le sort de tous les individus de la même classe : en conséquence, il publie un édit qui en forme une corporation nombreuse , subdivisée en sections, pour chacune desquelles il établit des écoles où lon enseigne les diverses espèces de services. Il hausse les gages de ious à un taux dont il fixe le minimum, et qui lui paraît un moyen infaillible d'accroître leur zèle au profit des maîtres. Cette espérance fut d’abord couronnée par le succès, mais la ferveur qui accompagne toutes les institutions à leur naissance , ne tarda pas à s’amortir. Lesserviteurs beaucoup mieux jraités, et nageant pour ainsi dire dans abondance; négligèrent leurs devoirs ; un vice en amène d’autres : la paresse, se couvrant du manteau de l'hypocrisie , appela à son secours le mensonge. Les salairesaugmentés ayant multiplié les besoins factices, ils réclamèrent une augmentation nouvelle. Quand sur cet article une famille cédoit à l’importunité des demandes , ils proclamoient ce trait de condescendance comme un acte de justice exigible. {ls prétendoient que c’étoit un usage immémorial, à la vérité interrompu pendant quelque temps, Mas qu’on devoit füre revivre. A force de le répéler, et simulant d’y croire, quelquetois ils parvenoient à le faire

Are

croire ,et quand ces assertions tour à tour appuyées

de flatteries ou de menaces n’opéroient pas l'effet desiré, ils savoient s’en dédommager clandesti-

nement.

Les voilà donc en guerre avec leurs maîtres ; bientôt ils le seront entre eux. Dans une assemblée de la communauté, l’un , qui par son talent ou son audace avoit acquis de l’ascendant , les pérore sur les moyens de consolider leur établissement. L’édifice le plus durable est, dit-il, celui qui, sur une large base, s’élevant graduellement se termine en pyramide. C’est l'emblème de toute société bien organisée. La corporation des domestiques est la pyramide au sommet de laquelle il faut placer un overseer, un Imspecteur, ou sous quelqu’autre dénomination un chef, élu par la société, pour en surveiller les intérêts. Quant à lui personnellement, il n’y prétend rien, Mais l’attachement à ses confrères lui a suggéré ce projet. À linstant, il est appuyé par une foule d’orateurs qui, en professant la mème abnégation d'intérêt personnel, espèrent gravir vers le haut de la pyramide , si toutefois ils ne peuvent se placer au sommet. Le plan est adopté et les suffrages se réunissent sur l’auteur de la motion qui, feignant de redouter le poids d’une charge éminente , accepte avec un air de modestie , s’épuise en remerciemens , en promesses; et, attendu que

seul il ne pourra suffire à tous les travaux de lad-

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( 118 ) minstration , il organise une espèce d’hiérarchie dont tous les grades deviennent le prix des services que lui ont rendu ses afidés et des services ultérieurs qu’il en espère. Son gouvernement , d’abord trés-doux, s’altère insensiblement au point d’être intolérable, L'un des Opprimés , secondé par quelques camarades , entreprend de secouer le joug ; on le traite de séditieux d'autant plus coupable que Voyant les maîtres conspirer contre les domestiques , il ose engager ceux-ci à conspirer contre leurs camarades. Cependant le corps des insürgés se grossil à tel point qu’une guerre intestine s'étant allumée entre les deux partis , le résultat futle même que celui des États-Unis d'Amérique dans leur guerre avec l'Angleterre. L’harmonie étant rétablie , le parti des scissionnaires rentré dans ses droits résofut de prendre des mesurés, pour se garantir d’usurpation nouvelle. |

On leur insinua qu'il seroit bon d’avoir des kelpers, c’est-à-dire, des assistans ou protecteurs qui, unissant la prudence à la bonté, s’occuperoient de leurs placemens et dispenseroient les maîtres et les serviteurs des recherches que nécessite leur position respective. Cette idée parut merveilleuse, elle obtint Papprobation générale; mais bientôt les 4e/pers prétendirent qu'aucun maître ne pouvoit prendre un domestique que de leurs mains , et que personne ne pourroit entrer au service sans leur aveu :

(119) en s’arrogeant ce droit exclusif, ils se procnrérent dans toutes les familles desintelligences, auxquelles

sans doute ils trouvoient leur compte. Ils devin-

rent alors des êtres importans que tout le monde courtisoit, parce qu’on avoit intérêt de les ménaser. Ils régorgeoient de présens, envoyés par Pespérance, ou la reconnoissance. Autour d'eux s’agltoit l'intrigue des domestiques qui i convoitoient les maisons opulentes; et, suivant un usage qui est de tous les pays , ils s’occupoient plus d’ obtenir des places que de les mériter. Aussi furent-elles distribuées sans discernement. Un maître demandoit un cocher , on lui envoyoit un chasseur. Tel autre GT un cuisinier, il recévoit un jardinier. Un négociant désiroit un teneur de livres , on lui donnoit un homme qui ne savoit pas lire.

Le désordre fut bientôt à son comble, et ponr y remédier, on imagina de soumettre Îles serviteurs à un examen préalable. Cette mesure eût produit un bon effet , si elle avoit été bien appliquée, mais bientôt elle ne fut plus qu’une formalité illusoire, comme dans certains pays les procès-verbaux d'in-

formation de vie et de mœurs.

Un jour, devant le tribunal, comparoît un jeune homme qui demande à servir chez un fermier. L’un des examinateurs lui demande : Que doit-on faire pour défricher une lande et la rendre productive”

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Reponse. | faut y promener ue brouette. L’interrogateur Pauroit apostrophé durement, si l’un de ses collègues, qui s’intéressoit au postulant, n’eût observé au tribunal qu’une timidité extrême l’avoit déconcerté à laspect de ses juges. Je vais, ditil , Moi-même le questionner.

Net homme, vous sentez que le roulement d’une brouctte sur une lande ne peut pas y faire croître du froment; il faut que la charrue ait sil- Jonné la terre , et qu’on l'ait ensemencée : cela estil vrai? Yes, sir, Oui, monsieur. — Vous Voyez, messieurs, qu'il a très-bien répondu. Je lui adresse une question nouvelle. Pour préparer la terre et Pameublir, à quelle profondeur doit-on enfoncer le soc de la charrue? Le postulant , persuadé que plus le sillon est profond , meilleur il est, répond : À six toises. — Six toises! s’écrie-t-on avec indignation ; qui a jamais pu dire une telle absurdité ? Le postulänt s’excuse en disant : Je travaille chez un lablelier, et je n’ai jamais vu de charrue. Son protecteur se hâte de prendre la parole. Vous voyez, messieurs, que, de sa part, il n’y a qu’ignorance , mals pas de mauvaise volonté, car il a grand désir de s’instruire. Malgré l’évidence des faits, la jurisprudence de ce tribunal admettait comme certain tout ce qui n’était contredit par personne: le jeune homme avait d’excellens cer-

( 1211) tificats, et surtout de puissans protecteurs, il obtint un brevet d'aptitude à tous les genres de service.

L'expérience prouve que les pires domestiques sont ceux qui se vantent le plus. Mais la corruption avoit établi l'inverse en principe : elle ne vou- Joit pas qu’un de ses membres s'avouât jamais COU-

-pable d’une erreur ou d’une faute, par la raison

que personne ne peut dire du bien d'un homme qui dit du mal de lui-même.

L'intitulé d’un chapitre, est : De la Haine des mauvais domestiques contre les bons. Ceux-c1, er très-petit nombre, calculoient moins la durée de lou vrage , que son importance el le besoin des maiires. Si cependant il arrivoit que lun d'eux restät dans les champs après l’heure ordinaire du travail, il était assailli de pierres, et couroit risque de joindre à la fatigue le malheur d’avoir un bras cassé. Un des bons domestiques, qui avoit quelque talent comme dessinateur, crut devoir livrer à la risée publique les plus connus pour être de détestables sujets, par des caricatures où des attitudes comiques, dévoiloient leur fainéantise et leur mauvaise foi. Il eut: peine à se dérober à leur vengeance; cf, dans ses litanies, il avoit ajouté ces mots : «De la « fureur des méchans serviteurs, délivrez-moi , « Seigneur ! »

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Un jour , à une séance du club dés doméstiques , Jun d'eux, qui avoit conservé quelque attachement à ses devoirs, annonça à ses camarades que, dans tout le canton, les propriétés sans défense étoient livrées au dégât, parce que toutes les haies ayant été forcées , les bestiaux étrangers se mê- Joient à ceux du propriétaire , et même, en venant à l'assemblée, il avoit chassé un bœuf qui s’étoit introduit dans le parc de son maître. En conséquence, il demandoit qu’on s’occupät sans délai du rétablissement des clôtures. Un autre membre prend la parole ; et après avoir loué les intentions du préopinant , il croit que l'exécution ne répondroit pas à son désir, attendu que les bêtes de somme ayant le caractère très-opiniatre, s’irritent contre les obstacles qui s'opposent à leur entrée dans les pâturages ; les haies, à peine réparées , seroient détruites de nouveau.

Un second orateur s’élance à la tribune, et prétend, que vouloir exclure des parcs les bestiaux étrangers à la ferme, c’est mal-à-propos se mêler des aflaires d'autrui, sur lesquelles on n’a pas d’inspection. Un troisième assure incidemment que le fait particulier énoncé par l’auteur, peut être ré- Voqué en doute, car il n’est pas sûr si l’animal trouvé en délit étoit un bœuf ou une vache. Un quatrième prétend que la motion est prématurée ;

elle se rattache à des questions majeures qui doi-

| vent être mürement examinées, et il demande la-

Jjournement, qui est adopté.

Cet épisode est un de ceux qui, selon Whiter-

| spoon, prouvent que les domestiques ont toujours

deux buts; celui de diminuer leur besogne, et celui d'accroître leurs salaires. Pour atteindre ce dernier, ils employoient tous les moyens, hors le seul, qui pouvoit légitimement y conduire, une

| plus grande assiduité à leur devoir.

L’accumulation des abus s’éleva au point que les

| maîtres tentèrent d’y remédier. Le moyen proposé | par lun d’eux, étoit de se servir eux-mêmes. Il présenta à ce sujet un plan d’après lequel, sans

domestique , chacun seroit sage comme un philosophe, riche comme un négociant des Grandes- Indes, et magnifique comme un roi.

Quoique cet ouvrage, divisé en douze chapitres, soit terminé par ce que l’auteur appelle conclusion, je ne saisis pas le dénouement, et je présume que là, comme chez nous, les maîtres désolés se résignérent à être souvent les esclaves de leurs domestiques.

Un travail analogue à celui de Swift sur les mœurs des domestiques en France, a été rédicé par une dame qui toujours sut trouver son plaisir

| dans l’accomplissement de ses devoirs et la sur- veillarice de son ménage; c’est le résultat de ce que

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. ( 124 j Jui ont appris quar ane ans d’ expérience. Ces détails , nécessairement triviaux , quoique relevés pur le style, provoqueroient le dédain et les ricanemens des femmes à la mode, mais ils ne seroient pas sans intérêt pour les mères famille dignes de ce litre respectable.

On pourroit li imprimer avec une traduction de celui de Swift. Des amis qui ne partagent pas l’opinion de Bentham et la mienne, croient qu A y auroit plus de danger que d'utilité à cette publication, parce que l'ironie amère dans le genre du Rabelais anglais n’étant pas sentie par des hommes sans éducation, plusieurs d’entr'eux prendroient peut-être au pied de la lettre, comme conseil , ce qui n’est qu’ une censure, et qu il instruiroit plus les domestiques inclinés au mal, qu'il n ’éclaireroit les maîtres sur les moyens assez difficiles de prévenir ou de réprimer les délits. Ne pourroit-on pas répondre que les écrits, bornés uniquement à révéler les ruses et les tromperies des domestiques, ne leur apprendront rien? car on n apprend pas ce qu’on sait et ce qu’on fait ; mais de tels ouvrages, qui seroient certainement moins lus des domestiques que des maîtres, réveilleroient le zèle de ceux-ci sur les dangers qu'ils ont à courir; ce que lon propose n’est que l’application d’un principe 8 cénéralement admis : car, dans la multitude de traités relatifs aux produits naturels ou manufac-

| turés, vins, fers, étoiles, eic., n'indique-t-on pas | les caractères distinctifs de leur bonté, et les signes auxquels on reconnoit qu'ils sont altérés ou avariés. Quand l'alternative d'adoption ou de rejection d’un projet offre des inconvéniens, la réflexion les compare, la sagesse les pèse et voit de quel côté incline le plateau de la balance. Il me semble que, dansle cas dont il s’agit, il est en faveur de la publication. Néanmoins, me défiant d’une opinion que je Vois combattue par des hommes dont je respecte les lunuères, jacquitte le devoir de limpartialité et de la franchise, en insérant ici la lettre qu'on va lire. C’est invoquer le jugement sans appel du public éclairé.

« Je suis, mon cher et bon collègue, entièreimerit de avis des gens qui croient dangereux de publier les ouvrages dont vous parlez.

C'Él n’est point exact de dire que ces livres iro= niques, mais instruclfs, n’apprendroient rien aux domestiques corrompus; 1ls ajouteroient peu à Îa perversité de ceux qui sont déjà très-corrompus, mais beaucoup à leur habileté, et ils corromproient ceux qui ne sont encore quavides , foibles et flottans.

« Ils n’apprendroient point aux maîtres à se defendre , 1°. parce que très-peu de maitres les lirolent ;

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€ 2°, Parce que, dans ces sortes de guerres, l’avantage est toujours pour l'attaque, et que la defense ne s’avise jamais de tout; --

« 5°, Parce qu’il est mal et mauvais en soi de constater qu'il ÿ a guerre. Les maîtres en seroient plus défians, plus durs, plus craintifs, partant plus malheureux; et la guerre s’envenimeroit des deux parts.

« Au lieu de l'état de famille, auquel il faut ramenerlesidées pour Pintérêt commun desmaîtreset des serviteurs, l’état des deux classes opposées seroit le seul senti. Alors la classe Ja plus nombreuse, la plus pauvre, la moins vulnérable finiroit par dépouiller l’autre; les valets deviendroient les mattres et seroient encôre plus mauvais maîtres que . les anciens, parce qu'ils ont encore moins de bonne éducation.

« C’est ce qui est arrivé à Saint-Domingue, où es Blancs ont été horribles, et les Noirs conquérans atroces. Ainsi 1l est très-bon de parler desainte Zite, desainte Marie, servante , de Cochois, du bon Henri, de tousles ouvrages decegenre; maisil faut, ou passer le livre de Swift et les autres sous silence, ou seulement dire que quelques auteurs ont cru s'opposer au mal, en peignant ses bassesses, ses adresses et ses noirceurs; mais qu’on s’abstiendra de fouiller dans ces annales impures du vice et du

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crime, qui ne feroient que redoubler les sentimens de haine et de mépris entre deux classes d'hommes; obligées de vivre ensemble, nécessaires l’une à l’autre, que la raison et l'humanité veulent qu’on rapproche par l'aspect de leur utilité réciproque et du bonheur mutuel qu’elles penvent se procurer.

« Voilà pour le philosophe, homme d’état, pénétré de l'amour du genre humain et de la morale de Jésus-Christ. »

T'erminons ce chapitre par une observation qui se présente sous la plume.

Quand Justinien publia une loi contre les Jardiniers de Constantinople (1), 1° il ne crut pas déroger à sa dignité en faisant le tableau de leurs fourberies ; 2°.ilne fut pas arrêté par la crainte de les révéler aux jardiniers des autres villes de son empire. Si vous dites que toutes les lois répressives sont dans le même cas, vu la nécessité de spécifier les délits soumis à la vindicte publique, cette réponse fournit un argument en faveur de mon opinion : car, pour les délits sur lesquels le Code pénal a statué, on a du moins une garantie dans la loi, dont on peut réclamer Paction; mais il est une multitude de circonstances où le silence de la loi

D D CE rm De (1) V. La Novelle, 64.

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ne lisse, contre la mauväise foi et la rapine, d'autre ressource aux chefs de famille qu’une surveillance éclairée qui prévient les délits, et une prudente fermeté qui les réprime. Pour les prévenir, ou les réprimer ,il faut les connoître ; et la conclusion qui dérive de là, c’est qu’ilest utile peut-être de les leur faire connoitre.

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