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Les Sociétés amicales ont commencé depuis plus de cent ans en Angleterre; elles ont été en couragées, en 1709, par un bill du Parlement qui les autorise à faire leurs réglemens en les soumettant à l'approbation du juge-de-paix. Quand celuici a donné sa sanction, la société, en cas de banqueroute d’un débiteur, jouit du privilége d’être payée avant les autres créanciers. En 1801, le nome. bre de celles dont les réglemens avoient été confirmés, s’élevoit à cinq mille cent dix-sept, non compris celles des pays de Galles, d’Ecosse et d’Irlande. Elles sont un objet de prédilection pourles artisans et les domestiques. Ce sont des espèce de tontines où les actionnaires versent à volonté, chaque sémaine, quelques sous qu'ils ont économisés. Par là, ils shabituent à un esprit d'ordre, de bonne conduite; ces réunions leur offrent les jouissances de l'amitié et la perspective d’une ressource certaine contre l’indigence. On y aide et l’on yæst aidé par des secours qui n’humihent pas, attendu qu'ils n’ont pas le caractère d’aumône; les biens qu’elles produisent, surtout à Glascow, sont développés dans lexcellente Siatistique de l’Ecosse, par sir John Sinclair (rx). À ja suite d’une foule d'écrivains , Pilkington fait encore le plus grand M ONE RL ee oi Ent daaitcem e Ge bie, m Ph Vs
(1) V. Statistical account of Scotland, 1.5, p. b24 et SUV:
(325 ) éloge de ces sociétés dans son Etat actuel du comté de Derby (1). É
Ces tontines assurent des secours à une époque reculée, Si l’on ajoute à un petit capital l’accumulation de l'intérêt composé, on a, par-dessus le bénéfice ordinaire, celui qui provient de l’accumulation du capital; par le seul effet du temps, il fournit de grands moyens, résultant de sommes de peu d'apparence , qui s’évaporeroient sans profit et que chacun est disposé à considérer comme un superflu.
Pour que les pauvres qui en réalité n’ont aucun superflu, mais seulement une diversité d'urgence dans leurs besoins, se désaisissent de ces petites sommes, il faut que les plans de ces bourses communes soient simples et bornés, que les actionnaires se connoissent, que tous aient part à l’administration ou à la surveillance.
Voilà lesbasessur lesquelles reposentles Friendly societies. Aujourd’hui toutes les classes du peuple
les moins instruites en parlent avec connoissance
de cause. On les a variées pour toutes sortes d’assistances dont lès pauvres laborieux peuvent avoir besoin; par exemple on en a institué une dans Bartholomew’s Close, pour les fanérailles que tout
(1) Ve View of the present state of Derbyshire, by James Pilkington, à vol, in-8° Derby, t. 2,p. 55 et sui.
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‘Anglais ambitionne d’avoir décentes, et qui sont
un article coûteux. | | Parmi les heureux effets de ces associations, on pense avec raison que lesmembres sont très-jaloux de leur réputation de probité ; que leurs assemblées ont l'effet de les encourager à l’industrie, à là sobrieté, en éloïgnant l’aspect de la misère, mère, plus féconde que l’on ne pense, de bassesses et de crimes. ji Un modèle de réglement pour ces sociétés proposé par James Cowe, vicaire de Sunburv, est inséré dans le Recueil des établissemens d’humanité (a). | Elles ont suggéré à Colquhoun, auteur du Traité de la police de la Métropole, l'idée de proposer entre les maîlres une association par la= quelle ils s'engagent à ne jamais prendre a leur service des personnes connues pour jouer à la loterie ; ils imposeront à leurs domestiques la condition de ne pas, y méttre, sous peine d’une rer tenue sur leurs gages. Cet article entrera, sans donte, dans le plan des travaux de lasociélé établie, en 2992 ,-pour l’encouragement des domestiques, d’après les vues du général Melville (2); RENE L'OSENRER: DDR PRRRESRRSRRURRE AR Re EE Ce D (1) Tbid., p. 160.
(2) Rules and order of the British society for the encouragement of servañls instituted, 23 november 1702; in-12. LOn—
don, 1708.
des membres très-distingués des deux chambres s’honorent d’y être aggrégés. On va donner une idée succincte de ses réglemens. | |
- Comme toutes les sociélés, entre autres oficiers , elle a des trustees, où curateurs, Qui surveillent les fonds chez son banquier ; un comté de trente membres, nommé par l’assemblée générale, tient séance une fois la semaine : il ÿ a d’ailleurs tous les jours bureau ouvert et des jours difiérens assignés aux domestiques des deux sexes pour s’y présenter. Le comité rend compte à l'assemblée générale qui a lieu chaque trimestre.
Quiconque souscrit pour une, deux, six, dix guinées, est censé membre de la société pendant une, deux, six, dix années, et dans ce laps de temps il a le droit de faire enregistrer un domestique de l’un ou de l’autre sexe dont läge n'excéde pas cinquante ans, pour participer aux ré. compenses et encouragemens décernés par la sociélé,
Quiconque souscrit pour quinze guimées est membre à vie, et il a le droit de faire inscrire & vie un domestique de Pun où l’autre sexe.
Si un domestique, ayant servi trois ans le maitre qui l’a fait inscrire, se trouve constitué par maladie dans limpossibilité de continuer son ser vice ; il reçoit tous les ans (jusqu’à ce qu'il soit guéri )
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( 228 ) une amnuité de trois livres sterling, payables par quartier.
Si l’incapacité de ce domestique provenoit d’immoralité, il ne seroit pas admis à recevoir l’annulté.
Si le domestique a servi six ans le maître qui l’a fait inscrire, l’annuité est de six livres; elle est de neuf s’il a servi neuf ans : ainsi de suite dans la mème progression.
Si un domestique qui se trouve constitué temporairement, et sans qu'il y ait de sa faute, dans la nécessité d'interrompre son service, entre dans les trois mois chez un autre souscripteur , ce temps lui est compté comme continuation de service.
En cas de mort du maître, on écrit aux héritiers pour savoir s'ils veulent continuer la souscription.
Si un domestique inscrit se marie, s’il devient fermier , ou s’il prend un état quelconque (à l’exception de ceux de cabaretier ou de péager), l’assemblée du trimestre est autorisée à lui payer comptant une somme égale à son annuité.
En cas de maladie, ou de besoins constatés , on peut également avancer les paiemens.
… Dans divers pays on a établi des bureaux d’indication pour les domestiques. À Berlin il y a des loueurs jurés. À Madrid ce sont les Lospicianos
| 229 ) ou vieillards entretenus dans l’hospice qui se répandent aux portes des églises avec la liste des domestiques sans place.
La société de Londres a formé, en faveur de ses
membres, un bureau d’indication où l’on s’assure, autant qu’il est possible, de la capacité et de la moralité des domestiques: ce qui diminue les chances de déception.
Ainsi, épargner aux maîtres des désagrémens et des pertes; épargner à l'autorité publique la douleur de punir des délits en les prévenant; encourager les domestiques à demeurer chez les mêmes maîtres, à compter sur leur reconnaissance; les mettre avec eux en communauté d'intérêts; leur offrir la perspective d'avantages certains ; leur préparer de la considération, des moyens d’existence et de repos en cas d’infirmité, ou après avoir passé un certain nombre d'années en service ; tels sont les moyens qu’emploie cette société. En 1 798, elle comptoit déjà sept cent quarante-neuf souscripteurs ; elle avoit distribué des récompenses à cent quatre- vingt-deux domestiques, elle se flattoit alors que bientôt il seroit honteux à un domestique de n'être pas inscrit dans ses registres. En visitant cet établissement, l'an 1802, jai eu la preuve qu'il avoit étendu ses moyens, ses bienfaits, et qu’il s’étoit acquis de nouveaux droits à la reconnoissance publique, |
SPA aart pd
Dre 35 3 0 Sr