‹ De la double réfraction elliptique et de la tétraréfringence du quartz dans le voisinage de l'axeChapitre 29 sur 46 · LUMIÈRE INCIDENTE CIRCULAIRE · texte numérisé non relu

LUMIÈRE INCIDENTE CIRCULAIRE

Nos premières recherches seront faites avec de la lumière incidente polarisée circulairement. Jamin n'a pas examiné ce cas.

Il est le plus simple, puisque, ainsi que nous l'avons vu, le nombre des rayons n'est que de deux, et que les intensités lumineuses que l'on calcule sont exactement celles que donne la théorie d'Airy.

La séparation des rayons elliptiques s'obtenant facilement avec nos biprismes de quartz, nous pourrons vérifier effectivement si l'orientation des grands axes des ellipses est conforme à la théorie d'Airy, et si l'intensité lumineuse relative des rayons est celle indiquée par les formules données précédemment.

Nous avons fait construire des biprismes de quarU

Fig. 43.

comme ceux qu'indique \^Jig- 43 ci-dessus, donnant entre les rayons un écart analogue à celui que l'on calcule dans

les biprisnies de Fresnel, c'est-à-dire fonction de la tangente de l'angle du premier prisme.

Dans le premier prisme de la lumière incidente circulaire se propageant suivant l'axe pénètre circulaire dans le second prisme, de même signe ou de signe contraire, dont l'axe est incliné sur la direction du premier cristal. Dans ces conditions, on a deux rayons nettement séparés que l'on peut étudier. Les écarts observés avec notre grossissement ont varié de i"™ à 5™™. Dans la série de biprismes que nous avons fait construire, l'inclinaison de l'axe du second prisme était de 3**, 5®, g®, i4^j 20**.

Les rayons examinés nous ont présenté tous les caractères des rayons elliptiques jusqu'à i4^oii les ellipses sont tellement aplaties qu'il devient impossible de les différencier des rayons polarisés rectilignement.

Jamin, dans ses expériences, n'avait pu aller au delà de 23** d'incidence qui répondent, après réfraction, à i4® d'angle. On a donc une première vérification des recherches de Jamin, montrant que l'on approche pour cette incidence de la limite des phénomènes d'Airy.

Pour 3® de réfraction, sur les deux rayons obtenus l'un est à peine visible;

Pour 5® de réfraction, ce rayon prend une intensité plus forte ;

Pour g** de réfraction, l'intensité de ce rayon est presque égale à celle du premier, quoique encore légèremenl plus faible ;

Pour i4° de réfraction, égalité absolue de l'intensité des deux rayons. Ces résultats sont conformes aux intensités lumineuses que nous calculons, savoir

I (i-i-Ay , I (i-X)^

- i85 — Voici ^Jig> 44) l'apparence du phénomène

Lâ.meûù naturelle^

Page 1