‹ De la douche et des affusion d'eau froide sur la têteChapitre 9 sur 18 · OBSERVATION TROISIÈME · texte numérisé non relu

OBSERVATION TROISIÈME

« A la première douche , constriction très-douloureuse

(1) Ces notes ont été déjà rapportées dans l'article de M. Bourdel que j'ai indiqué plus haut. Néanmoins je les reproduis , parce qu'elles sont utiles au but que je me propose. Elles m'avaient été remises par MM. Galtier et de Luppé, et je les avais communiquées à M. Bourdel avec autorisation de les publier.

( 16) dans le thorax causée par l'asphyxie, et aussi par la surprise due à une sensation aussi nouvelle , car la seconde fois cette douleur disparut, quoique la difficulté de respirer fût la même. Quand il me fut permis de garantir ma figure avec les mains , je ne sentis plus que la chute de la colonne d'eau sur ma tête , sensation assez agréable. Au sortir du bain , j'éprouvai un prurit assez fort sur tout le cuir chevelu ; cela ne se renouvela pas le lendemain. Quelques heures après , ma tête était lourde et fatiguée.

«Le lendemain , à la douche des femmes , je respirai avec moins de gêne que la veille , parce qu'au lieu de faire une forte inspiration et de retarder ensuite l'expiration le plus possible ( ce qui fatigue et rend très-difficile une seconde inspiration), j'inspirai et expirai fréquemment. On peut, d'ailleurs, éviter entièrement la suffocation la plus grande , sinon la seule douleur de la douche , en détournant brusquement la tête : le mouvement brise la nappe d'eau qui coule sur la figure. Si l'on saisit ce moment , on peut respirer avec assez de facilité avant qu'elle ne soit reformée ; cela est facile surtout lorsqu'on reçoit l'eau obliquement. La colonne d'eau me paraissait plus lourde que la veille , mais du reste rien de souffrant ; seulement , l'eau en coulant sur les épaules produisait un froid désagréable. Ma tête fut lourde encore toute la journée , mais guère plus que la veille. En passant ma

main sur le front , je sentis ma peau meurtrie ; je n'éprouvai pas cette sensation sur les autres parties de la tète , quoique frappée par la colonne d'eau aussi long-temps que la première. » G.

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