Ou par les perturbations qu’elle cause J
-2.0 Ou par les actes médicateurs qu’elle provoque j
3.0 Ou par l’excitation qu’elle produit. Tous les phénomènes qu’elle développe se rapportent à l’un de ces trois modes d’action. Nous allons les étudier dans les diverses classes de maladies. Lorsque nous parcourons les écrits des divers auteurs qui ont parlé de la lièvre inflammatoire , nous rencontrons rarement la douleur former l’une de ses
crises. Nous en trouvons cependant un exemple dans II crop honte , le troisième malade du livre des Epidémies
éé Hippocrate. Chez ce malade la crise se fit partie par une douleur des jambes, partie par une tumeur de Taine gauche.
Erimhmque tumor eî subortus est quâ lieni directè respondebat : deindè doLor cïd utramque tibiam transiitniox facilè.
Bâillon et Hoffmann nous en fournissent chacun un autre exemple. Dans le caiisus , nous dit encore le médecin de Cos, s’il survient à l’ischion des douleurs plus ou moins vives, ces douleurs annoncent la guérison , et concourent à la produire (i). L’une des fièvres les plus fâcheuses. qni sévissent sur l’espèce humaine , la fièvre hémitritée s’améliore également lorsqu’il survient dans le ventre des douleurs violentes qui augmentent à de certaines heures. Suivant Hoffman, qui a observé plusieurs fois de ces sortes de douleurs , elles anéantissent la lièvre soit qu’elles se montrent seules , soit qu’elles s’accompagnent de diarrhées sanieuses, ou d’mi écoulement de sang de couleur noirâtre.
(0 lÀy. des Crises f parag. 53.
Les malades ne sont pas moins soulagés, dans beaucoup de cas, par des douleurs qui se manifestent dans la région des parotides vers les approches du décroissement de certaines fièvres ataxiques , ou dans le ‘ ^
rient. Elles hâtent la formation d’un dépôt purulent, souvent très-salutaire, et préviennent par ce procédé, et par les actes médicateurs qu’elles provoquent, la terminaison fâcheuse de ces redoutables maladies. Tumores circà aures in morbis longis non suppurantes , leihales (i). Vallesius , Louis Mercati, Marc ~ AurèLe Séverin , Baglivi^ Lancisi avaient quelquefois recours au feu pour ajouter à ces douleurs piimitives, exciter faction des vaisseaux, et décider la suppuration que d’autres praticiens au contraire cherchent à prévenir.
Dans la fièvre milliaire décrite par Aufauvre (2,) , lorsque la crise était proche, que la peau devenait tendue, pouls plus souple, plus plein et mieux
(1) Coacœ pramot. y sect.
(2) M.ém, d& la Société roy, de Méd. , année J781.
tules charbonneuses
développé, on voyait des douleurs fort vives s’emparer du cou et des lombes des malades , et qui, en complétant les excrétions critiques, favorisaient la guérison.
Si la surdité survient dans certaines fièvres, sans les faire cesser, le délire est prochain. Mais ce délire se dissipe par des douleurs aux hanches, aux genoux, qui se déclarent conjointement avec un flux bilieux. (Hippocrate.)
Il est un autre bon signe que l’on remarque assez souvent dans les fièvres qui se prolongent ; et c’est celui qu’offrent les urines lorsqu’elles sont rendues cum aliquo doLore , disait Albertini. C’était le moyen de crise le plus avantageux dans les fièvres graves ipx Hippocrate a mentionnées dans sa seconde constitution, section 2,^. Vallesius donne également beaucoup de valeur à ce signe dans les pirexies.
Stranguria autem his diuturna et laboriosa erat urinœ ; autem his erant multœ , crassce , varias et rubrcs et mixtoi purè cum dolore j écrivait aussi Galien.
La classe des phlegmasies n’est pas moins riche en faits qui constatent l’utilité de la douieuï comme crise. Mor-
gagnî raconte dans son admirable ouvrage de Sedibus et Causis Morborum , épit. 67, qu’il soulFrait d’une inflammation des deux yeux, qui avait presque toute la violence d’un chémosis.
cc J’avais employé, dit-il, toutes sortes de remèdes, et je pensais avec mes 35 amis qu’il fallait avoir recours au » plus tôt à une saignée 3 mais je voulus 35 auparavant expérimenter si un pédi- 35 luve et de légères frictions sur les 35 pieds ne m’apporteraient pas quelque 35 soulagement. Dès la seconde fois que 35 je fis usage de ces moyens, voici une 35 douleur vive qui se fait ressentir à 35 la jointure de l’orteil droit avec le 35 métatarse, et qui m’anonnce l’arrivée »> de la goutte. Elle s’accrut dans la 55 nuit. L’inflammation de 1 O01I dimi— 35 nua aussitôt , et disparut les jours 35 suivans. Cet accès de goutte fut très- 35 léger , comme pouvait s’y attendre 35 un liomme qui n’avait jamais rien 35 éprouvé d’un tel mal non plus que 35 ses pères. Cette attaque terminée, je 35 ne ressentis plus rien de la goutte par 35 la suite , si ce n’est, cinq ans apres, un 5. très-faible accès au genou gauche. 33 Le père de la médecine nous rapporte aussi que ceux qui sont atteints d une
longue diarrhée avec toux n’en sont délivrés que lorsqu’il leur survient de vives douleurs aux pieds (i). J’ai rencontré ce fait une fois dans ma pratique chez un négociant qui avait l’habitude de bien vivre, et de boire son vin sans eau. Sa diarrhée qui durait depuis deux mois , et à laquelle un. régime fort excitant donnait très - probablement des forces toujours nouvelles, fut supprimée instantanément par la manifestation d’une assez forte douleur avec goiihement léger dans l’articulation tibioastragalienne. Nous croyons ces faits fort rares. On peut en rapprocher cependant ce qui a été observé dans une dyssenterie épidémique qui a régné en 1811 dans le district d’Annecy. Plusieurs malades atteints de diarrhée ne guérissaient sans crainte de rechute que lorsqu’il leur survenait des douleurs vives et comme rhumatismales dans les bras , les jambes et diverses articulations (2).
On observe non moins souvent des douleurs critiques dans les inflammations des membranes séreuses. Boerhaave ,, en
(1) Wv.des Crises y parag. 61.
(2) Journal général de Médecine y tom. 44*
parlant de la plirénésie que tous les bons esprits ne considèrent plus maintenant que comme une inllammation de la séreuse cérébrale , nous assure qu’il a souvent vu les douleurs qui surviennent à la poitrine ou aux extrémités des personnes atteintes de cette maladie vers les approches de sa terminaison, favoriser singulièrement les crises. Lîeutaud a fait de semblables observations (i).
JDans la pleurésie aigue nous avons vu que les douleurs qui se fixent à l’épaule apportaient un allégement marqué à la douleur pleurétique , en diminuant probablement, par la diversion quelle produit, les symptômes inflammatoires.
Maintenant nous allons retrouver cea mêmes douleurs faisant partie des crises de cette maladie , les complétant même , et fournissant un signe tellement heureux que QuariiT, célèbre praticien de Vienne, a pu dire dans ses Animadversiones practicae , sans comproinettre sa science dans le pronostic, qu’il n’avait jamais vu périr aucun des malades chez lesquels s’étaient manifestées de pareilles douleurs. Il rapporte d’ailleurs
(i) Lieutaud , Méd. pratiQ^ f tome i.
ime observation qui constate si bien les avantages des douleurs dont nous parlons, que nous croyons bien faire en la citant textuellement.
cc On transporta il y a quelques aii- 35 nées, dit Quarin, à l’iiopitaldes Frères at) de la Miséricorde, un jeune homme 35 affecté d’une pleuro- péripneumonie 35 très-grave, et entièrement négligée 35 jusqu’alors. On employa tous les re- 35 mèdes qui paraissaient convenir à la 55 nature de la maladie; mais la fièvre, » forte et consomptive , faisait tous les 35 jours de nouveaux progrès. A cette 35 lièvre se joignaient l’enflure des pieds, 35 une si grande oppression , que le ma- 35 lade ne pouvait respirer sans avoir » pour ainsi dire le corps droit ; et 33 enfin des crachats purulens du plus 53 mauvais caractère , mais en petite 33 quantité. Dans cet état malheureux, 35 et presque désespéré , le malade se 53 plaignit cT une cioiiLeur assez forte 53 entre les deux épaules, douleur qui 53 soulageait un peu la respiration. Je 33 fis aussitôt appliquer des cataplasmes 33 émolliens sur la partie douloureuse, 35 et je commençai à concevoir quelque 33 espérance; car je savais par l’obser- 33 vation de TriUer qu’une douleur de
53 cette espèce avait été salutaire dans 33 une pleurésie des plus graves. L’évé- 33 nernent ne tarda pas à justifier mon 33 espérance , car le malade rendit bien- 33 tôt par les urines , et par les selles , 33 une grande quantité de pus; il cracha '3 en même temps avec la plus grande 33 facilité des matières purulentes d’une 33 meilleure nature, et il recouvra une 33 pleine et parfaite santé. 33
Le fait rapporté par Van S'SNietenrC pas moins curieux. Il donnait ses soins à un homme malade d’une pleurésie pour laquelle il avait ordonné avec quelques succès deux saignées. La douleur pleurétique persévérait cependant avec assez de force, lorsque le quatrième jour il survint de très-vives douleurs aux gros orteils, qui emportèrent la maladie comme par une sorte d’enchantement. Le malade, ajoute S'wieten , n’avait jamais eu la goutte aux pieds, et il n’a pas appris qu’il en ait eu depuis (1).
Ivcs phelgmasies des jointures , la goutte et le rhumatisme articulaire sont surtout entravés dans leurs marches, et souvent même guéris avec une promp-
(j) I/i aphorism, f Boerh. , parag. 888.
tltutle surprGnante lorsc^u il se manifeste une douleur éloignée qui rompt reiichaînement de^ leurs symptômes, qui avait signale la férocité des douleurs que causent ces plilegmasies, nous a appris en outre t[u il avait vu plusieurs fois des '-coliques soulager ces douleurs, et même les guérir lorsqu’elles s’accompagnaient de quelques évacuations (i).
Mais les douleurs articulaires ellesmêmes , les douleurs goutteuses surtout, anéantissent une foule de maladies qui portent avec elles les caractères les plus fâcheux. On a vu par exemple un grand nombre de fois la seule manifestation d’une douleur goutteuse faire cesser instantanément divers symptômes nerveux, ou ceux d’une hypocondrie ancienne.
Lorr'\ fait mention, dàiis son traite de prceapuis ISlovborum mutationibus et convei’sionibiis , in-12, p. 2.80, d’une aliénation mentale née, il est vrai, a la suite d’une métastase goutteuse , mais qui avait déjà dix années d’existence, lorsqu’elle se dissipa entièrement par
(i) In bépid., text. 3.
line attaque de i^outte aux pieds , laquelle fut violente, mais ne fat pas suivie d’auti'es accès. Nous ra])porterons encore le fait publié par Lanzoni j dans les i-sphémérides des curieux de la nature, d’une femme qui était sujette à l’épilepsie depuis vingt-cinq ans, et qui en fut délivrée par une douleur goutteuse qui la prit à l’un des pieds.
La douleur ne produit pas de moins bons effets pour suspendre, arrêter et terminer la marche des phlegmasies parenchymateuses. Boerhaave J en partiticulier, a signalé la douleur qui se montre dans la région de la rate, conjointement avec d’autres signes avantageux, comme un phénomène qui annonce et favorise une bonne terminaison de l’hépatitis. J’ai donné mes soins à quelques personnes atteintes de cette maladie j je n’ai jamais rencontré cette particularité annoncée par le célèbre professeur de Leyde : mais je puis affirmer avoir observé deux cas d’hépatitis où des douleurs de coliques assez vives, suivies d’évacuations abondantes, terminèrent
heureusement cette phlegmasie. Nous pourrions aussi parler des douleurs qui favorisent la guérison de la pneumonie j mais, pour ne pas nous répéter, nous
renvoyons à ce que nous avons dit sur la pleurésie.
Quant aux hémorragies actives , nous avons déjà vu la douleur soutenir le ton des vaisseaux capillaires d’où s’écoule le sang , et les empêcher de tomber dans cette sorte d’adynamie qui leur est propre , source ordinaire des hémorragies passives. Mais là ne se borne point son rôle. Elle peut encore suspendre ou même arrêter pour toujours une hémorragie active et inquiétante.
En voici un exemple :
Une demoiselle de Dijon , d’une haute stature , douée d’une constitution assez forte, ayant d’ailleurs l’esprit cultivé et une menstruation irrégulière , était sujette depuis quelques années à une hémoptysie presque journalière pour laquelle elle consulta les médecins les plus habiles. (Cette excrétion sanguine paraissait étrangère à toute lésion organique du poumon.') Au mois d’avril dernier elle ressentit des douleurs de coli([ue d’une violence telle qu’au moment où je lus appelé, tout son système musculaire était agité par de forts mouveinens convulsifs. Les sangsues, les bains , les mixtures opiacées n’eurent pas le moindre succès. Une potion
OÙ entraient Tassa fœtida et Tammoniac, parut en suspendre le cours. Depuis la cessation de cette cruelle colique, ne crache plus le sang; et
aujourd’hui 2,0 juin tout semble ^annoncer qu’il est plus que probable qu’elle n’a plus à redouter ce fâcheux accident.
J’ai é gaiement observé un homme de quarante ans qui était atteint d’une pareille maladie , et qui n’en guérit que lorsqu’il lui survint une douleur rhumatismale au bras gauche.
Une dame de cinquante-trois ans , ayant des pertes qui commençaient à alarmer ses parens et ses amis , ne fut définitivement guérie que par l’apparition d’une hémicronie périodique.
La douleur se retrouve aussi parmi les crises des vésanies. Hippocrate , qu’on ne peut se dispenser de citer lorsqu’il est question de bonnes observations , avait déjà dit que ceux dont la guérison spontanée est suivie de manie , sont délivrés de cette dernière maladie par de vives douleurs aux pieds ou à la poitrine (1). Sarcone a fait depuis la même observation. GiiiLLaume Grant a également vu l’hypocondrie se ter-
(1) Liv. des Crises , parag. 65.
miner par des coliques qui tourmentaient pendant un temps plus ou moins long les malades qui avaient été soumis à son examen. Des faits semblables sont aussi rapportés par Malconi FLeming , Charles Ferry , Fracassini et Klœkof, Une foule de douleurs nerveuses, de névralgies sont aussi guéries par le développement d’autres douleurs. FoLor dolorem sedat , disait le prince des médecins , qui connaissait bien cette vérité pathologique. Cette sentence a porté les médecins à recourir aux frictions rudes, aux vésicatoires, aux moxas , aux cautères actuels, pour soustraire une foule de malades aux douleurs atroces que causent certaines névralgies. En doloriiiant quelques parties du système nerveux, en ébranlant toutes les ramifications qui le composent, ils cherchent à faire cesser la douleur qui fait le désespoir des malades. Nous traiterons de ces douleurs artificielles dans la section suivante.
Nous ne présenterons ici que des exemples de guérison de douleurs anciennes par le développement d’autres douleurs spontanées. Hippocrate va nous fournir notre première preuve.
Dans les \ives doiüeurs qui se font res-
sentir à la tête et aux parties supérieures , appliquez des ventouses , dit ce grand homme. Mais s’il survient des douleurs à l’ischion ou aux genoux , elles déterminent la guérison. Le même auteur assure encore au livre des Crises, S. 8o, que l’iléus que CulLen et PineL regardent comme une maladie purement spasmodique , est souvent guéri par des douleurs aux jambes.
Une éclampsie dolorilique observée par le docteur Desgranges ^ de Lyon, et qui dura vingt ans, ne laissa de repos au malade que lorsqu’il lui survint de légères pustules autour des narines , et une douleur très-forte au coté gauche de la tête (i).
Dans la paralysie, la douleur ne se présente pas avec des avantages moins précieux pour les malades. On sait que de tout temps les médecins sémeïologistes ont considéré la dordeur qui survenait dans un memijre paralysé comme d’un bon augure pour la guérison. Ils ont borné là leurs considérations. N’auraient-ils pas mieux fait s’ils avaient ajouté qu’en même temps que ces dou-
Ci) y les Annales de Montpellier f année i8i4*
leurs annonçaient ([ue les nerfs malades récupéraient les conditions qui leur sont propres pour l’exécution de leurs fonctions, ces douleurs éljranlaient aussi à leur tour tout le système sensible, ^ et accéléraient la guérison? L’observation suivante prouve , je crois, ma proposition ; le nommé Du gitgros fut attaqué, à l’üge de soixante-six ans , de paralysie à l’extrémité inférieure du côté droit, à la suite d’un violent accès de colère. La cuisse, la jambe et le pied furent privés de mouvement pendant deux mois, et ne le recouvrèrent ([u’à l’aide d’un traitement excitant. Parvenu à l’âge de soixante-dix ans, il éprouva soudainement une paralysie complète de l’avantbras et de la main du coté gauche par la joie qu’il eut de retrouver ses enfans que depuis long-temps il n’avait vus, et qu’il croyait morts. Deux vésicatoires appliqués successivement , l’un à la partie interne, l’autre à la partie externe du bras, des frictions avec le liniment volatil, ont ramené insensiblement la contractilité dans les muscles qui meuvent l’avant - bras , et quelques jours après dans ceux qui font agir la main et les doigts. Une circonstance remarquable, c’est que le retour de la con-
tractilité animale a toujours été précédé de douleurs très -aiguës dans les muscles qui en avaient été privés, en sorte que le malade pronostiquait sa guérison à mesure qu’il éprouvait ces douleurs. Cette observation appartient à feu Hébréard , chirurgien en chef à Bicêtre (i).
André a aussi observé un paralytique qui, pour surcroît de maux, avait perdu la vue, l’ouïe, et les facultés de l’entendement. Son insensibilité diniiimait toutes les fois qu’il survenait chez ce malade une douleur au bas des reins avec ardeur d’urine. En nous parlant de la tympanite, Monro nous a tracé l’histoire d’une femme qui ne dut sa guérison qu’à des douleurs qui se manifestaient à plusieurs reprises sur diverses parties du corps.
Nous bornons là nos citations ; nous pourrions en rapporter un plus grand nombre ; mais leur multiplicité ne prouverait pas plus que toutes celles que nous avons rapportées. Il n’en est pas une qui ne nous ait démontré jusqu’à l’évidence que la douleur est sou vent un instrument
( I ) Bulletin des Sciences médicales ^ novembre
que la nature emploie dans rintérêt de motre existence , et 'que le médecin ne saurait trop étudier les cas où il peut eu tirer un grand parti pour amoindrir les maux qui nous menacent ^ ou meme pour les détruire entièrement.