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penclammenr du travail de la dentition , et qui ne semblent créées que pour lui démontrer que s’il est des plaisirs pour lui , la douleur a été placée près d’eux comme un correctif aussi nécessaire qu’inévitable.
Lorsqu’il est plus avancé sur le chemin de la vie ; lorsqu’il a acquis toute la force dont il est susceptible 5 lorsqu’il a surmonté tous les obstacles qui menaçaient ses premiers ans, une foule d’impressions douloureuses l’assiègent encore au milieu de tous les actes de son existence , non dans le but unique de troubler ses jouissances, mais bien pour les faire valoir en les suspendant par intervalles , et pour rendre en quelque sorte au principe de la sensibilité le ton que la continuité des plaisirs pourrait affaiblir. La morose vieilte^'.he^ saurait non plus lui échapper \ ‘ éubeimt inorhi, tî'istïs(jiiQ senectus ^ disait J^ii gile. C’est sur elle surtout que la douleur
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s’appesantit avec une singulière et plus fâcheuse prédilection. Mais pour la vieillesse , comme pour les âges précédens, ce sentiment physique est loin de se présenter comme une maladie contre laquelle il faille constamment opposer la puissance des médicamens. Il est plus rationel et plus philosophique, je pense, de la considérer comme étant souvent une expression particulière de la sensibilité qui avertit notre intelligence du danger qui nous menace.
C’est le tonnerre qui gronde avant que de frapper , disait encore Petite de Lyon; c’est le cri du bâtiment qui menace ruine ; c’est encore, pour me servir des expressions de Sèze, le ton du principe conservateur qui cherche à repousser ce qui le blesse, et qui , pour y parvenir , concentre son action dans un espace plus ou moins circonscrit pour déployer ses forces avec plus de facilité (i).
(i) Ke cherches physiologiques et
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D’après ces données , nous serat-il permis de conclure qu’il n’est pas de santé , d’existence même sans l’intervention de quelques nuances de douleur J et que sans elle l’uniformité, l’indifférence, la mort enfin seraient partout, la nature n’ayant pas voulu que le principe de vie pût se conserver sans' les secousses que lui impriment en sens contraire le plaisir et la douleur.
Nous allons dire plus encore :
quels que soient les avantages que nous retirions de ces deux sentimens physiques , il existe entre l’un et l’autre une importante différence qui est encore à l’avantage de la douleur. Presque toujours le plaisir n’est pas ce que nous l’avions cru. Il semble qu’il est de son essence de traîner à sa suite tous les genres-de déception. La douleur
philosophiques sur la Sensibilité ant male, i vol.
au contraire , quelles que soient l’importunité et la fatigue que nous causent ses avis , ne nous abuse jamais lorsque nous l’écoutons à temps. Elle nous indique avec sûreté le point où nous devons nous arrêter , et son obstination à nous poursuivre a son principe dans l’intérêt qu’elle prend à notre conservation. Elle a tout le caractère d’un ami fidèle qui nous dit nos vérités sans ménagement , et sans s’inquiéter de nos murmures et de nos plaintes. Rarement nous troublet-eJIe dans nos vraies jouissances :
si elle vient les interrompre , elle n’arrive que lorsqu’elle est appelée par un excès ou par un danger que nous ne pourrions autrement prévoir. Ses avis devraient donc être pour nous des lois ; mais , hélas !
beaucoup trop souvent nous les méprisons. Elle s’irrite alors, et, semblable à un ennemi irréconciliable, elle nous poursuit , nous frappe sans