‹ De la douleur considérée sous le point de vue de son utilité en médecine et dans ses rapports avec la physiologie, l'hygiène, la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 7 sur 18 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

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JLa douleur étant quek|uefois , souvent même une compagne bienveillante de la santé , et pouvant dans quelques circonstances donner une énergie nouvelle ou mieux développée à quelques-unes de nos fonctions, nous pensons qu’elle ne saurait être considérée comme une dépendance exclusive de la pathologie , et que la physiologie a des droits égaux à son étude. En effet , elle fut créée conjointement avec le plaisir pour la conservation des individus et des espèces , et sous les formes et les iiiodi-

ficatlons les plus variées (i^ elle fut établie pour surveiller attentivement nos besoins physiques, et pour concourir à raccomplissement de plusieurs de nos actes organiques. Le plaisir seul ne pouvait remplir ces importantes fonctions : notre insouciance , notre paresse pouvaient en paralyser les avertisse mens. En lui associant la douleur , la nature pensa que notre soumission serait plus assurée , et qu’avec elle nous ne manquerions jamais de nous astreindre à tout ce quelle exigerait de nous ; ce qui suit le prouve.

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