TOUT CE QUI SE FAIT NON EN VUE DE DIEU EST PERDU
Le bon sens doit dire que la loi de ce monde est suspendue à celle de l’autre.
AVANT-PROPOS
On ne se plaindra pas de n’avoir pas changé les hommes; on ne se plaindra pas de n’avoir pas changé le gouvernemenl! Cependant, jamais la société et la prospérité ne furent vues plus en péril. Eh ! que résuUe-t-il donc ? c’est que ce sont nos mœurs, non nos lois et nos pouvoirs, qu’il fallait d’abord changer. Vos lois, votre pouvoir, c’est vousmêmes ; c’est ce que vous ne voulez point comprendre. La vanité de la France rejette le mal sur toutes ses institutîonsi Vaste hypocrisie qui cache un déni de vertu. Réformezvous, et le pouvoir, toujours vôtre, portera dans les affaires les vertus que vous aurez.
Qu’on est simple en France! On accusait les gouvernements comme produisant tous les maux. Sur cette idée une révolution se ramasse vile. Elle éclate, on érige le gouvernement nouveau comme devant produire tous les biens. Le lendemain on est frappé d’étonnement de ce que le mal est resté tel; enfin on ne revient plus de la surprise de voir les maux augmenter!
Les gouvernements ne produisaient pas tous les maux ; c’était notre corruption. Les gouvernements nouveaux ne produiront pas tous les biens; ce sera notre vertu. Le monde ne se perd qu’en jetant sur autrui la faute. Hommes, hommes, quand saurez-vous qu’il n’y a que la vertu ! Tous ces systèmes étaient pour croire qu’on pouvait prospérer sans elle.
N’appelez plus les pouvoirs, mais appelez-vous vousmêmes. Si ce qii’on vous a fait penser arrivait, votre nature
AVANT-PROPOS