‹ De la douleur ... Précédé: Des temps presentsChapitre 19 sur 48 · LXXV I · texte numérisé non relu

LXXV I

aVant-propos.

Tls ne savent ni d’où vient la nécessité de la force sur ia terre, ni comment elle s’en ira. Ils ne savent même pas comment on sortit de l’antiquité. La preuve, c’est qu’ils vous y ramènent en plein sans que vous le sachiez, et sans qu’ils le sachent eux-mêmes. Que sauraient-ils de la Société, ils ne savent point ce qui est de l’homme. Et que sauraientils de l’homme, ils ne tiennent plus compte de Dieu.

L’homme ne vient pas de ce monde. La théologie est la première des sciences politiques.

Ils ne connaissent ni la théologie, qui est la science du divin; ni la sagesse, qui est la science du juste; ni l’histoire, qui est la science du possible. Or, comme l’homme se forme à la fois du divin, du juste et du possible, ils ne savent rien de l’homme.

Et comme l’ontologie, ou le divin, n’est que la loi prise à sa source ; comme la sagesse, ou le juste, n’est que la loi en tant qu’elle entre dans notre âme ; comme l’histoire, ou l’expérience, n’est que la loi en ce qu’elle mesure de praticable au présent ; ignorant ces trois choses, ils ne peuvent rien pour l’homme.

Alors ils outrent ou renient le passé.

Le Passé c’est le Possible. Possible mesuré à la nature humaine. L’avenir ne la dépassera pas.

Mais se doutent-ils de tout ce que fait la Société ? Saventils qu’elle se compose précisément des seuls moyens de conduire l’homme dans l’avenir dont leur faible esprit n’avorle que parce qu’il conçut loin du vrai?

îms hommes qui n’ont pas la Foi ne possèdent plus les grands principes que d’une façon littéraire. Ils mettent leur imagination sur le devant, à la place de leur âme. Ne trouvant plus la grandeur en soi-même, on la puise à des souvenirs d’érudition. Ainsi on marche savamment de ridicule

AVANT-PROPOS

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