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Donner en une fois sa vie lorsque l’honneur a parlé el que la gloire nous regarde, est une sainteté d’enfance dont nous avons donné des preuves. Offrir sa vie pièce à pièce par la vertu quand la conscience le dit et que l’amour seul nous voit, est un héroïsme d’adulte dont nous fûmes moins prodigues.
Je crois connaître la grande loi : si vos âmes ne peuvent encore porter la paix, Dieu vous remettra à la Guerre. A la porte des temps nouveaux , si vous n’éîcs point assez forts pour tenir la lutte dans l’âme, Dieu sera obligé de la replacer dans le corps. Est-ce sans BUT que la Guerre a duré bientôt plus de cinq mille ans sur la lcrre ? Vous ne connaissez pas la Providence !
Je vous en préviens : Dieu veut que vous soyez comme l’infini. Votre personnalité doit se former , par la vertu ; puis se donner, par l’amour. La terre entière est pour ce but! Vous n’y échapperez pas plus que vos pères. Il faut cependant s’émouvoir devant Celui qui a trouvé le fouet dont pendant quatre mille ans on pressa le pas des esclaves !
Vous ne fûtes point assez grands pour rompre le pain des agapes au sein de l’ordre industriel ; prenez garde au pain antique, qui n’est pas encore tout mangé ! Le Dieu des armées a parlé longtemps avant celui de l’Évangile. La famine et la peste ne sont qu’endormies dans la terre; et la Captivité suit les pas de toute nation dépravée...
Sortirez-vous de la terre pour échapper aux flammes de l’expiation ? Elles vont s’allumer en vous- mêmes. L’Ange d’extermination, ce sera votre propre orgueil.
Pour mol , voilà le jugement que je porte de ces choses : vous serez punis selon le corps, afin que votre âme soit sauvée.
Je ne déplorerai point les maux du présent, mais ceux
ex
AVANT-PROPOS
qui les ont amenés ! et je nommerai bien tout ce qui rappellera les hommes à leur conscience.
Quelles que soient les calamités que laissera sur son passage tout ce peuple irrité, elles n’égaleront point celles dont on a dévasté son âme.
J’unirai ma voix à celle des événements...
Dieu a vu sa parole repoussée du riche et oubliée du pauvre ; il a remis à nu les éléments du monde, afin que sa parole fut enseignée toute vivante dans les faits.
Mais le pauvre sera le premier pardonné. Il dira en montrant l’impie : — Voilà celui qui m’a trompé !
Sur mes chemins j’ai rencontré les faux prophètes, les prophètes du Monde. Ils ont couvert la voix de tes prophètes, ô Seigneur !
L’impie a refait pour lui la science. Sur la première page il a mis ; Sa providence ne s’étend point sur toi ! Sur la seconde ; Ton âme n’a point d’immortalité ! Sur la troisième : Ton corps est fait pour jouir de la terre !
Et tel s’est montré l'impie en sa vie. Il a jeté de côté son âme, il a embaumé son esprit dans la vanité. Et la cupidité de son corps s’est tournée vers moi.
En échange de mon travail et de mon sang, il m’a donné le livre où était sa pensée, et l’exemple où était son mal. Mes larmes sont venues au bout de mes pas.
Seigneur, le genre humain est fait pour être enseigné. Tu as dit d’enseigner les nations ! Les nations se tournent vers toi et te disent ; Vois ce qu’ils nous ont enseigné !
Notre sang appauvri par le mal a crié vengeance vers toi;
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